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    Saisons

    Novembre 2013 le froid est là

    Jean RiondetBy Jean Riondet17 novembre 20134 commentaires6 Mins Read

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    Petite déconvenue

    Un ami m’avait acheté chez Icko un porte enfumoir magnétique à coller au dos de la voiture. Intéressante nouveauté qui me permettrait d’éviter d’enfumer la voiture… mais en un mois d’usage quotidien, le porte enfumoir glissant le long de la portière arrière l’a rayé puis un jour passant sur un dos d’âne, un peu rapidement , la pente du parechoc a servi de planche d’envol. Le porte enfumoir et l’enfumoir décollés ! Perdus.
    Un bel enfumoir Dadant, pour moi le plus pratique avec son conduit d’air au centre du fourneau.

    Une innovation fort chère pour un résultat décevant… et le prix sur le catalogue à la hausse…

    Au rucher

    Le froid produit les grappes d’abeilles bloquées sur les plaques de couvain et le miel. A l’ouverture on les voit au fond des rayons prêtes à monter si l’on gratte le sommet. D’autres plus nombreuses ou plus affamées sont au sommet des rayon sous le couvre cadre. Ce week end de mi novembre, j’ai ouvert toutes les ruches et mis sur celles qui étaient en pesée arrière à moins de 17 k un pain de candi tiédi, sans son enveloppe puis j’ai posé dessus une bâche à bulle un peu épaisse et rigide puis mis le couvre cade nourrisseur à bouchon et le toit par dessus. Le couvre cadre bloque bien la bâche et la chaleur y sera maximale. Risque de trop d’humidité ? Oui si la ruche  est peu ventilée en bas, dans ce cas ajouter une cale de 5mm dans chaque angle entre les corps et le plateau de sol.

    Surveiller la diminution du candi tous les 15 jours et noter les colonies grosses consommatrices, elles sont avec trop peu de réserves ou un couvain surabondant, c’est le cas des Buckfast difficiles à mettre en hivernage surtout cette année où nous avons récolté tard et la chaleur de ces dernières semaines a entretenu un couvain très important.

    candi d hiver sur ruche (2)

    candi d hiver sur ruche (3)

     Le congrès de Louvain la Neuve

    Congrès apicole européen, excellent. Des interventions intéressantes et orientées sur le rapport à l’Europe et aux politiques agricoles commune. Le travail de l’apiculteur vise la performance par sélection de colonies en bonne santé, populeuses, donc des reines fortes pondeuses et sélectionnées sur des critères hygiéniques. Mais cette logique conduit à réduire la variabilité génétique des populations d’abeilles. La demande au niveau européen est de maintenir des conservatoire d’abeilles sauvages pour entretenir la variabilité génétique.  Dans cet  esprit, bien que cela aille à l’encontre de la libre circulation des marchandise et des êtres vivants,  il est demandé d’interdire les transferts d’abeilles entre pays disposant encore de races locales protégées d’hybridations avec des abeilles d’importation très éloignées des écotypes locaux à l’image de ce qu’ont mis en place la Slovaquie et la Croatie. Autre demande afin de pousser l’apiculture vers des productions de qualité, vers une transparence accrue sur l’origine des miels, à l’image de l’Italie qui étiquette les origines géographiques des miels en mélange et le pourcentage de chacun. Il est enfin souhaité que le développement de la sélection soit incitée au niveau européen entre sélectionneurs et chercheurs.

    La qualité des miels est au cœur des préoccupations. trop de miels adultérés et difficilement détectables, faux miels qui représenteraient 10% des 300 000 T de miels commercialisés chaque année dans le monde, des miels parasités par des antibiotiques, des levures en quantité qui reflètent de mauvaises conditions  d’extraction, des importations de ces miels par le biais de pays passoires, d’où des contrôles renforcés qui garantissent des miels de qualité.

    Passionnantes présentations sur les travaux de recherche d’abeilles hygiéniques dites VHS. Avec la mise au point proche de critères simples pour caractériser ces lignées dites VHS par un index issu de la morphométrie des nervures des ailes d’abeilles après contrôle de ces lignées sur des caractéristiques génétiques. Des détails intéressants sur les conditions de mesure de cette capacité de nettoyage du couvain operculé mort par congélation. Mesure stable en dehors des périodes de miellée, instable en cours de miellée et donc à faire préférentiellement au printemps avant les grandes miellées.

    Les tables rondes aussi étaient bien construites, j’ai été assister à celle sur le traitement de la cire et les sucres de nourrissement. Les cires d’importation (les amateurs ne recyclent pas leur cire alors qu’ils en consomment d’où d’importantes importations) sont souvent coupées de paraffine, les cires européennes issues des corps contiennent des quantités importantes de résidus de traitements antivarroa en particulier de sorte que seule la cire d’opercules serait à recycler. Les cires sont traitées après plusieurs heures de chauffe à 120°c pour réduire les risques de survie des spores de loque américaine. Est-ce vraiment efficace ? Les spores résisteraient jusqu’à 140°, la durée à 120°c doit en supprimer tout  de même quelques unes, est-ce suffisant ? Les rayons gamma n’ont pas la faveur des apiculteurs mais certains ciriers en traitant ainsi les cire peuvent garantir leur stérilisation absolue. Curieusement la désinfection poussée n’a pas l’air de brancher les apiculteurs pourtant principaux vecteurs des agents infectieux d’une ruche à l’autre. Comment désinfecter efficacement les brosses, les vêtements, les pièces plastiques couvres cadres, nourrisseurs, plateaux de sol ?  Ce n’était pas vraiment leur souci. Mais nous en reparlerons le mois prochain.

