Avril commence par du froid

Après février chaud et sec, mars fut sec et chaud, avril nous ramène à la réalité du moment : le froid.

Des giboulées sont possibles, les colonies en plein développement vont connaitre un coup d’arrêt brusque et les essaimages vont arriver.

Au rucher 

Tenir à jour la mesure des surfaces de couvain mesurées en nombre de paumes de la main Cette mesure vous donne la dynamique de vos colonies par comparaison entre elles et selon l’intervalle de vos visites. C’est un indicateur simple de la qualité de vos pondeuses.

Équilibrer vos colonies soit en ajoutant un cadre de couvain fermé pris dans une colonie forte au profit d’une colonie plus faible, mais attention au risque de transmission de maladie. Si vous  n’êtes certain de leur état de santé ajouter des abeilles. Secouer dans un seau des cadres de couvain ouvert en évitant de prendre al reine (d’où l’importance de les rechercher et de les marquer systématiquement). Pulvériser légèrement de l’eau pour les stabiliser, et verser dans les couvres cadres nourrisseurs des ruches faibles ces abeilles. Fermer le couvre cadre et les abeilles passeront dans la chicane d’accès au sirop et seront acceptées dans les colonies ainsi renforcées. Les maladies de l’abeille adulte sont plus rarement transmises de cette façon alors que les maladies du couvain le sont instantanément.

La chaleur revenue, il faut poursuivre l’agrandissement des colonies à ne faire que si les abeilles n’emplissent le corps de miel  et que la reine étende sa ponte. Les abeilles se développent à l’horizontal avant de se déployer en hauteur.

Poser les hausses sera impératif au même moment. En zone de colza où démarrent les floraisons mettre 2 hausses l’une sur l’autre, la première sera équipée de 4 cadres bâtis au centre et autour de cadres à cirer, puis une grille à reine sera posée par dessus et la seconde hausse sera équipée d’un cadre bâti en rives et le reste en cadres à cirer. Si la reine a besoin d’étendre sa ponte elle le fera à l’étage. A la fin de la floraison du colza il suffira de réorganiser les hausse en mettant dans une seule hausse tous les cadres de couvain récoltés ici ou là et de mettre cette hausse sur une ruche faible. Les cadres de couvain de toutes ruches sont toujours acceptés. Le risque est que l’hétérogénéité des origines des géniteurs produise une certaine agressivité de la colonie.

Poursuivre l’entretien des abreuvoirs, il faut beaucoup d’eau pour la production de gelée royale et des gelées nourricières. Le nectar n’en amène pas suffisamment. Dans les zones où règne le moustique tigre, vider ces abreuvoirs toutes les semaines et renouveler l’eau de manière à évacuer les larves de moustiques. L’idéal étant de disposer de 2 seaux l’un en service l’autre en séchage pour détruire toutes les pontes et larves. Pour éviter les noyades, remplir le seau de bouchons. Le positionner un peu en hauteur pour éviter que cette eau ne soit consommée par des animaux qui en réduiraient la disponibilité pour les abeilles.

Pendant cette période de froid, juste avant la pause des hausses un litre de sirop 30% de sucre et 70% d’eau alimentera judicieusement les colonies.

L’essaimage

On va y arriver sous peu pour tous, les premiers essaims sont sortis la troisième semaine de mars, désormais après la fraicheur et la claustration des abeilles les essaims vont arriver en masse.

Prévenir l’essaimage : les méthodes sont nombreuses elles visent toutes à supprimer une partie des abeilles cirières que l’on trouve sur les cadres de couvain.

Une bonne pratique avec les races prolifiques comme les Buckfast qui développent des  rayons très pleins de couvain (on dit pondus au carré) : ramener toutes les colonies à 4 cadres de couvain et faire des essaims avec les cadres surnuméraires.

Cet affaiblissement systématique ralentit une trop forte dynamique et assure un amoindrissement drastique de l’essaimage.

