Décembre

Déclaration des ruches 2021

Cette démarche n’a aucune incidence fiscale ou sociale. L’avoir faite autorisait les apiculteurs à se déplacer pour aller dans leurs ruchers éloignés en période de confinement.

Elle assure à la France la part des financements européens affectés à l’apiculture au regard du nombre des apiculteurs. En échange de notre civisme il serait louable que une part des financements pour la formation aille aux ruchers école soit sous la forme de financements directs soit sous la forme de produits pédagogiques ou d’investissements pour l’enseignement.

La formation de base est centrale pour la réussite d’une apiculture de loisir efficace et de qualité.

L’apiculteur est devenu un éleveur au sens plein du terme et ses produits entrent dans la chaine alimentaire il est donc doublement responsable.

– D’une part du bien être de ses animaux et il est inadmissible que l’on accepte des mortalités hivernales massives par défaut d’entretien de son cheptel ou ignorance

– D’autre part l’apiculteur est responsable de la qualité et de la sécurité alimentaire de son miel.

Petite pointe d’ironie, personnellement je ne vois pas comment se déclarer améliorerait la santé de mes abeilles !

 

Ce sujet sur la déclaration des ruchers est expliqué dans la formation apiculture


 Conférence FNOSAD : traitement du varroa

Très important :

La FNOSAD organise une journée technique le 15 janvier

C’est gratuit et l’accès aux conférences se fera par Internet

L’un des thèmes concernera les traitements contre varroa par encagement des reines. pour certains de nos voisins européens, Suisse, Italie, l’encagement est devenu une évidence et ne fait plus débat. L’utilisation des grandes cages est devenue la règle. Leur fabrication artisanale est très simple et très bon marché le prix d’un cadre en bois, d’une demie grille à reine et d’un reste de cage de transport pour reine.

le lien de la réunion sera donné sur le site de la FNOSAD

https://fnosad.com/actualites

La Fédération Nationale des Organisations Sanitaires Apicoles Départementales a été créée en 1966. Elle reste la seule organisation qui fédère tous les acteurs du sanitaire en local. Indépendante elle fédère au delà des appartenances syndicales et politiques malgré toutes les tentatives qui voient le jour soit pour la phagocyter soit pour la marginaliser.

Sa publication, « La Santé de l’Abeille », est de très grande qualité scientifique et technique.

 


Mortalité des abeilles

J’ai constaté chez des collègues de nombreuses mortalités dans les ruchers, ruches totalement vides pouvant encore avoir du miel, plus d’abeille nulle part, des rayons propres un rond de couvain mort comme une paume de la main au mieux. L’essentiel de ces colonie est composée de celles qui firent de belles productions.

reine morte

On ne peut ignorer un traitement varroa insuffisant ni le contre coup des grandes sécheresses durant lesquelles les colonies ne se sont pas reproduites. La période de pluie n’a pas aidé la reprise de la ponte, les apports de nectars furent  insuffisants comme avec les lierres ou la renouée du japon font que les couvain furent insuffisants et les colonies se sont effondrées avec la disparition des vieilles abeilles.

Pour l’heure j’observe qu’ont bien résisté les colonies qui ne furent récoltées à cause de leur destination pour l’élevage des reines. Puisque nourries abondamment avec du sirop il n’était pas question de faire du miel contenant de la betterave. On bien résisté également les toutes petites colonies sur deux ou trois cadres issues des élevages de reines en aout et qui furent alimentées au candi depuis leur constitution.

Par dessus le marché toutes les colonies qui furent traitées à l’acide oxalique mi aout après encagement des reines sont superbes.

Conclusion, n’hésitez pas à apporter en cas d’hésitation sur l’état des lieux de vos colonies un pain de candi posé directement sur la tête des cadres.


 Ruche à cadre mobile

L’un de vous m’a posé une question qui en intéressera plus d’un.

Pierre C

Avec des collègues nous nous sommes demandés quand est apparu le cadre mobile ?

Je ne suis pas un historien et donc pas le mieux placé pour répondre à votre interrogation. Néanmoins je me suis permis de rechercher des documents qui ont abordé cette question et je me suis référé à l’ouvrage de Jean Nivaille « Précis d’histoire de l’apiculture dans nos régions » édité par J Moesbeux en 1991, un mémoire publié par la fantastique Bernadette Darchen « L’apiculture de la préhistoire à l’histoire » édité par P.L.B. ed. en 2003.

Je me suis procuré, grâce au travail de numérisation passionnant de la BNF et disponible sur le site Gallica, « Le guide de l’apiculteur » de M. Debeauvoys publié en 1846 et reproduit sous forme brochée à la Hall du livre à Nancy.

