Mars enfin le soleil ?

DSC_9132Quoi qu’il advienne on ne peut qu’aller vers des jours plus chauds et l’alternance pluie soleil sera bénéfique aux premières floraisons. Les saules Marsault ne vont tarder à s’ouvrir, cette ressource exceptionnelle en nectar et en pollen fait exploser les colonies.
Le froid et la pluie auront marqué cet hiver calendaire.
Mais les colonies n’en ont pas trop souffert. Ceux qui ont nourri au candi et qui avaient bien correctement traité contre varroa avec des médicaments efficaces connaissent des mortalités raisonnables de l’ordre de 5 à 10 %.

Au rucher
L’un d’entre vous m’a fait remarquer que la vague de froid passée, il faut mettre des abreuvoirs pour habituer au plus tôt ls abeilles à venir s’y approvisionner. Le couvain requiert beaucoup d’eau et les abeilles se transmettant les lieux de puisage de génération en génération, il est important d’attirer les porteuses d’eau au plus vite pour éviter les hurlements des voisins équipés de gigantesques abreuvoirs à insectes que sont leurs piscines.
Il les faut en hauteur pour éviter que des renards, lapins, blaireaux, ragondins… viennent s’y désaltérer sous peine de devoir le réapprovisionner, idem il les faut à l’abri du vent qui les assèche.
35 abreuvoir (2)

L’abreuvoir sera en plein soleil les abeilles aiment l’eau chaude et un peu à l’écart du rucher à quelques mètres ou dizaines de mètres hors du champ d’envol pour éviter les souillures des abeilles qui se délestant en plein vol.
S’il est conséquent et source de moustiques notamment le tigre, y mettre des gambusies d’eau froide.
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Le changement des plateaux de sol

Le froid ne nous a pas permis de faire cette opération en bien des endroits. Ce sera la première intervention au rucher. Noter l’état des lieux faire des photos de chaque plateau avec le n° de la ruche pour ensuite comparer cet état à celui observé dans la colonie.
Honte à moi, j’ai perdu 4 ruches du fait d’avoir omis de mettre assez tôt les portières d’entrée sur toutes les ruches.
Des musaraignes ou lérots s’y sont installés et ont tout mangé, fait un nid. L’odeur d’urine est épouvantable. Dans l’une la bestiole avait tellement grossi qu’elle ne pouvait sortir !
Pas de partage, les cadres sont tous brulés et les caisses passées à la flamme du chalumeau. Les plateaux de sol plastiques sont trempés 15 min dans de l’eau de javel, 1 l à 2,6% de c.a. et 2 l d’eau. L’urine des rongeurs est porteuse d’agents infectieux.
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Viendra la visit de printemps

Par une bonne chaleur d’environ 18°c, au soleil, sans vent il sera possible d’ouvrir les ruches et de faire le bilan des populations et surtout des couvains. Hivernées sur 8 cadres on devrait en trouver 4 de couvain, en dessous on peut considérer que la colonie sera longue à démarrer. Sauf si ce sont des Carnica qui ont la particularité de démarrer très vite après l’hivernage.
Au delà de 4 cadres ces colonies seront à surveiller côté essaimage, on fera de même avec les colonies dont les reines entrent dans leur troisième année.

Pour chacune des colonies on notera la surface de couvain estimée en nombre de paumes de la main. On fera de même avec les cadres de miel. On peut équilibrer le nombre des cadres entre colonies mais le risque de transmettre des maladies liées au couvain est important et il vaut mieux s’en abstenir quitte à renforcer les colonies faibles en y secouant des cadres de couvain donc porteurs de nourrices qui n’auront pas trop tendance à retourner à leur ruche. Les parfumer d’un sirop léger et aromatisé avec le parfum de votre choix sirop de grenadine, citron, menthe, thé… Une ampoule d’Eucalyptol, un produit pour fumigation acheté en pharmacie va bien et n’encrasse pas le pulvérisateur comme le fait le sucre des sirops.
Enlever les cadres vides, mettre au ras du cadre jouxtant le couvain un cadre de hausse pour le faire bâtir en dessous et y trouver du couvain de mâles qui une fois pondu et operculé sera coupé et détruit.
varroa sur larve 3

