Novembre, le mois des commémorations

Information : Lancement des inscriptions à la formation en ligne à l’apiculture de Jean Riondet – Début des cours 1er décembre 2020

Formation apiculture – Installer – Développer et faire prospérer son rucher

 

Conseils de novembre 2020

 

Espérons que l’on puisse fêter au plus vite la fin du confinement et qu’enfin une certaine maîtrise de la pandémie se fasse jour.

Si les apiculteurs peuvent se réjouir de confiner dans leurs ruchers ce qui fut bénéfique en mars et en avril, maintenant, c’est pour beaucoup, l’inquiétude sur la vente de leurs produits. La fin des marchés de Noël sonne le glas de leurs programmation et de leurs investissements en la matière.

Il faut innover et digitaliser les ventes, jouer sur le local et les partenariats avec les site, les lieux et les structures qui mettent en place le « clic and collect ».

Pour ceux qui ont nourri depuis l’été, la qualité des colonies apparait clairement. Les couvains ne se sont pas réduits, les populations abondent, le pollen rentre à pleines corbeilles. Les semis de couverture tarifs du fait de la sécheresse fleurissent depuis un mois et si la douceur persiste la reproduction des colonies ne cessant, varroa sera bien présent en début de saison 2021.

La plus grande vigilance sur la lutte contre ce parasite sera de mise.

Au rucher

En dehors du débroussaillage et de la fixation des ruchettes voire des ruches dans les zones de grand vent, il n’y a  pas de surveillance autre qu’habituelle.

C’est à dire nourrir toutes les populations faibles en réserves. On fera survivre de très petites colonies qui nous donneront des reines au printemps prochain lors de la constitution d’essaims artificiels.

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  Une warré avec à peine 5 cadres d’abeilles et de couvain nourrie  continument sera en forme en mars.

 

 

 

 

Les ballades s’imposent pour se tenir en forme. Faire une heure chaque jour aux alentours des ruchers pour y rechercher les nids de frelon asiatique sera un bon plan. Les colonies faibles aux ouvertures avantageuses sont visitées par ces malotrus qui viennent peut être y chercher de la viande pour leurs couvains s’il y en a encore, amis plus certainement du miel pour se chauffer et voler. Laisser des cadres avec un peu de miel en plein air ce ne seront pas des abeilles que l’on voit chez nous venir piller le miel mais des frelons

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photo C CARRON

A l’atelier

La préparation de la saison prochaine commencera par le nettoyage des ruches et éléments qui ont contenu des colonies mortes. Les cadres abimés seront détruits, on a toujours intérêt à faire construire du neuf. Ce n’est pas dans les vieux rayons que l’on fait le meilleur miel.

A noter que les bâticadres se nettoient bien dans une eau avec de la lessive de soude. Dans ce bac à vendanges de 70 l en versant 1 l de lessive de soude, tous les matériels en plastique y trouvent leur bonheur : plateaux de sol, nourrisseurs couvre cadre, grilles à reine, à propolis, et bâticadres. Laisser tremper plusieurs jours et avec un balai brosse voire même avec un nettoyeur haute pression, tout redevient comme neuf.

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Pour ma part le bâticadre est un bon produit, il est construit sans difficulté par mes colonies, très résistant, ne demandant pas de cire gaufrée, parfaitement régulier il passe bien dans les machines à désoperculer et fournit de bonnes quantités de cire.Facteur important en ces temps de pénurie de cire.

Lors de la désoperculation on enlève une plus grande proportion de cire car les rayons sont pré-construits et les cellules étirées par les abeilles y sont moins fortement attachées. on en arrache une partie. Travaillant en 8 cadres, la surépaisseur recherchée pour améliorer la rapidité de la désoperculation fournit une bonne quantité de cire.

Plus onéreux que les cadres en bois il n’en reste pas moins durable et demande au final très peu de travail pour être remis en état et en service, ce qui n’est pas le cas du cadre en bois.