    J’en ai aussi retiré que nous avions très peu d’information sur la composition des sucres du commerce, les sucres conformes à la norme européenne N°1  auraient subi un double raffinage et seraient sans maltose. Au cours de cette table ronde, la société COUPLET à BRUNEHAUT-WEZ (Belgique) a présenté un sucre micronisé composé de saccharose et de glucose idéal pour fabriquer des sirops et candis sans cuisson. C’est la poudre utilisée en pâtisserie pour faire les fondants sans cuisson. Son Beefondant est un excellent sucre pour les abeilles sans maltose, issu d’un double raffinage. Pur sucres simples ou directement assimilables par des abeilles, non cuits donc sans HMF, c’est une excellente solution pour tous les types de nourrissement.

    En introduction au congrès la journée d’étude de l’Anercea sur l’élevage des reines avait permis la venue d’un éleveur américain, spécialisé sur la pollinisation (175 $ par ruche, CA 400 000$) et la production de reines (32 000/an dont 80% vendues soit 500 000$), celle d’un chercheur canadien spécialisé sur le développement de méthodes de sélection de lignées VHS et l’exposé des méthodes de sélection d’éleveurs français. Un excellent assemblage de compétences.

    Coté exposants moins d’exposants qu’à Agen me semble-t-il, quelques nouveaux venus d’Europe centrale avec des machines de très bonnes factures, une très belle collection de miels en dégustation de tous les pays d’Europe, un producteur belge de miel crémeux d’une finesse incroyable fruit d’un travail très poussé de la cristallisation dirigée. Et les inévitables matériels pas chers mais aux tôle inox minces et aux régulateurs électroniques fragiles et irréparables…

    Un congrès accueillant et fécond conforme à l’idée que l’on se fait du CARI l’organisateur.

    Jean RIONDET

     

    Jean Riondet
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    4 commentaires

    1. Michel on 18 novembre 2013 9 h 42 min

      Bonjour,
      J’ai vu aussi à Louvain ce porte enfumoir magnétique qui m’a attiré l’œil. L’idée n’est pas mauvaise. (ok, le prix moins). Par contre je pensais plutôt que c’était à placer à l’intérieur du véhicule afin d’éviter qu’il ne se promène lors des méandres de la route. Et pour éviter la contact brûlant de l’enfumoir avec d’autres affaires proches dans la voiture. Je ne l’ai pas acheté parce que l’intérieur de mon coffre est habillé de plastique –> c’est pas l’idéal avec des aimants, même aussi puissants que ceux là! Merci pour cet article.
      Michel.

      Reply
      • jean on 18 novembre 2013 11 h 14 min

        Oui l’idée est bonne et déjà mise en œuvre de manière artisanale, mais c’est pour l’extérieur des véhicule car à l’intérieur il n’y a que des garnitures plastique sauf sur les véhicules utilitaires.
        Jean Riondet

        Reply
    2. Carla on 12 août 2014 18 h 40 min

      L. Delaquerrie8re Richardson dit : 1 juin 2013 e0 04h14 Le proble8me est tre8s actuel en Ontario et alrieuls au Canada. Nos autorite9s gouvernementales prennent l attitude d attendre . donnant aux fermiers le conseil de ne planter les graines couvertes de pesticides (ne9o-nicotinoides) qu aux heures of9 les abeilles sont dans leurs ruches Mon optome9triste, le Dr Alfred Dick, s est lance9 dans l apiculture comme projet de semi-retraite .Il a a e9te9 interviewe9 par VTV (te9le9) il y a une couple de semaines. De9solant. Le lendemain des semailles chez son voisin fermier, ses abeilles e9taient de9soriente9es et mouraient sur le sol comme les deux anne9es pre9ce9dentes..

      Reply
      • jean on 16 août 2014 21 h 26 min

        Oui c’est la mode en France aussi on traite la nuit, les abeilles ne voyant pas clair la nuit elles seraient moins sensibles aux pesticides, elles ne doivent plus voir la tête de mort sur les bidons …, je rigole, mais ces mesures sont tout de même plutôt risibles avec les systémiques.
        Autant on peut le comprendre pour les produits de contact, qui une fois sur les fruits et tombé au sol n’ont plus trop d’effets sur les abeilles qui ne vont pas sur les fruits formés, autant sur les systémiques ce type de mesure est sans effet. Marc Edouard Colin (INRA) a montré que les fongicides systémiques se retrouvaient dans les pollens dont ils empêchaient la fermentation lactique (qui a pour objet de dissoudre la gangue du grain et de le rendre digeste) et on observe des carences en protéines dans les couvains alimentés avec des bouillies issues de ces pollens. Alors on peut traiter la nuit…
        Bon courage
        Jean Riondet

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