Les femelles varroa ont une préférence pour le couvain de mâles où elles se font enfermer dans les cellules juste avant leur operculation. En répétant l’opération jusqu’à la pose des hausses et au delà si on le peut. Ce seront pas loin de 25 % à 30 % de varroas femelles supprimées.
Le varroa se développe très rapidement sa durée de vie de 90 jours est le double de celle des abeilles, et lorsque 100 femelles varroas entrent dans les cellules, lors de la naissance des abeilles ce seront 225 femelles varroas qui sortiront avec.
165 rayon construit sous cadre de hausse dans un corps pour le detruire une fois pondu et opercule
On ne le répétera jamais assez, le varroa est la cause première sur laquelle l’apiculteur peut intervenir pour la survie de ses colonies, la seconde est le nourrissement.

Placez des partitions réfléchissantes de chaque côté et donnez 1 l de sirop pour que les colonies remontent au plus vite la température du couvain qui doit être de 34° tandis que la ruche sera à 24 °c.
A noter à chacune des visites complètes donner 1l de sirop 50/50 ou 2/3 d’eau et 1/3 de sucre pour déstresser les colonies et les aide à remonter en température leur couvain.

Innovation technique
J’ai acheté un lève ruche pour warré, car même si je ne trouve pas ce modèle particulièrement commode en production de miel je l’utilise pour faire des nucléis. Le problème avec les divisibles est la manipulation d’un nombre important d’éléments, lourds malgré qu’ils soient de taille apparemment modeste.
Le fabricant du pèse ruche Scalapi a mis au point un lève ruche pour Warré et après usage
Je lui ai demandé de m’en fabriquer un pour Dadant car sous réserve d’équiper les ruches de barreaux de chaque coté et placés au dessus des poignées creusées das la corps, on dispose d’un engin capable de nous permettre de faire le changement de plateau de sol sans se casser le dos et seul.
Cet appareil tient juste sur les parpaings de 50 de long et sur les supports en fer à béton.
Cet engin posé sur les barreaux vissés dans les corps permet de soulever les hausses pour y glisser une hausse supplémentaire, une grille à reine, un plateau chasse abeille. Detaille Dadant, il est utilisable pour tous les modèles en largeur 10c.
Un collègue professionnel l’utilise précisément pour ces manipulations en cours de miellées.
Démontable cet appareil tient dans le coffre de la voiture et en projet un chariot permettra de déplacer les ruches.
En intercalant un peson sur le cable de tirage on dispose du poids total des ruches
C’est un lève ruche et pèse ruche combinés.
http://www.scalapi.fr/leveetpeserucheuniversel.html

leve ruche scalapi_DSC_9006

Auteur Jean Riondet

Apiculteur de longue date, Jean Riondet est un passionné qui aime apprendre et transmettre. Parallèlement à l’entretien de ses ruches, il enseigne l’apiculture depuis plus de 25 ans dans la région lyonnaise. Auteur d’un premier ouvrage, Un rucher dans mon jardin (Nathan, 1995), il a rédigé durant dix sept années diverses rubriques dans la revue Abeilles et fleurs et anime un blog de conseils apicoles sur Beehoo. Ce nouvel ouvrage est né des questions de ses lecteurs et de ses stagiaires.

28 résponses de Mars enfin le soleil ?

  1. Aurélien Garde dit :

    Bonjour Jean

    Merci pour tous ces bon conseils
    Savez vous en combien de temps une colonie meurt de faim une fois que ses provisions sont épuisées ? En conditions hivernales.

    Est ce en heure ? En jours ?