1ère méthode : chercher la reine, la prendre dans une pince à reine, prendre un cadre de miel et pollen avec ses abeilles (le pollen est très important) le mettre dans une ruchette 6 c, ajouter un cadre de miel, un cadre bâti vide, un cadre ciré et deux partitions réfléchissantes. Secouer deux cadres d’abeilles prises sur des cadres de couvain ouvert et leur mettre la reine. Éloigner cette ruchette de 3 km au moins, la nourrir. Traiter avec un produit à base d’acide oxalique cet essaim, en absence de couvain ce sont pratiquement 100% des varroas qui disparaissent. Cet essaim sera une bombe de ce fait.

La colonie orphelinée à risque d’essaimage va se mettre à produire une reine, conservant tout le couvain et toutes les butineuses elles sera suffisamment puissante pour faire une production de miel un peu limitée puisque ayant connu un arrêt de ponte durant trois semaines.

L’essaim ayant récupéré la reine sera de belle facture et si on doit changer la reine car âgée ce sera possible dans trois mois.

2ème  méthode : faire un essaim artificiel sans prendre la reine mais en prenant un cadre de couvain ouvert avec œufs, un cadre de couvain fermé un cadre de miel et pollen , un cadre de miel avec leurs abeilles. Si on n’a pas pu prendre toutes les abeilles, rajouter par secouage des abeilles issues de cadres de couvain. Si les abeilles ne tiennent pas le cadre, pulvériser de l’eau sur les abeilles avant de les secouer. Dans ce cas éloigner la ruchette de plus de 3 km ou la laisser en cave 3 jours et 3 nuits. Nourrir cette ruchette vérifier 3 semaines plus tard la présence de ponte et chercher la reine puis la marquer.

Note moins on prend de cadres de couvain plus on privilégie la quantité des récoltes mais moins on limite l’essaimage.

pour favoriser l’élevage mettre le ou les cadres de couvain entre deux partitions réfléchissantes, les cadres de miel, bâtis ou cirés à côté des partitions.

La fièvre d’essaimage : c’est le moment où des Cellules royales apparaissent occupées par une larve. Operculées elles naissent dans les jours très prochains, il faut alors intervenir de suite.

1ère méthode : l’essaim nu. On fait essaimer la colonie à notre heure. Poser sur le corps (ayant enlevé le couvre cadre) un corps de ruche avec des cadres à bâtir. Fermer le sommet aux 9/10 laissant l’ouverture côté entrée puis enfumer copieusement durant au moins 1 minute et taper avec un maillet, lève cadre … sur le corps du bas en remontant doucement. Puis enfumer de nouveau tapoter, enfumer tapoter… les vibrations font fuir es abeilles du corps du bas et elles monteront dans le corps supérieur avec la reine. Déposer délicatement le corps du haut sur un plateau de sol, fermer le sommet, mettre le tout dans un coin du rucher, nourrir, traiter contre varroa. Nourrir par nourrisseurs entiers jusqu’à la construction de 6 cadres.

Si dans l’heure qui suit cette opération les abeilles ont déserté, la reine n’était pas montée. Refaire l’opération le lendemain.

2ème méthode : sortir du corps les cadres de miel, les remplacer par des cadres à cirer, 4 est un bon nombre, les cirières se mettant au travail, les cellules royales seront détruites si elles sont ouvertes. Détruire les CR fermées.

3ème méthode : l’éventail. Faire autant de ruchettes avec un cadre de CR qu’il y a de cadres possédant des CR. Mettre ces ruchettes en éventail à la place de la souche, regarder celle qui attire le plus d’abeilles c’est elle qui contient la reine, la retirer et la mettre à l’écart dans le rucher.

Les essaims naturels

Il ne faut pas se priver de les récupérer surtout s’ils sortent de nos ruches dont on connait les qualités et les défauts. Issus de ruches inconnues, ils sont peut être dotés de vieilles reines, de reines de lignées essaimeuses, c’est la nature, de ruches malades ou très parasitées par varroa… Prudence donc, mais ils construisent vite.