Se déclarer

Inutile de faire de la communication pour déclarer les ruches. Le seul argument convaincant aura été l’autorisation de déplacement pour les apiculteurs munis de leur attestation de déclaration de ruches !

Mieux vaut une bonne carotte que des arguments juridico-administratifs filandreux.

Se former

Exercice important pour gagner en performance et la première d’entre elles étant de faire baisser les mortalités des colonies que ce soit en pleine saison comme en morte saison.

Apprendre à nourrir ses colonies, à apprécier leur état de santé, leur dynamique, la littérature abonde et les cours ne sont plus compliqués à trouver. L’offre en ligne explose avec le confinement et une fois la théorie acquise, la confrontation avec des collègues et la mise en pratique sera faite dans les ruchers écoles ou chez des collègues accueillants. Il n’y a pas de bon apiculteur sans formation de base.

l’apiculteur est devenu un éleveur et pas seulement un collecteur de miel. Donc il devient essentiel de connaître les principes de vie de la colonie, les relations des abeilles avec leur environnement, du soin à leur apporter face aux prédateurs, aux maladies, aux environnements floraux défaillants. Les meilleurs stagiaires en apiculture sont ceux qui ont connu une première saison agréable et un hiver calamiteux. Rien de tel pour devenir un auditeur attentif du fait d’une expérience malheureuse qui entre en phase avec les présentations !

Retrouvez le détail de la formation à l’apiculture de Jean Riondet

 
Formation apiculture – Installer – Développer et faire prospérer son rucher

 

Auteur Jean Riondet

Apiculteur de longue date, Jean Riondet est un passionné qui aime apprendre et transmettre. Parallèlement à l’entretien de ses ruches, il enseigne l’apiculture depuis plus de 25 ans dans la région lyonnaise. Auteur d’un premier ouvrage, Un rucher dans mon jardin (Nathan, 1995), il a rédigé durant dix sept années diverses rubriques dans la revue Abeilles et fleurs et anime un blog de conseils apicoles sur Beehoo. Ce nouvel ouvrage est né des questions de ses lecteurs et de ses stagiaires.

15 résponses de Novembre, le mois des commémorations

  1. LEGRAND dit :

    Bonjour,
    Depuis fin octobre je n’ai plus de couvain dans mes 15 ruches. Il a fait assez froid les 3 premières semaines d’octobre (je suis basé à Albertville), cela a du stopper la ponte de la reine. Cependant cela me parait tôt pour que ces abeilles d’hiver vivent jusqu’à la reprise de la ponte en février. Les réserves n’ont donc pas été entamées et les ruches sont bien populeuse (il y avait 4 cadres de couvain en septembre).
    Est-ce que cela vous parait normal ? Y a t il quelque chose à faire ?
    Merci pour votre partage d’expérience.

    • Rien que de très normal. Les abeilles si elles sont bien traitées contre varroa ne devraient pas disparaitre. Elles sont calibrées pour durer a minima jusqu’à la reprise de la ponte de la reine en fin de janvier. Vous l’accélérerez en donnant deux fois un verre de sirop bien chaud dans le couvre cadre nourrisseur ou dans un nourrisseur cadre. Un jour un peu chaud vérifiez bien l’absence de couvain et faites à partir de ce moment là un traitement à l’acide oxalique c’est idéal.
      Les abeilles d’hiver vivent en principe 160 jours, moins si parasitées par varroa 110 tout au plus en cas d’infestation majeure.
      Bien cordialement
      J RIONDET