    Merci
    Aurélien

    • Ce sera en quelques jours car le jabot plein (40 microlitres, les abeilles peuvent vivre plusieurs jours sans aller chercher de nourriture. Par exemple, un essaim naturel mis en ruchette sur cadres cirés sans nourriture restera 3 nuits en cave avant d’être remis dans le rucher. Il n’y a pas de mortalité.
      Bon démarrage de vos ruches
      J Riondet

  2. Hakim dit :

    Bonjour, j’ai hiverné mes colonie d’abeilles et la je voudrais faire mes essain,je reçois mes riene la semaine prochaine, mais le temps n’est pas aux rdv comment faire.

    • Vous n’avez pas le choix, le plus vite possible après leur arrivée faire vos essaims artificiels. Dans une ruchette en polystyrène, je prends la Quarti comme exemple, contre la paroi située à l’opposée de la grille de ventilation mettez un cadre bâti ou à bâtir, un cadre de miel avec ses abeilles, un cadre de couvain avec ses abeilles et une partition réfléchissante. Travaillez doucement pour ne pas chasser les abeilles ni les écraser. Fermer cette ruchette et laissez là dans le rucher durant une à deux heures.
      Trempez dans un seau d’eau la cagette avec les abeilles et la reine durant deux ou trois secondes, ouvrez la cagette pour en faire sortir les abeilles. Remettez la reine seule dans la cagette puis la poser sur la tête des cadres de la ruchette. Sur la ruchette retournez un couvre cadre nourrisseur en bois pour ruchette 6 cadres, puis le couvercle en polystyrène et le toit.
      48 h plus tard vérifiez que beaucoup d’abeilles sont sur la cagette, enlever la languette de fermeture de l’accès au candi. Si tel n’est pas le cas soit la reine est morte, soit des cellules royales sont en fabrication. Les détruire et revisiter le tout 48h plus tard.
      24h plus tard la candi est consommé et la reine est sortie. Si la reine est encore en cagette et le candi en cours de consommation, laisser finir le nettoyage du candi et la reine sortira seule. Enlever la cagette vide, retourner le couvre cadre nourrisseur et donner 2 verres de sirop 50/50 (1l d’eau 1k de sucre).
      Contrôler la ponte de cette nouvelle reine 2 semaines plus tard. Ne pas se presser de la déranger et de provoquer l’agression des abeilles à son égard. Vérifier 2 mois plus tard si elle est encore là. La supersédure est un grand classique contre laquelle on ne peut rien. Il n’est pas rare d’en avoir jusqu’à 50% des introductions.
      J Riondet

  3. Hakim dit :

    Bonjour, poukoi trempés les abeilles avec la cagette dans l’eau.
    Deuxièmentt Je ne risque pas de refroidir le couvain en manipulation et ouvrir la ruche dans c’est température négatifs.

    • Ignorant où vous habitez je n’imaginais pas que le gel soit encore là.
      Oui il faut décaler l’arrivée des reines pour que la température soit au moins de 13°c et sans vent, avec du soleil si possible… c’est compliqué ces jours !
      Pour sortir la reine sans la voir s’envoler on la trempe dans l’eau, les ailes collées, elle restera accessible. Si on ne fait cela, étant en arret de ponte depuis plusieurs jours elle aura maigri, sera légère, elle va pouvoir s’envoler immédiatement et là vous ne ferez plus un essaim.
      Donc pour limiter ce risque, c’est la meilleure façon de faire. Il ne faut pas la noyer évidemment mais bien la mouiller.
      Cordialement
      J Riondet

  4. Hakim dit :

    Bonjour, oui merci de vos renseignements j’ai bien compris maintenant merci,par contre la condensation dans la ruche et toujours la ,rien pendant l’hiver dur et maintenant de l’eau ,plancher nicots aéré total ,corps en bois nourrisseurs plastique ensuite couvre cadre avec ventilation aux milieu par dessus apiform et le toit, je sais vous m’avez déjà répondu. ,mais la ruche et actuellement sur dix cadre plien d’abiell ,l’autre 6 cadre la j’ai fait ce que vous m’avez dit partition de chaque côté OK ,et l’autre 7 cadre j’ai mi partitions chaud aussi, Mais la condensation et toujours la comment faire merci