Mettre l’essaim dans une ruchette sans cadre de couvain et uniquement sur des cadres à bâtir. Dès que le nombre des abeilles qui en sortent est supérieur à celui de celles qui rentrent, fermer la ruchette et la mettre au noir 3 jours.

Puis l’installer au rucher, traiter contre varroa, nourrir par nourrisseurs entiers jusqu’à la construction des 6 cadres. Surveiller son développement son agressivité… si problème, changer la reine.

 

Bon mois d’avril c’est un des meilleurs.

Auteur Jean Riondet

Apiculteur de longue date, Jean Riondet est un passionné qui aime apprendre et transmettre. Parallèlement à l’entretien de ses ruches, il enseigne l’apiculture depuis plus de 25 ans dans la région lyonnaise. Auteur d’un premier ouvrage, Un rucher dans mon jardin (Nathan, 1995), il a rédigé durant dix sept années diverses rubriques dans la revue Abeilles et fleurs et anime un blog de conseils apicoles sur Beehoo. Ce nouvel ouvrage est né des questions de ses lecteurs et de ses stagiaires.

29 résponses de Avril commence par du froid

  1. Marco dit :

    Bonjour, en Manche, après épisode de giboulées, les températures seront à peine au dessus de 16′. Les colonies fortes essaimeront quand même ? Puis je faire les divisions à cette même période où est ce contre productif

    • Bien sûr, les colonies essaimeront car l’arrêt de ponte ou son très fort ralentissement provoqué par la chute des rentrées de nectar et de pollen provoqueront des naissances de jeunes abeilles qui n’auront pas assez de larves à nourrir de sorte que l’accumulation des cirières et de nourrices inactives met en place les conditions de l’essaimage. L’alternance périodes conséquentes de chaleur puis de froid ou /et de pluie produisent des essaims.
      La chaleur revenue, faites des essaims artificiels si vous souhaitez développer votre rucher ou des essaims nus sur les colonies en situation d’essaimage (en fièvre d’essaimage), vous en ferez moins.
      La division est un procédé certain pour bloquer l’essaimage amis obère fortement les récoltes. L’essaim nu sur de fortes population beaucoup moins et parfois pas du tout si les deux colonies font une hausse.
      J Riondet

  2. Marco dit :

    Superbe idee, à partir de quelle température extérieure les essaimages se font après un blocage de ponte par le froid ? Je dois m’absenter du rucher dans huit jours. …

  3. Laurent K dit :

    Bonjour Monsieur Riondet
    Tout d’abord, un grand merci pour vos précieux conseils et la qualité de vos ouvrages qui m’ont permis de me lancer dans l’apiculture depuis une petite annexe.

    J’ai récemment effectué une division. Ne disposant pas d’un second rucher à plus de trois kilomètres et craignant un peu de garder la ruchette trois jours dans mon garage, j’ai délocalisé la ruchette à plus de 30km pendant 6 jours. Je pensais de cette façon « effacer » la mémoire des butineuses.
    Au septième jour, j’ai rapporté la ruchette au rucher et ouvert au petit matin. J’ai pu constater que les premières butineuses qui sortaient de la ruchette rentraient immédiatement dans leur ruche d’origine. Je ne suis cependant pas inquiet car la ruchette reste correctement peuplée et des rentrées de pollen sont visibles.

    J’en conclus donc qu’un déplacement lointain de 6 jours ne suffit pas. Pour mon prochain essai, le placement de la ruchette 3 jours dans mon garage sera t’il plus efficace? Quelles sont les précautions à prendre (occulter la lumière ? Ventiler?)