  2. Maurice Nouvion dit :

    Bonjour
    Je suis d accord avec vous concernant les baticadres de hausses sur leurs intérêts
    Il se garnissent entièrement par les abeilles (pas de trous dans la construction )
    Même en cas de teigne on peut récupérer le cadre entier et non dans le bois (la feuille de cire est perdue)
    Moins de propolis sur baticadres.Pas d impureté dans la feuille de cire de 50 g et absence de motage ( rapidité en cas de forte mielee ).
    Seulement une différence de 10 cts au cadre a l achat
    2,64 € baticadre et cadre bois monté filé 1,36 +50 g de cire à 20€ le kilo soit 1 € avec remplacement prévue
    Cordialement et merci

    • Je viens d’en nettoyer qui avaient contenu du couvain dans des haussettes que des sangliers m’ont mis au sol et tout a crevé sous la pluie.
      C’est la nature.
      Après quelques jours dans un bac avec de la lessive de soude et de l’eau puis le nettoyeur haute pression, ils sont comme neufs.
      Dommage que Nicot ne les fasse en langstroth.
      Votre calcul est juste, les bâticadres sont à peine plus chers que le cadre bois ciré.
      J RIONDET

  3. Philippe Rochette dit :

    Pour digitaliser vos ventes de miel, le Gouvernement accompagne la numérisation les petites entreprises dans leur démarche. Cette plate-forme propose des solutions pour :
    rejoindre une place de marché en ligne
    mettre en place une solution de logistique/livraison;
    mettre en place une solution de paiement à distance ou numérique;
    créer un site internet pour leur entreprise et communiquer à distance avec leurs clients.

    Lien http://www.clique-mon-commerce.gouv.fr

  4. Martin dit :

    Bonjour.

    Savez-vous pourquoi Nicot ne fait pas de baticadres corps ??? Je leur ai demandé, mais aucune réponse…

    merci

    • Claude dit :

      Bonjour,
      J’utilise les baticadres Nicots dans les hausses depuis des années sans aucun problème.
      Il y a 2 ans j’ai fait une quinzaine de cadres de corps en réunissant 2 baticadres (1 coup de circulaire + soudure avec renforts métaliques).
      Quelle déception,la plus part des colonies ne bâtissent pas le cadre mais stock du miel et du pollen directement dedans.(les cadres étaient cirés au rouleau).Un cadre avec cire gaufrée ,en remplacement du baticadre, était tout de suite bâti et pondu.
      De plus les quelques cadres qui ont été bâti donnent des cadres extrêmement lourds.
      J’ai abandonné ces cadres.
      La solution serait de une divisible : faire 1 corps avec 2 hausses :20 cadres en nicot.
      Claude

      • Faire des divisibles avec des hausses 10 cadres est tout à fait possible, la hausse Nicot Dadant est en 8, 9 cadres et en 10 cadres pour divisibles et même à bande lisse pour des cadres Hoffmann.
        Le seul reproche que je ferai à ce matériel extrêmement léger et toutefois robuste est leur mauvaise isolation. On peut dissocier les éléments pour les remplir de billes de polystyrène, je préfèrerai que la société Nicot le fasse !

    • Maurice Nouvion dit :

      Bonjour Mr Martin
      J ai un avis et j aimerais bien que Mr Riondet donne le sein
      L élargissement des cellules preconstruites plastiques pose sûrement un problème pour la production des males et cellules royales
      Je verifierai l année prochaine si j ai des mâles dans les baticadres de hausses mais je n ai pas de souvenir dans les précédentes
      Cordialement

  5. Bonjour M Riondet,

    Merci pour votre article qui synthétise bien les travaux de l’entre-saison: nourrir, se former, débroussailler, entretien le matériel stocké (cadres).

    J’ai encore du mal avec les baticadres (le doute du mauvais septique: celui qui n’a pas essayé). Je pense que je vais tout de même essayer et tester le produit pour une ruche. C’est l’aspect écologique qui me dérange: moins il y a de plastique dans la ruche et mieux je me porte.

    J’ai une question traitement varroa pour vous, est-ce qu’il existe un traitement anti varroa qui peut être fait à plusieurs moment de la saison afin de baisser continuellement la pression du varroa ? Pour le moment, je traite une fois par an et l’APIVAR (malgré les 12 semaines de pose et le repositionnement au plus près du couvain) ne m’a pas convaincu cette année au vu de mes observations.