    • Si vos colonies sont belles, c’est que la condensation ne les gène pas. Si cette condensation se trouve sous le plastique, que la température externe est élevée vers 18 à 20°c vous pouvez enlever ce film et l’eau s’évacuera par les interstices du couvre cadre.
      J Riondet

  5. sebastien leca dit :

    Bonjour,
    Je vais acquérir au mois de juin mes deux premiers essaims qui seront en ruchette et disponibles en début de matinée. Je peux transférer les essaims dans mes ruches.Y’a t-il une période plus favorable pour faire le transfert?
    -dés que j’arrive chez moi ou à un autre moment de la journée.
    Y’ a t-il une méthode pour transférer les essaims?
    Ma 2eme question:
    Dois je faire cette année un traitement anti varroa?
    Si oui, quel produit je dois utiliser pour le traitement anti-varroa?
    Merci d’avance pour de vos réponses

    • Une fois les ruchettes en place vous attendez 1/2 h que tout le monde se calme vu qu’elles auront été secouées durant quelques temps, puis vous ouvrez la porte. Dans l’am ou idéalement plus tard dans la semaine, le we… vous opérerez le transfert.
      A la place de la ruchette mettre la ruche, sortez lentement et délicatement chacun des cadres que vous mettrez dans la ruche dans le même ordre et dans le même sens.
      De chaque côté de ces 5 ou 6 cadres vous mettrez deux partitions réfléchissantes. Refermez et mettez 1 litre de sirop 50/50 dans le couvre cadre nourrisseur. Lorsque les 5 ou 6 cadres seront pleins de couvain et de nectar, ajoutez deux cires à bâtir ou deux cadres à bâtisse libre (dit aussi cadres à jambages) amorcés après chacun des deux premier cadres de miel et de pollen jouxtant le couvain.
      Nourrir régulièrement d’un litre de sirop, si les abeilles ne construisaient pas, pour faire bâtir des cadres. Une fois à moitié construits d’un coté pour les cires, les retourner pour faire construire de l’autre côté, puis en introduire un dans le nid à couvain, et une fois terminé de bâtir et largement pondu introduire le suivant. Faire ainsi jusqu’au 8° cadre voire le 10°. Puis laisser la colonie faire ses réserves d’hiver soit naturellement si les miellées d’été sont suffisantes soit en leur apportant du sirop. Si tous les cadres ne sont pas construits ou pas pleins retirer les cadres insuffisamment pleins puis replacer les partitions réfléchissantes. Elles permettent de maintenir la chaleur au maximum.Pour un bon hivernage, il faut des cadres pleins sur au moins les 3/4 de leur hauteur.
      Une colonie se conduit très bien sur 8 cadres, par exemple les Langstroth en Australie sont des ruches sur 8 cadres.
      Côté traitement, dès la réception et jusqu’à fin octobre, placer deux lanières d’un produit à base d’Amitraz.
      Ce produit est de contact, il doit être touché par les abeilles naissantes. Donc les lanières sont placées sur deux cadres de couvain, bien enfichées dans le couvain et pas à moitié dans le miel de la tête des cadres.
      Fin décembre placer un pain d’1 kilo de candi très sec sur la tète des cadres, avec un plastique par dessus et le couvre cadre nourrisseur à l’envers. Remettre du candi jusqu’en mars. Vos colonies seront bonnes pour produire du miel en 2019.