    Merci
    Laurent

    • En fait très peu d’abeilles sont retournées à la souche.
      Il n’y a guère de risque que l’essaim se dépeuple sauf s’il a raté son élevage de reines.
      Si vous craignez qu’il ne se développe suffisamment vous pouvez l’interchanger avec une autre ruchette dont il récupérera les butineuses. On équilibre ainsi les ruchettes quand on fait de l’élevage en quantité au meilleur moment des floraisons..
      J RIONDET

  4. Jean RIONDET dit :

    Selon la durée du froid, quelques jours ou une semaine voire plus, c’est dans la semaine, ou au premier jour de beau temps.
    J Riondet

  5. S. b.r. dit :

    Mr Jean Riondet, pourquoi certains apiculteurs détruisent les CR apres 3 jours de division? comment les cellules royale seront mieux chargée….? le jours j il y a dans le cadre des oeufs de 1jours , 2 et 3 , le jour j+3 il y a des larves de moins de 4jour qui ont etaient traité comme larves d’ouvrieres ???

    • Si on a mis dans ses divisions des CR d’élevage artificiel, on détruit toutes les CR qu’élèveraient les abeilles pour ne pas risquer de perdre celle que l’on a mise.
      Lors d’une simple division sans apport d’une CR d’élevage, les abeilles élèvent sur des larves qui viennent de naître et jusqu’à 3 j d’âge. Au bout de 3 j on détruit toutes les CR fermées celles fabriquées à partir des vieilles larves qui donnent des reines de mauvaise qualité. Les reines élevées sur de très jeunes larves ne sont pas encore operculées. Ce seront les meilleures. Dès le 3° jour et a fortiori le 4° les larves reçoivent peu à peu des gelées nourricières riches en pollens et miel qui stoppent le développement des organes sexuels. Les reines qui en sortent détruisent les autres CR qui vont naître avec 24 ou 48 h de décalage or ces reines élevées sur des larves âgées ont des organes sexuels défaillants.
      Jean RIONDET

  6. Agnes P dit :

    Bonjour
    Suivant votre méthode pour faire un essaim nu , vous déplacez le corps du haut contenant abeilles et reine dans le rucher . Vous ne parlez jamais de l’éloigner .
    N’est il pas obligatoire de l’emporter à au moins 3 km ou de le fermer 48h dans une cave pour désorienter les abeilles de leur emplacement d’origine et éviter ainsi qu’elles reviennent dans le corps du bas resté en place ?
    Je vous remercie d’avance pour votre réponse
    Agnès P.

    • Bonjour
      Non il n’est pas nécessaire de déplacer l’ensemble à 3 km car la reine est dans l’essaim elle stabilise les abeilles d’intérieur, seules les butineuses retourneront à la souche et c’est pour cela qu’il faut nourrir l’essaim.
      J RIONDET

  7. Jm dit :

    Bonjour Monsieur Riondet

    Pourriez-vous s’il vous plaît nous éclairer sur les différents traitements disponibles sur le marché pour traiter le varroa à savoir : apivar oxybee apiguard Maqs et apibioxal?
    Merci par avance .
    bien cordialement
    JMJ

  8. Jm dit :

    Seconde question s’il vous plaît
    Avec le napi est-il possible de retrouver le nom et l’adresse de l’apiculteur ?
    merci

    • Jean RIONDET dit :

      Le NAPI n’est pas public, il faut passer par la DDPP ou la gendarmerie. Il sert à identifier l’apiculteur pour les relations uniquement entre l’administration sanitaire et l’apiculteur et comme toujours avec la justice en cas de problème. Il ne peut y avoir ni de relations avec la MSA ni avec le fisc.
      Lorsque l’administration sanitaire confie à un tiers une mission de service public, ce tiers peut avoir besoin d’accéder à ce fichier pour interpeller les apiculteurs.
      J. RIONDET

  9. S. b.r. dit :

    Mr jean Riondet,au bout de combien de temps(apres orphelinage) les ouvrieres commencerons a pondre…g fait un essaimage un petit accident est survenu, g fait un elevage de reine en parallèle après la division de 3 jours… dans 20 ruchettes g environ 7 sans CR