    Merci à vous !

    Guillaume

    • Contre varroa il n’y a pas de recette miracle, l’infestation l’année n dépend de l’infestation l’année n-1 et donc du nombre de varroas résiduels en fin de novembre.
      A partir de maintenant il faudra traiter en absence de couvain par dégouttement toutes les ruches avec de l’acide oxalique (Apibioxal, Oxybee, Varromed) à la température de 25 à 30°c.
      Attention le Varromed contient des huiles essentielles, me dit la représentante en France, qui ne supportent pas une température au delà de 30°.
      Bref faire ce traitement puis en fin d’hiver appliquer le protocole de Varromed qui vise à traiter à l’AO 9 fois dans l’année.
      Au 14 juillet faire impérativement la récolte puis encager les reines et traiter 2 fois à 4 jours d’intervalle par dégouttement ou par pulvérisation à l’acide oxalique. En 2022 vous devriez avoir un niveau d’infestation au plus bas. Mais il faut maintenir la pression contre varroa.
      Le 15 janvier la FNOSAD organise une journée technique par ZOOM et l’après midi nous aurons des témoignages d’apiculteurs sur leurs pratiques d’encagement.
      le lien sera sur le site http://www.fnosad.fr/REPO/ANNONCE-JT-Agen.pdf
      Pour ma part je pense qu’il faut développer des stratégies simples de traitement même si le nombre des passages peut paraitre important et le risque sur les reines non nul. Mais si nous devons faire des mesures d’infestation pour décider du type de traitement on va louper une marche et le résultat sera catastrophique. Il faut avoir en tête qu’en matière de soins aux abeilles on ne traite pas une ruche mais un rucher, comme on ne traite pas une abeille mais une colonie.
      Personnellement je vais vers ce type de protocole.
      La limite du jeu porte sur les reines que ces traitements fragilisent. Nous sommes conduits à faire des élevages de reines pour compenser les pertes engendrées par l’acide oxalique.
      Jean RIONDET

  6. Bonjour,
    Pourriez-vous me dire quels appâts vous utilisez pour mettre dans les pièges à frelons asiatiques et est-ce que les muselières d’entrée de ruche sont efficaces?
    Quelle dimension de maille de grillage utiliseriez-vous pour la confection des muselières?
    Cordialement.

    • Difficile de répondre, selon les moments de l’année les apparts ne semblent pas avoir la même efficacité. La lutte contre le FA relève de stratégies gérées par des organismes comme les GDS, la Fnosad sur des programmes le lutte concertés. Nous ne pourrons gérer seuls cet envahisseur et à terme je suis persuadé que ce sera une approche combinée de destruction des nids et de sélection d’abeilles qui poursuivront leur activité en présence de frelons qui sera efficace. Les trouillardes sont condamnées à disparaitre.
      Pour ma part je laisse pousser l’herbe devant les pores d’entrée, je mets des grillages à poule à mailles de 19 mm devant les ruches, avec des collègues nous piégeons hors des ruchers avec des caisses de type casier à homards.
      Bref rien d’exceptionnel encore pour l’instant sauf si les chercheurs nous trouvent la phéromone qui attire les mâles dans les pièges et que l’on arrive à faire baisser les taux de fécondations. Alternative peut être plus efficace que de piéger les fondatrices.
      J RIONDET

  7. Michaël MALHERBE dit :

    Bonjour,
    Pourriez-vous me dire quels sont les appâts efficaces que l »on peut mettre dans les pièges contre les frelons asiatiques?
    Les muselières d’entrée de ruche sont elles efficaces pour lutter contre le frelon asiatique et quelle dimension de maille utiliseriez-vous pour la réalisation de celles-ci?
    Cordialement.

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