  6. sebastien leca dit :

    Re-bonjour,
    Je vous remercie pour vos réponses.
    Si j’attends plusieurs jours avant d’opérer le transfert. Est-ce que je dois les nourrir? Je dois nourrir toujours le couvain avec du sirop 50/50, dans les differentes étapes?
    Pour le varroa, le produit à base d’Amitraz, je l’achète où?
    Merci d’avance pour de vos réponses

    • Si chez vous il fait froid comme chez moi avec la pluie en prime, oui il faut nourrir. Avec un candi sec vous ne les ferez pas stocker, ou avec du sirop ce qui les boostera en particulier la ponte de la reine. Le sirop 50/50 est le plus classique. On fait varier la densité en fonction de l’objectif poursuivi. Plus il est concentré en sucre pls il est stocké pour les réserves des temps de famine, plus il est léger, plus il simule une miellée et fait pondre la reine. Les médicament s’achètent chez le vétérinaire, chez le pharmacien, au GDSA de votre département et maintenant largement sur Internet.
      J. Riondet

  7. Rival dit :

    Bonjour,

    J’ai suivi votre conférence lors de l’AG du gdsa à Précieux que j’ai trouvé très intéressante. Comme votre blog d’ailleurs, que je viens de découvrir. Je vous remercie pour les conseils donnés.

    Une question par rapport à la conférence, vous nous avez parlé de la ruche Layens. Etant actuellement en 12 cadres dadant, je me pose des questions.
    L’avantage de la Layens, si j’ai bien compris. On a pas besoin de poser des hausses, vu que tout est en un seul bloc. Par contre, les abeilles doivent chauffer un gros volume, comme l’inconvénient de la 12 cadres ou une dadant 10 cadres avec une hausse laissé en permanence? Pourquoi ça marche mieux en Layens?

    En espérant que j’ai été assez clair….

    Merci et bonne soirée

    • En fait la Layens étant à l’horizontal, la chaleur reste confinée là où se trouvent les abeilles. En période froide, la grappe sera à 30°c au centre, 10 à 12°c en périphérie mais l’habitacle sera à -5°c au bas et au plus loin de la grappe et à 10°c autour de la grappe. Avec les ruches à développement vertical, le refroidissement de l’espace du couvain est important lors de l’ajout de la hausse. Cette ruche à 17 cadres de 32 x 32 cm a été conçue dès l’origine avec une grille à reine verticale qui isole la reine sur son couvain avec les 2 cadres de miel et pollen lorsque l’on veut privilégier le remplissage des rayons de miel et avec une partition pour bloquer la colonie sur le moins de cadres possibles pour l’hiver.
      J’ai appris tout seul l’apiculture avec cette ruche il y a 56 ans maintenant, j’ai remisé cette ruche mais je vais en faire refaire une pour montrer aux stagiaires du rucher école ce que l’on peut faire et comment le faire avec cette ruche.
      J’ai aussi expérimenté la Voirnot 4×4 divisible carrée faite de hausses Voirnot, elle est de bonne facture pour conduire des colonies et je ne comprend pas pourquoi c’est la warré qui prévaut alors qu’elle se révèle difficile à conduire dans les conditions actuelles de l’apiculture.
      J Riondet

      • Rival dit :

        Bonsoir,
        Je vous remercie pour les détails supplémentaires. Les informations sur la ruche layens sont très faibles: sur internet ou en livre…
        Merci bien

