Août ne diffère guère de juillet, les revues font relâche comme beaucoup d’entre nous aux multiples activités. Seuls les professionnels poursuivent inlassablement leur travaux de récolte, de traitement des reines et des essaims, de la vente pour tous ceux qui, sur les marchés et les zones de chalandise, passionnent les touristes.
Auteur/autrice : Jean Riondet
Juillet est le mois des dernières récoltes en bien des endroits. Les miellats que l’on peut encore espérer sur les sapins en particuliers font courir le risque, dans les circonstances présentes d’affaiblissement général des colonies, d’un hivernage massif d’abeilles vieillies par l’ammassage d’un nectar qui leur est défavorable du point de vue nutritionnel. Si pon recherche ce miel il faut alors lui consacrer une partie seulement de son cheptel.
C’est le mois du jour le plus long de l’année. La chaleur est au rendez-vous, les fleurs encore nombreuses en apparence. Ces éléments sont trompeurs. Le couvain atteint le maximum de son développement en principe, mais à une condition : qu’il y ait encore des miellées ! Il y en aura, mais en fin de mois en bien des endroits, sur les châtaigniers. Mais entre la fin de l’acacia et les châtaigniers les abeilles connaissent parfois un petit creux.
J’avais acheté en 1995 l’ouvrage ronéoté de Marc Gatineau sur la ruche populaire de l’abbé Warré. Puis l’ouvrage de l’abbé ayant été réédité je l’ai acquis à son tour, puis récemment celui de Frères et guillaume. Mais je ne m’y étais jamais attelé. La force de l’habitude sans doute. Mais pas seulement. La fragilité des rayons, sauf dans le modèle Gatineau équipé de cadre mobiles, du matériel introuvable en magasin et donc à fabriquer soi même, m’avaient éloigné du procédé.
C’est le mois de l’élevage, pour certains c’est déjà le mois de la récolte du colza. Ce miel cristallise très vite dans les rayons et devient impossible à extraire. Si l’acacia est présent, l’extraction des miels antérieurs est une nécessité sous peine de mélanges. Rien de plus fâcheux que d’afficher sur ses pots « acacia » et le voir cristalliser. Ce qui ne fait guère sérieux.
45 jours avant la date à laquelle on procède au transfert des larves dans les cellules de reines en plastique, on doit booster les colonies pour démarrer la production des bourdons des ruches sélectionnées et des colonies qui serviront d’éleveuses. En fait, pour l’amateur, seules les colonies souches et les éleveuses feront l’objet de son attention.
Cher Collègue,
Comme beaucoup d’entre nous, je suis concerné par la prévention de l’essaimage et j’aimerais faire un essai cette année en appliquant votre méthode. Seulement, afin de ne pas commettre d’erreur au départ, puis-je vous demander quelques compléments d’informations ? En fait j’ai 3 choses à vous demander. 1) lorsque vous écrivez « mettre un cadre de couvain ouvert contenant des oeufs et un cadre de couvain fermé avec leurs abeilles dessus », s’agit-il de cadres de la ruche « à saigner » …? 2) Les 2 cadres de miel et pollen sont-ils pris eux aussi dans cette ruche …? 3) Que se passera-t-il si l’on n’a pas trouvé la reine et qu’elle soit introduite dans la ruchette du nouvel essaim…? D.M.
Après les tourments climatiques de Pâques, avril pourrait être beau et chaud. mais il a mal démaré. Et pourtant, les floraisons explosent, les colonies survivantes aux pressions de toutes sortes qui en affaiblissent la résistance connaissent un très fort développement. Des mortalités massives commencent à être imputées à des traitements « préventifs » en pulvérisation et à des semis de céréales enrobés de pesticides systémiques.
Je ne me substituerai pas aux travaux des scientifiques parus dans les trois revues nationales, Abeilles et Fleurs de l’UNAF, l’Abeille de France du SNA, et la Santé de l’abeille de la FNOSAD. Mais leur lecture et les échanges notamment avec mon ami, sélectionneur en Belgique, Henri Renson me conduisent au propos suivant.
Hier dimanche 3 mars 2008, par un temps très beau et vraiment chaud j’ai ouvert deux ruches et deux ruchettes