  10. Jean RIONDET dit :

    Si vous parlez des ouvrières pondeuses qui donnent des faux bourdons, il faut compter environ un mois pour s’en apercevoir. Il faut que tout le couvain ouvert soit éclos soit environ 25 jours après la dernière ponte puis que les ouvrières se mettent à pondre et que l’on constate que les œufs pondus sont des mâles c’est à dire à l’operculation soit encore 10 jours après la ponte des œufs. Le mois est passé.
    La ruche est alors dite bourdonneuse et si on sen aperçoit à temps on peut encore espérer récupérer quelques butineuses sinon elle est vouée à disparaître.
    Jean Riondet

  11. Jm dit :

    Bonjour Monsieur Riondet

    Apparemment pour détruire le varroa il faut l’exposer à une température de 42 degré pendant 2 heures et ce ne serait pas un problème pour l’abeille qui peut tenir quelques heures à 48 degrés.
    Donc la solution ne serait elle pas d’exposer nos ruches quelques jours pleins sud pendant l’été et ainsi avec un peu de chance on pourrait avoir ce pic de chaleur pendant 2h à 42 degrés. Et ensuite on leur redonne une exposition normale.
    Jmj

    • Emmanuel dit :

      Bonjour,
      Selon vous à quoi servent les ventileuses et les pourvoyeuses d’eau ?
      Question subsidiaire, quelle est le température à laquelle les abeilles élèvent leur couvain ?
      Bonne recherche.

      • Jean RIONDET dit :

        L’eau a deux fonctions : 1 – apporter le liquide nécessaire à a confection des gelées nourricières, le nectar ne suffisant pas. Lorsqu’en janvier ou février on voit les abeilles boire dans les flaques ensoleillées ou dans les nez de robinets extérieurs on sait que la ponte de la reine repris.
        2 – réguler la température dans la ruche. En cas d’excès de chaleur les abeilles répandent de l’eau sur les rayon et en ventilant font évaporer cette eau qui abaisse la température de la ruche qui doit être entre 24 et 27°c. Sachant que le couvain operculé doit être entre 34 et 35°c, le couvain ouvert est, lui, à la température de la ruche.
        Les ventileuses évacuent également le gaz carbonique rejeté par les abeilles.
        Jean RIONDET

  12. Laura dit :

    Bonjour Monsieur Riondet,
    J’observe sur une de mes ruches fortes une cellule royale non operculée dans la moitié supérieure d’un cadre de rive au milieu, un couvain dense sur 8 cadres, des oeufs de moins de trois jours, aucune autre cellule royale en bordure de cadre, enfin une ruche qui pour moi est très bien.
    Pourquoi cette cellule de remerage présente? La reine n’est pas défaillante vu la densité du couvain. Une baisse de phéromones peut être?
    Bref, ma question est quand on observe un remerage sur ruche d’apparence saine, faut-il intervenir ou le mot d’ordre est-il de toujours les laisser remerer?
    Merci

  13. Jm dit :

    Bonjour Monsieur Riondet
    J’avais 3 ruches l’une à côté de l’autre, distantes de 20cm. Une faible à gauche , une normale au milieu et une forte à droite. J’ai mis la forte à la place de la faible et la faible à la place de la forte afin de rééquilibrer les ruches. Svp est ce une bonne idée ou pas ?

    Merci
    Jmj

  14. Pascal dit :

    Bonjour,
    Merci pour vos précieux conseils (livres et sites)
    J’ai récupéré un essaim secondaire il y a une semaine. Je le nourris tous les 2 jours avec du sirop 50-50. D’autre part, j’ai dans mon rucher une ruche orpheline : pas de ponte, pas de couvain, pas de reine. Elle ne devrait pas tarder à devenir bourdoneuse.
    Je me demandais si je pouvais renforcer l’essaim secondaire avec les abeilles de la ruche orpheline. Pour cela, je comptais disperser la ruche orpheline à 20 mètres du rucher et mettre la ruchette de l’essaim secondaire à l’emplacement de la ruche orpheline. Qu’en pensez-vous ?
    Merci d’avance.