        • Bonjour
          Georges de Layens et son gendre Gaston Bonnier ont décrit cette ruche de manière succincte dans leur ouvrage « cours complet d’apiculture » p 67 à 74 et son usage est décrit tout au long de l’ouvrage. Publié en 1897, il a été réédité par Belin en 1987 puis en 2013 il est tarifé à 16 €. C’est un ouvrage superbe. La ruche de Layens fut une des références en France jusqu’à la seconde guerre mondiale, elle est encore exploitée en Espagne et en Europe de l’Est, j’en ai vu énormément en Roumanie.
          Pour en revenir à la conduite de la ruche Layens, les abeilles ne chauffent pas l’habitacle ou très peu en complément de ce que leur donne l’environnement comme chaleur, elles chauffent leur couvain et elles mêmes entre elles en cas de besoin en faisant la grappe si la chaleur extérieure est insuffisante. L’absence de hausse permet de ne pas se poser la question de savoir à quel moment la placer. Les abeilles mettent le miel das les cadres adjacent au couvain, l’apiculteur de les déplacer de manière ad hoc pour laisser un espace de ponte à la reine le plus grand possible tout en laissant aux abeilles le loisir de rentrer du nectar sur les cadres en périphérie. C’est une conduite très facile avec laquelle j’ai appris l’apiculture.
          Gilles et Paul Fert ont publié il y a un mois un petit opuscule sur « Élever des abeilles en ruches horizontale », il est fort bien fait. La ruche de Layens y est décrite, elle fut exploitée jusqu’à 25 cadres, avec des cloisons mobiles et des partitions en grille à reine on peut la transformer en éleveuse, faire des blocages de couvain. Cet ouvrage est fort ben fait et très agréable à la lecture. Y est également décrite la ruche Kenyane, mode oblige.
          J Riondet

  8. Maurice Nouvion dit :

    Bonjour
    Depuis 2 ans j ai une perte hivernale de plus de 50 %
    Je retrouve des abeilles et la reine au fond , d autres dans les alvéoles la tête en avant , un peu de couvain a naître cette année
    Les réserves miel et pollen existent
    Je pense à une grosse varroase
    Je me suis procuré des plaquettes apivar
    Je voudrez faire un contrôle d infection au sucre glace, procédé que j ai trouvé sur internet. Qu’ en pensez vous?
    Puis poser les plaquettes début avril et les retirer fin mai pour avoir une production de miel a partir de juin ou faire des traitements flash au thymol et traiter a l apivar en septembre
    Merci de votre réponse
    Maurice de DORDOGNE

    • Les abeilles mortes la tête dans les cellules c’est souvent une mortalité par famine. Aviez vous nourri au candi cet hiver ? Reste-t-il du miel dans la ruche ? Si oui où par rapport à l’endroit où se trouvent les abeilles mortes ?
      Oui le test au sucre glace fonctionne, les abeilles n’en survivent guère, le sucre glace leur bouche les tuyaux de respiration. Tout contrôle d’infestation doit commencer par une mesure de la chute naturelle des varroa chaque jour durrant environ une semaine, pour avoir un premier point de repère
      Non pas de traitement à l’Apivar si voulez récolter du miel car mis en avril, il aura diffusé ses métabolites dans le miel des corps qui sera remonté dans les hausses et vous aurez ces saletés dans votre récolte d’été. si vous voulez traiter maintenant faites des traitements flash à l’acide formique puis récolte faite vers le 14 juillet, traitez en flash, si il y a peu de couvain retirez le et traitez à l’acide oxalique (Apibioxal, Oxybee…) remettez des cires à construire, nourrissez massivement et mettez au plus vite des lanières d’Apivar. Laissez les 10 semaines et recommencez un nouveau traitement à l’Apivar. Ainsi vous aurez un bon nettoyage de colonies très infestées si vous n’avez pas traité suffisamment les années antérieures. N’oubliez pas que la plus part des traitements par contact ne sont efficaces qu’en cas d’infestation modérée… c’est encore plus vrai pour les traitements avec évaporation. Les seuls traitements vraiment efficaces sont ceux faits en absence de couvain. Relisez les RCP de ces médicaments.
      J Riondet

      • Maurice Nouvion dit :

        Bonsoir
        Vous avez sûrement raison sur ma mortalité
        Les abeilles mortes dans les alvéoles se trouvent loin des réserves de miel
        Certaines ont consommé du couvain
        Je n ai pas nourri au candi cette année. J’ai préféré laisser des hausses en intercalant le couvre cadre percé
        Merci pour vos conseils
        M.Nouvion