A noter que l’ouvrage de Perret Maisonneuve « Apiculture intensive et élevage des reines » est aussi disponible sous ces deux formes numérique et papier.

La naissance de la ruche à cadres mobiles n’est pas l’invention d’un seul homme. François Huber avait réalisé pour ses besoins d’observation une ruche à feuillets qui s’ouvrait comme un livre, ce modèle n’avait pas l’ambition de servir la production de miel mais elle inspira nombre de projets. Dans plusieurs pays européens des tentatives virent le jour.

On attribue assez souvent à M Debeauvoys la paternité de la ruche à cadre mobiles. Lui-même commence son chapitre sur la ruche à cadres mobiles en indiquant qu’il ne fait qu’apporter des améliorations à des pratiques existantes. Il vante les mérites de la ruche à cadres mobiles dans les mêmes termes que nous le ferions aujourd’hui, suivi du couvain, des maladies, essaimage artificiel, nourrissement etc. On pense que l’américain Lorenzo L. Langstroth avait connaissance de son ouvrage, peut être apporté aux USA par le français Charles Dadant

Ses cadres ont 27 mm d’épaisseur et placés à 9 mm du bord de la caisse. Depuis, rien de très nouveau sur ces mensurations. Par économie, car les lattes de bois pour faire les cadres sont coûteuses à fabriquer, il propose de faire l’équivalent avec une baguette d’osier. Cette formule fut également proposée par Gérard Claerr dans les années 1970. Et pour améliorer encore l’adoption de ces cadres il propose d’en faire de tailles différentes pour entrer dans une ruche tronc ou une ruche commune, faite d’éclisses, comme nommée à l’époque.

Son ouvrage est intéressant car il décrit la ruche, le mellificateur pour extraire le miel des rayons dans un certificateur solaire. Il décrit un lève cadre équipé d’une feuille de sauge, lame de couteau de quelques cm soudée à angle droit sur le lève cadre qu’il appelle mellitome ou ceratome, bref tous les outils nécessaires à la pratique apicole sont présents. Sans doute aura-t-on aujourd’hui quelques difficultés pour trouver de la bouse de vache séchée comme combustible pour l’enfumoir, néanmoins l’enfumoir est prévu. Cet ouvrage contient un cours complet d’apiculture proche de nos pratiques dans l’esprit de vulgarisation des connaissances agricoles en vogue en cette époque.

Bernadette Darchen apporte à ma faible culture une précision historique sur l’usage des rayons mobiles à l’aide de barrettes. Ils seraient connus depuis l’âge de bonze, avec certitude chez les grecs selon les écrits d’un voyageur Georges Wheeler en 1682.

Jean Nivaille rapporte que la première ruche à cadre mobile aurait été construite par un Russe, Prokopovitch, elle aurait une hauteur d’environ 1m, profondeur d’environ 40 cm et une largeur proche de nos 10 cadres. Mais faute de procédé pour produire des cires gaufrées et de mode d’extraction, elle resta dans l’oubli comme d’autres modèles à cette époque.

Ce sera le milieu du 19° siècle qui permit l’expansion de la ruche à cadre donnant naissance à ce que l’on appela l’apiculture mobiliste. C’est à ce moment que le major autrichien Franz von Hruschka découvrit l’intérêt de la force centrifuge pour faire sortir le miel des rayons et de nombreux modèles d’extracteurs furent imaginés. La seconde innovation déterminante fut la création de plaques de cire gaufrée. Johann Mehring menuisier allemand sculpta un gaufrier en bois. Ces deux outils permirent le développement de la ruche à cadres qui assura une augmentation de la production de miel dans un rapport de un à dix.

J’ai retrouvé dans un grenier de la ferme de mon arrière grand père une sorte d’assiette en étain dont personne ne sut m’en dire l’usage. Cet objet est sculpté comme le gaufrier de Hruschka, au format d’une ruche Layens trouvée en ce même grenier, j’en ai déduit qu’il servait à faire de feuilles de cire gaufrée.

Mais cette innovation n’aurait connu de succès si, dans la même période, ne s’étaient multipliés les écrits, les formations, les commerçants vendeurs de ruches et de cire gaufrée, la volonté des collectivités de rénover une agriculture en voie de paupérisation et un second empire essayant d’asseoir sa légitimité sur un modernisme scientifique et technique.

