C’est le mois de l’élevage, pour certains c’est déjà le mois de la récolte du colza. Ce miel cristallise très vite dans les rayons et devient impossible à extraire. Si l’acacia est présent, l’extraction des miels antérieurs est une nécessité sous peine de mélanges. Rien de plus fâcheux que d’afficher sur ses pots « acacia » et le voir cristalliser. Ce qui ne fait guère sérieux.
Auteur/autrice : Jean Riondet
45 jours avant la date à laquelle on procède au transfert des larves dans les cellules de reines en plastique, on doit booster les colonies pour démarrer la production des bourdons des ruches sélectionnées et des colonies qui serviront d’éleveuses. En fait, pour l’amateur, seules les colonies souches et les éleveuses feront l’objet de son attention.
Cher Collègue,
Comme beaucoup d’entre nous, je suis concerné par la prévention de l’essaimage et j’aimerais faire un essai cette année en appliquant votre méthode. Seulement, afin de ne pas commettre d’erreur au départ, puis-je vous demander quelques compléments d’informations ? En fait j’ai 3 choses à vous demander. 1) lorsque vous écrivez « mettre un cadre de couvain ouvert contenant des oeufs et un cadre de couvain fermé avec leurs abeilles dessus », s’agit-il de cadres de la ruche « à saigner » …? 2) Les 2 cadres de miel et pollen sont-ils pris eux aussi dans cette ruche …? 3) Que se passera-t-il si l’on n’a pas trouvé la reine et qu’elle soit introduite dans la ruchette du nouvel essaim…? D.M.
Après les tourments climatiques de Pâques, avril pourrait être beau et chaud. mais il a mal démaré. Et pourtant, les floraisons explosent, les colonies survivantes aux pressions de toutes sortes qui en affaiblissent la résistance connaissent un très fort développement. Des mortalités massives commencent à être imputées à des traitements « préventifs » en pulvérisation et à des semis de céréales enrobés de pesticides systémiques.
Je ne me substituerai pas aux travaux des scientifiques parus dans les trois revues nationales, Abeilles et Fleurs de l’UNAF, l’Abeille de France du SNA, et la Santé de l’abeille de la FNOSAD. Mais leur lecture et les échanges notamment avec mon ami, sélectionneur en Belgique, Henri Renson me conduisent au propos suivant.
Hier dimanche 3 mars 2008, par un temps très beau et vraiment chaud j’ai ouvert deux ruches et deux ruchettes
Nous sommes au cœur de l’hiver et dans les plaines, janvier fut un peu froid, souvent tiède, les abeilles sortaient en masse. Les abreuvoirs et autres points d’eau ensoleillés les ont vu venir boire, preuve s’il en était besoin que le couvain est bien là. Le vent fut de la partie, vent chaud du sud pour la vallée du Rhône avec quelques tornades. Il est bon de considérer février comme un mois froid et ne pas intervenir sur les ruches de manière intempestive.
Les vœux, nous n’y coupons pas ! On craint le formalisme. Ces rites anciens à quoi bon ? Après tout, la plus part d’entre nous furent heureux de fêter Noël, fête depuis les origines de l’humanité qui célébrait le retour de l’allongement des jours. Christianisé, ce rite perdure dans un monde laïc. C’est le signe de la nécessité pour l’homme de se situer dans un univers ordonné et porteur de sens. Et ces fêtes nous rappellent ce besoin de se dire ce qui fait sens pour nous aujourd’hui. En ce début d’année apicole soyons reconnaissants aux présidents et aux animateurs des syndicats, fédérations et unions, du temps qu’ils consacrent au bien commun. Sans ce travail souvent bénévole, sans ces compétences à disposition, l’apiculture serait bien en peine de reconnaissance. Ce n’est pas la seule mode de l’écologie qui rend sympathique un insecte porteur de la peur instinctive de se faire piquer. C’est aussi et surtout le travail incessant de ceux qui ont imaginé et mis en œuvre les campagnes de valorisation de l’abeille, de défense de sa santé et au-delà de la santé de l’homme.
Le froid est là, par à coups comme toujours en ces périodes avant les grands froids qui sont plutôt en hiver. Les abeilles ne bougent guère, elles consomment leurs réserves. L’apiculteur aussi sera au calme. C’est le temps des assemblées générales des syndicats, où il est bon d’aller soutenir le moral des dirigeants et de profiter des conférences, des échanges et des rencontres en tout genre. Information et formation vont de pair. C’est aussi l’époque des travaux administratifs, payer ses cotisations, ses assurances, bref c’est un moment de dépenses encore. Noël c’est aussi le temps de retrouver ses amis, sa famille, pour fêter la solidarité entre les hommes. Les apiculteurs l’ont souvent manifestée, les abeilles nous rappellent qu’un peu plus de solidarité entre les peuples serait sans doute de bon aloi pour le futur des générations à venir !
Octobre fut beau pour une année pluvieuse, il me rappelle mes années d’étudiant à Paris on arrivait en ce mois et se balader en Solex était un régal. J’ai toujours un souvenir de froid dès le 11 novembre. Les abeilles hivernent véritablement, profitant des quelques journées de soleil d’ici le mois de mars elles sortent pour se délester de leurs matières fécales hors de la ruche. Elles nous rappellent qu’elles hivernent mais qu’elles n’hibernent pas. Elles vivent au ralenti, dégustant leurs provisions estivales, et si le temps reste doux poursuivent l’élevage d’un peu de couvain.