        • Cette mortalité est classique dans le cas où les cadres de miel du corps ne sont pas pleins sur leur hauteur. Un coup de froid un peu long et la grappe se décale peu à peu d’un cadre vers ‘autre mais dans un seul sens et si il n’y a pas un jour de chaleur pour que la grappe aille se balader ailleurs dans la ruche les abeilles meurent de faim d’un coté alors que du miel est à l’opposé dans la ruche; C’est pour cela que l’on con,seille de réduire l’espace c=du corps en août jusqu’à 8 cadres de manière à faire bien remplir les cadre sur leur hauteur le plus possible.
          J RIONDET

  9. Babillou dit :

    Bonjour Monsieur,
    Sur un petit rucher que j’ai au dessus de Givors (mon principal est en montagne 1000m), sur une des colonies qui était très dynamique il y a 15 jours (3 à 4 cadres de couvain, estimés, car je n’ai pas, vu le temps frais et pluvieux, voulu pousser l’investigation) et qui visiblement à vocation à essaimer, je compte à partir de ce dimanche 1er avril utiliser la méthode Snelgrove (plateau diviseur, séparation des catégories d’abeilles). Pensez-vous qu’il est trop tôt? La ruche est une dadant.
    Merci d’avance pour votre avis et conseil.
    Bien cordialement.

    • Vous savez que cette méthode très efficace suppose de trouver la reine ?
      Nous sommes dans la même zone météo, j’attendrai un peu pour avoir deux ou trois jours un peu beau et chaud. Aujourd’hui jour de Pâques, chez nous vers Lyon beau temps, pas de pluie comme hier mais froid. Pour que les élevages des reines se fassent bien, il faut être en période clémente. On peut souhaiter un mois d’avril beau, on a le droit de rêver… Mon arrière grand père disait qu’on ramasse mieux d’asperges en avril qu’en mai. Donc on ne doit pas désespérer de la météo d’avril ! Météo LYON donne 17/18°c jusqu’à mardi, puis le we prochain un temps excellent pour votre manip..
      Je possède l’ouvrage de Snelgrove « la conduite de la ruche Langstroth » publié en français à Monfavet (Avignon) dans les années 1950. Si cela peut vous intéresser je pourrai facilement vous le faire passer. Dans cet ouvrage Snelgrove décrit sa méthode et plusieurs autres par comparaison.
      J Riondet

      • Babillou dit :

        Bonjour,
        Merci tout d’abord pour votre réponse.
        Je possède également la version « Montfavet » (pages bien jaunies et reliure fragile).
        La méthode est sur une langstroph et dans mon cas c’est sur une dadant.
        Cette méthode est peu documentée sur internet et la plupart du temps semble utilisée en Angleterre et aux USA.
        Ceci étant, j’ai effectué la pose du plateau Snelgrove le dimanche 1er avril (pour des raisons personnelles je ne pouvais pas le faire plus tard). J’ai procédé de la façon suivante:
        N’étant pas très fort en recherche de reine, d’autant plus que la population était nombreuse, j’ai brossé délicatement tout ce petit monde dans le corps d’origine.
        J’ai mis les cadres de couvain dans le corps du haut (en laissant deux cadres de couvain en bas par sécurité), mis une grille à reine entre les deux corps, et attendu que les nourrices montent s’occuper du couvain. Ensuite, j’ai posé la hausse et le plateau snelgrove, également un demi-pain de candi, et effectué la 1ere manip (descente des butineuses dans le corps du bas).
        Le samedi 7 avril, j’ai effectué la 2e manip.
        Et le jeudi 12 avril, effectué la 3e manip.
        Depuis, je n’ai plus touché à rien car je n’étais pas et je ne suis toujours pas sur place (un des intérêts de la méthode).
        Je regarderai dans une grosse paire de semaine.
        A suivre donc.