 

Auteur Jean Riondet

Apiculteur de longue date, Jean Riondet est un passionné qui aime apprendre et transmettre. Parallèlement à l’entretien de ses ruches, il enseigne l’apiculture depuis plus de 25 ans dans la région lyonnaise. Auteur d’un premier ouvrage, Un rucher dans mon jardin (Nathan, 1995), il a rédigé durant dix sept années diverses rubriques dans la revue Abeilles et fleurs et anime un blog de conseils apicoles sur Beehoo. Ce nouvel ouvrage est né des questions de ses lecteurs et de ses stagiaires.

21 résponses de Décembre

  1. Emmanuel dit :

    Bonjour, vous évoquez l’encagement des reines pour le traitement Varroa. Cela est possible et simple sur cadres mobiles, mais qu’en est il des ruches dites de biodiversité, en construction libre, où toute tentative de manipulation des cires est peu recommandé à cause du risque de destruction et de dommages à la colonie ? Quel méthode recommandez vous ?
    Après un traitement varromed totalement inefficace malgré plusieurs passages, j’ai perdu quelques ruches avec les conséquences et constatations de votre article (ruche vide, avec couvain, miel…).
    J’ai donc réalisé sur le reste des ruchers un traitement AO sur bandelettes imprégnées avec glycérine, posées en octobre et toujours dans les ruches jusqu’à fin décembre. J’ai constaté une forte infestation sur certaines ruches (>500 chutes à 24h). Mais l’encagement me paraît impossible à mettre en œuvre…
    Merci pour le retour.

  2. Bonjour,
    Si je peux apporter une précision :
    En 1838, le vicaire Jan Dzierzon conçoit une ruche à cadres amovibles. Beaucoup vont s’en inspirer.
    Il est aussi le découvreur de la parthénogenèse chez l’abeille, du mécanisme de la sécrétion de la gelée royale & son rôle dans l’élevage des reines.
    C’est l’un des pères de l’apiculture moderne et probablement l’un des tous premiers à concevoir une ruche à cadres amovibles.

    Merci pour vos articles et ouvrages !

    • Merci pour cette précision, Dzierzon a développé et présenté une ruche à rayon mobile, c’est à dire avec des barrettes comme l’Abbé Warré le proposera plus tard. Et si on parle des barrettes, Bernadette Darchen signale que les grecs de l’Antiquité connaissaient le procédé et certains même pensent que le principe de la kenyane était utilisé.
      J RIONDET

  3. NAUDET dit :

    Bonjour Jean,
    C’est toujours un vrai plaisir de vous lire….
    J’ai constaté moi aussi de forte mortalité sur des ruches de production comme indiqué dans votre article,et un vieil apiculteur m’a fait cette réflexion,les années de grosses récoltes sont souvent suivies de fortes mortalités…….
    Cordialement

    Etienne NAUDET

    • Cette relation entre année de belles récoltes et mortalités de belles colonies semble avérée. Est-ce notre extrême appétence pour récolter tout le miel qui oblige ensuite les abeilles à refaire des stocks et ainsi s’épuisent en masse ? Est-ce un développement trop favorable des abeilles qui s’accompagne d’un non moins développement favorable de varroa qui, vivant 2 fois plus longtemps que les abeilles, a une capacité de destruction redoublée ? La surcharge en varroas deviendrait immédiatement mortelle. Une très belle colonie qui échappa à l’un de mes traitements de l’été était vide mi-novembre.
      A l’inverse, de très belles colonies conduites pour faire de starter que je n’ai pas récoltées, puisque nourries avec des sirops de stimulation ayant leurs hausses, sont actuellement des bombes.
      J RIONDET

  4. Pfleger Martial dit :

    Bonjour,

    L’invention de la ruche à cadres mobiles est attribuée en 1853 à August Von Berlepsch, apiculteur allemand.

    Sa découverte est indépendante des travaux de Lorenzo Langstroth de l’autre côté de l’Atlantique.

    Si vous vous intéressez à l’histoire de l’apiculture, ne manquez pas d’aller visiter la maison de l’abeille du Münsterthal, chez la famille Pfefferle à quelques kilomètres de l’Alsace.

    Merci pour vos recherches et vos conseils.

    Cordialement.

    Martial Pfleger

    • Merci pour cette remarques.
      Oui August Von Berlepsch est une des grandes figures de l’apiculture allemande et on lui attribue la découverte du cadre mobile en 1853, il fut un ardent défenseur de Dzierzon sur sa théorie de la parthénogenèse, il eut un rôle éminent sur le passage de l’apiculture fixiste vers l’apiculture mobiliste, il écrivit qu’un monde nouveau pour l’apiculture apparaissait avec le cadre mobile.
      J’ai cité Debeauvoys car son ouvrage date de 1846 avant les publications de August Freiherr von Berlepsch (1815-1877) en 1853.
      De ce fait il est difficile d’attribuer à un homme une découverte tant une nouveauté n’est connue et reconnue que dans la mesure où elle est portée par un courant d’idées, de pratiques en constante évolution.
      J. RIONDET

  5. Lecoq Lambert dit :

    Bonjour Monsieur Riondet,
    merci pour ces infos et conseils toujours intéressants.

