Les vœux, nous n’y coupons pas ! On craint le formalisme. Ces rites anciens à quoi bon ? Après tout, la plus part d’entre nous furent heureux de fêter Noël, fête depuis les origines de l’humanité qui célébrait le retour de l’allongement des jours. Christianisé, ce rite perdure dans un monde laïc. C’est le signe de la nécessité pour l’homme de se situer dans un univers ordonné et porteur de sens. Et ces fêtes nous rappellent ce besoin de se dire ce qui fait sens pour nous aujourd’hui. En ce début d’année apicole soyons reconnaissants aux présidents et aux animateurs des syndicats, fédérations et unions, du temps qu’ils consacrent au bien commun. Sans ce travail souvent bénévole, sans ces compétences à disposition, l’apiculture serait bien en peine de reconnaissance. Ce n’est pas la seule mode de l’écologie qui rend sympathique un insecte porteur de la peur instinctive de se faire piquer. C’est aussi et surtout le travail incessant de ceux qui ont imaginé et mis en œuvre les campagnes de valorisation de l’abeille, de défense de sa santé et au-delà de la santé de l’homme.