        • babillou dit :

          Bonjour Monsieur Riondet,
          Je suis passé voir, trop rapidement, la colonie sur laquelle j’ai testé la méthode Snelgrove le 1er avril.
          Juste en observant les entrées des corps et sans les avoir ouvert, il s’avère que la colonie du bas est très populeuse et rentre en bonne quantité du pollen.
          Il faut dire qu’il y avait le 1er avril un joli champs de colza prêt à fleurir à proximité.
          Cela a dû aider à la colonie du bas à se reconstituer.
          La colonie du haut est bien sur moins populeuse, mais bien dynamique tout de même et rentre également du pollen en quantité.
          Donc à priori, la tentative est réussie et je suppose que j’ai maintenant deux colonies.
          Ce sera bien sur à confirmer en ouvrant dés que possible.
          Ceci étant, peut-être pourrez vous m’éclairer sur un point de la méthode Snelgrove qui m’a laissé dubitatif et que je n’ai pas suivi.
          En effet, Snelgrove indique qu’il faut séparer la colonie en deux (dans son ouvrage ce sont des corps Langstroph) par une grille à reine, et de les laisser ainsi 3 jours avant de poser la hausse et le plateau séparateur.
          Il indique que pendant ces 3 jours dans le corps du haut (sans reine) , les abeilles vont commencer la construction de cellules à reine (alors qu’elles ne sont pas vraiment orphelines).
          Comment peut-il être sûr qu’il y aura début de construction de cellules à reine? sachant qu’il n’y a juste que la grille à reine qui sépare le haut du bas de la colonie.
          Pour ma part j’ai tout de suite orpheliné afin, dans mon esprit, de ne pas prendre de risque d’avoir une colonie bourdonneuse dans la partie haute.
          Merci pour vos avis et commentaires

          • Les corps Langstroth sont de quelques cm plus bas que les Dadant et 1cm plus long. Et malgré cela l’éloignement des abeilles sur couvain de la reine suffit pour leur libérer l’instinct d’élevage. Il n’y a plus de phéromones tarsales puisque la reine ne vient plus se promener sur ces rayons, or elles sont des bloqueuses d’élevage. En conservant la reine on gagne 3 semaines de développement de la colonie non orphelinée et elle peut produire du miel. C’est une méthode qui marche d’autant mieux que l’on est à l’abri des varroas… elle fut développée à une époque sans varroa et les clonies pouvaient être tellement riches en abeilles qu’à chacune des ouvertures, il en sortait comme la mousse de la bière.
            J Riondet

  10. Stéphane dit :

    Bonjour m. Riondet.
    Je souhaiterais installer des ruches dans ma société (une banque). Hors pour avoir un rucher il faut un numéro d’apiculteur. Une personne morale peut elle avoir un numéro d’apiculteur? Sinon est-ce à un des salariés ayant un numéro d’apiculteur de declarer le rucher à la place de l’entreprise? Autre question : faut il mieux que le rucher soit géré par les salariés de l’entreprise ou mieux vaut-il créer une association pour gérer ce rucher? Merci à vous pour vos retours.

    • Oui une personne morale peut avoir un NAPI.
      On l’obtient lorsque l’on fait la première déclaration
      http://mesdemarches.agriculture.gouv.fr/demarches/particulier/effectuer-une-declaration-55/article/declarer-des-ruches?id_rubrique=55
      Le n° arrive sur le mail donné lors de l’inscription dans les secondes qui suivent.
      Il vaut mieux que l’entreprise soit propriétaire des ruches l’assureur les inscrira sans surcoût dans une extension de garantie, en cas de changement d’apiculteur il y aura une continuité…
      Seules précautions, le lieu d’implantation des ruches de façon à sécuriser l’espace d’envol et l’heure des interventions, en fin de journée pour qu’en cas de pépin, la nuit tombant toutes les abeilles rentrent au bercail et l’agitation possible dans le rucher s’arrête.
      Bonne expérience.
      J Riondet

  11. Hakim dit :

    Bonjour, je voulez savoir à partir de combien de ruche,peut on faire de l’élevage de riene.sachant que j’ai 5 ruche. Si oui il y a plusieurs ruche abeilles noir à côté de chez ,moi c’est de la frère Adam.comment je pourrais faire merci de votre réponse

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