  15. Jean RIONDET dit :

    Oui c’est une bonne manip.
    Précaution bien enfumer la ruche bourdonneuse avant de la disperser pour que les butineuses se gorgent de miel et viennent à la porte avec du nectar à donner, elles seront acceptées.
    Pour votre essaim remplissez le nourrisseur ras bord et regardez une fois vide ce qu’elles ont construit. Vous calez vos apports sur la vitesse de construction.
    J Riondet

  16. Maurice Nouvion dit :

    Bonjour
    Beaucoup de ponte dans mes hausses de printemps
    Je dois les enlever pour transhumance sur l acacia
    Puis je en distribuer en haussette sur des essaims artificiels d un mois
    Merci d avance

    • Jean RIONDET dit :

      Bien sûr, ne vous en privez surtout pas. J’espère que vos corps sont bien pleins de couvain eux aussi, c’est le gage de la réussite de la récolte. Il faut une très forte présence de couvain fermé en début de miellée, ça remplira à toute force.
      J Riondet

  17. Michaël dit :

    Bonjour J.Riondet,
    Ces derniers jours les ruches étaient en plein essor par conséquence j’ai poser les deuxièmes hausses sur certaines ruches et malgré cela certaines ont essaimées.
    Est-il judicieux de laisser la 2 ème hausse sur une ruche qui vient d’essaimer?
    Cordialement,
    Michaël.

  18. morland dit :

    Bonjour Monsieur Riondet,

    Je me permets de vous contacter car j’avais réalisé un essaim artificiel le 07/04, cela a fonctionné, mise à part qu’au moins deux reines vierges ont dû naître car avant hier quelle ne fut pas ma surprise d’assister à un essaimage sous mes yeux… Il s’était très mal implanté mais je suis parvenu malgré tout à le récupérer. J’ai fait une intervention ce matin et cet essaim n’est que sur deux cadres, les abeilles sont « tétanisées », groupées les unes sur les autres, sans rien bâtir. Cette colonie a-t-elle une chance de survivre ? Ou vaudrait-il mieux que je la réunisse avec la ruchette dont elle est issue en la dispersant selon votre méthode décrite dans vos ouvrages ?

    En vous remerciant car je ne sais vraiment que faire.

    Bien cordialement.

    • Jean RIONDET dit :

      Nous sommes tôt en saison il est encore temps de le faire grandir. Nourrissez le fortement par 2 l à la fois regardez s’il bâtit et si la ponte de la reine apparaît. En principe avec des reines vierges c’est dans les 2 semaines qui suivent l’essaimage. Le traiter conter varroa avec 1 ou 1/2 lanière d’Apivar ou d’Apitraz
      Une fois le bazar en marche le nourrir par petites touches 2 à 3 verres de sirop / semaine soit 1/2 à 3/4 de l.
      Si fin juillet il n’est pas sur 4 cadres de couvain et de miel il faudra lui apporter de suite un cadre de couvain fermé pris dans une autre ruche pour aboutir à 5 ou 6 cadres miel, couvain et pollen en fin de septembre.
      A ce moment là s’il reste sur 3 ou 4 cadres vous aurez intérêt à le réunir. On peut faire passer l’hiver à des colonie sur 2 cadres de couvain, mais c’est la reine qui est intéressante, pas l’essaim car il ne donnera pas grand chose le temps qu’il se développe, la saison sera achevée. Il faut démarrer la saison avec la population sur le plus grand nombre de cadres de couvain.
      4 cadres de couvain en mars c’est l’assurance d’un bon développement à venir et plus c’est encore mieux. Pour cela enfermer la colonie entre 2 partitions réfléchissantes voire plus encore (en mettre sur les 4 faces y compris au sol et sur la tête des cadres) et vous avez une colonie qui consommera peu de miel et qui sera bourrée de couvain en mars lors de la première visite de printemps elle sera sur 5 voire 6 cadres…
      Wait and see si vous le pouvez. Sinon réunissez cet essaim une fois que la reine sera en ponte et que vous la jugerez intéressante. Vous remplacerez une reine d’une ruche de production qui arrive en fin de course (sa première année de production qui est sa deuxième année de vie)
      Jean Riondet

Laisser un commentaire

Apiculture Beehoo