  6. Bonjour,
    J’ai du liquide dans mes paquets de candi qui ont du prendre un coup de chaud cet été.
    Puis je encore les utiliser?
    Merci

    • Non ce n’est pas la chaleur qui a provoqué l’apparition du glucose dans vos sacs de candi mais leur âge. La plus part des candis sont faits avec de la farine de blé ou de maïs et la transformation de l’amidon de la farine en glucose et fructose se fait avec des acides et parfois avec des enzymes. La cuisson de ces sucres pour les cristalliser en candi ne stoppe pas toujours ces réactions chimiques qui se poursuivent et apparait du glucose sous forme de sirop.
      Oui le candi est utilisable, il contiendra du HMF en quantité ce qui n’est pas des mieux pour les abeilles, mais la perfection n’est pas de ce monde.
      J RIONDET

  7. Maigret dit :

    Mr Riondet bonjour

    Concernant l’article sur la FNOSAD vous évoquez la possibilité de se fabriquer une cage pour le traitement d’été.
    Auriez-vous des photos ou schéma à transmettre afin d’illustrer votre propos, cela m’intéresse beaucoup, les scalvini ne sont pas données.
    D’avance merci.

    • Bon, je vais vous faire un article sur ces cages.
      Il est intéressant de constater que nos amis italiens et suisses considèrent que l’encagement avec de grandes cages est la pratique à développer alors qu’en France nous en sommes encore à nous poser des questions.
      J. RIONDET

  8. luc Lardon dit :

    Bonjour Jean
    vous écrivez : « Petite pointe d’ironie, personnellement je ne vois pas comment se déclarer améliorerait la santé de mes abeilles ! »
    il me semble bien que cette déclaration est justement prévue pour améliorer la santé des abeilles !
    Je fais allusion à l’interet proclamé de ces déclarations, prévue pour pouvoir prévenir les intéressés en cas de pandémie. Par ex en cas de grippe aviaire il faut pouvoir prévenir 100% des éleveurs de volailles, en cas de loque américaine, il faut bien pouvoir ausculter les ruchers du périmètre concerné… Aurais-je mal compris ? Bonne soirée a tous

    • Oui pourquoi une déclaration administrative améliorerait la santé de mes abeilles ?
      Je ne fais pas une apiculture métaphorique. Mais enfin avec la digitalisation de nos activités pourquoi pas, tout devient possible!!!
      Trêve de plaisanterie, l’ARS ne prévient pas les apiculteurs en cas de traitement contre le moustique tigre. L’ARS prévient seulement les GDSA et les GDS l’avant veille et c’est à ces groupements de prévenir leurs adhérents. Que l’on nous dise clairement que c’est important pour récupérer les subventions européennes, que c’est la déclaration obligatoire pour recevoir d’éventuelles infos stratégiques en cas d’épidémie… pourquoi pas mais dire que cela va améliorer la santé de nos abeilles c’est ne plus donner sens aux mots.
      Mais vous avez raison, on pourrait penser que cette déclaration serve à constituer un fichier utile aux DDPP en cas d’épidémie de LA.
      Seulement, la LA est endémique dans les ruchers la situation n’est pas comparable avec la grippe aviaire susceptible de mettre en danger une filière complète.
      Les déclarations de loque américaine sont très rares.
      La seule fois où j’ai assisté au processus de déclaration puis de visite sanitaire par un technicien de la DDPP et d’un TSA arrivés 10 j plus tard, la visite des ruches n’a donné lieu à aucune décision. En effet, l’examen clinique des autres ruches n’a révélé aucun aspect de loques. Or, l’apiculteur ayant détruit les colonies malades il n’y avait pas de suspicion possible et donc conformément à la réglementation aucun prélèvement ne fut fait.
      Conclusion, il n’y a pas grand chose à attendre d’une administration qui n’a pas les moyens financiers et humains pour contrôler tous les lieux à risque sanitaire pour la population et qui n’a pas de raison objective de porter une attention effrénée à un secteur qui ne connait aucune zoonose.
      Depuis 10 ans que je fais des visites sanitaires dans le cadre réglementaire, je n’ai jamais vu une action de l’administration changer quoi que ce soit à la santé des abeilles.
      Par contre la DGAL a financé et finance des formations de TSA, a financé une formation de formateurs de rucher école oui c’est à poursuivre, mais je souhaite que le Ministère finance aussi des outils pédagogiques pour les ruchers école, finance des outils d’information sur l’identification des maladies avec des méthodes contemporaines. On fait de la télémédecine pourquoi pas de la téléconsultation de ruches malades ? On manque de bases de données iconographiques permettant de comparer une situation particulière à des situations similaires observée, et étudiées avec des analyses biologiques. Or, nous n’avons pratiquement aucun moyen financier pour faire une analyse de la situation bactériologique d’un rucher.
      Alors nos seules préconisations vis à vis de nos adhérents consistent à leur rappeler qu’il faut traiter drastiquement contre varroa, surveiller l’état des réserves alimentaires des colonies, les nourrir dans les périodes creuses, pratiquer la prophylaxie par les changements de rayons rapidement et par le renouvellement de leurs reines…
      Je suis persuadé que l’on pourrait faire mieux.
      Mais il est vrai qu’en l’absence de médicaments autorisés pour les abeilles, peu importe l’identification des maladies pourvu que l’on ait le réflexe de détruire, désinfecter, reproduire et adopter des comportements tels que décrits à l’instant.
      J RIONDET

  9. RODOLPHE dit :

    Bonjour Jean,
    Petite question pratique. Lorsque l’on fait du candi avec du sucre Beefondant, avez-vous une astuce pour que le candi ne colle pas trop aux séparations en bois que l’on place dans le toit renversé ?
    Merci
    Rodolphe

  10. Mendes dit :

    Bonjour MR Riondet
    Je me suis inscrit à une des formations que vous dispensez et j’ai assisté à votre webinaire hier soir qui m’a bien informé.
    Compte tenu du nombre de personnes inscrites, vous n’avez pu répondre à toutes les questions et je le comprends.
    Est ce que je pourrais vous reformuler quelques unes de mes questions sur cette newletter ( je sais que vous avez guère de temps) ou bien vous envisagez de nous répondre sur le site .
    Merci bien et excusez moi encore.
    E.M.

  11. JAY Véronique dit :

    PS : à la visite d’hivernage elles avaient du miel en stock, et du couvain très tardivement, j’ai dû mettre les lanières apivar le 3 septembre

  12. Le poids est-il en pesée arrière ou totale ? E n pesée arrière on est à près la moitié requise pour la première. Donc par précaution mettre aux deux plus légères directement sur la tête des cadres un pain de candi sec sans son enveloppe plastique, à recouvrir d’un isobulle aluminé si possible et retourner dessus le couvre cadre nourrisseur. En mettre à toutes ne leur fait courir aucun risque. Pourquoi candi sec ? Car s’il est trop mou ou qu’il dégage du sirop de glucose, les abeilles vont le stocker, ce n’est pas l’ambition.
    Côté traitement, il est impératif de lever les hausses le plus vite possible en juillet car le varroa poursuit son développement. Rappelons nous que la femelle varroa pond un œuf toutes les 30 heures dans la cellule operculée, certes tous n’arriveront pas à donner un varroa mature mais la vitesse de reproduction de varroa dépasse largement celle des abeilles. Retenons aussi que le varroa vit environ 90 jours …
    Pour cela il est utile de traiter contre varroa plusieurs fois dans l’année et je pense personnellement que nous irons vers des protocoles plutôt à l’image de ce que Varromed propose, couplés à des prélèvements de morceaux de rayons de mâles. Sans doute connaitrons nous des remplacements de reines plus fréquents puisque l’acide oxalique est toxique pour les abeilles et les reines à durée de vie longue y sont particulièrement exposées. Mais quel acaricide n’a pas d’effet délétère sur les colonies ? Dans Apidology un article scientifique démontre la baisse de fertilité des reines sous l’influence de l’Amitraz.
    Cette année varroa s’est particulièrement bien développé comme les abeilles d’une part mais comme les guêpes, frelons et autres insectes.
    Contre varroa il faut être intraitables et apprendre à faire des prélèvements de rayons de mâles en avril, traiter entre les miellées, puis au moment de la récolte au 14 juillet (c’est la « fête nat »), faire un encagement de reines, puis traiter au terme de l’encagements deux fois et un dernier d’égouttement en décembre en absence de couvain. Chez vous à votre altitude c’est sûrement efficace car vous devez avoir de véritables arrêts de ponte.
    On verra en mars combien d’apiculteurs afficheront les mortalités de leurs colonies car cette année sera celle des enterrements de première classe.
    J RIONDET

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