Browsing: Conseils mensuels d’apiculture

L’apiculture mois par mois – les conseils de Jean Riondet. Comment devenir apiculteur ?
Jean Riondet délivre chaque mois des conseils basés sur les questions posées par ses stagiaires.
Des conseils pour l’apiculteur, qu’il soit débutant ou confirmé. Ces conseils s’adressent à un apiculteur amateur évidemment.

L’apiculteur doit se former et s’informer en permanence sur l’élevage des abeilles et ses évolutions : traitements, nourrissement, environnement, récolte…
L’apiculture en 2020 n’est plus celle d’avant 1995… tout a changé et produire du miel n’est plus si facile: varroa, pesticides, environnement…

C’est décembre, en fin de mois après une période conséquente de froid, le couvain étant absent, il sera temps de faire un traitement par dégouttement à l’acide oxalique. Le mode d’emploi de l’acide oxalique est tiré du site http://www.apivet.eu/ site de vétérinaires apiculteurs. Les recommandations sont impératives. Pour vous procurer l’acide oxalique adressez vous au vétérinaire de votre GDSA qui vous indiquera la marche à suivre. Et surtout n’oubliez pas de passer de bonnes fêtes !

Le Groupement de défense sanitaire apicole du Rhône en partenariat avec la FNOSAD propose une formation sanitaire sur les abeilles. Retenez la semaine du 22 au 26 octobre 2012

Chacun repoussera le plus longtemps possible la récolte pour avoir un peu de miel cette année. Mais une fois celle-ci faite, le temps des traitements est là. Il faut que Varroa destructor soit destroyed. La survie des colonies en hiver en dépend. La combinaison des pesticides, fongicides, herbicides boostent les maladies normales des abeilles provoquant des états sanitaires déplorables. Cet état funeste ajouté à Varroa, les colonies sont maintenant menacée par l’arrivée de la morte saison. On pense que la survie hivernale des abeilles qui était en moyenne de de 160 jours dans les années 1980 aurait chuté aux alentours de 110 à 120 jours. Ces 30 à 40 jours de perdu amènent les abeilles d’hiver à mourir de vieillesse avant que le couvain n’ait pu se développer de manière significative, c’est à dire que la reproduction de la population ait redémarré. Notre travail jusqu’à la morte saison sera de compenser cette situation délétère. D’abord bien nourrir, puis bien traiter. Les traitements sont d’autant plus efficaces contre varroa que l’état sanitaire des colonies est bon.

Pas même certain que le foin soit de qualité! Les récoltes de miel se font attendre, les miellées sont passées pour de nombreux apiculteurs. Chez nous le tilleul se fait rincer, restera le châtaignier, puis les tournesols… s’ils donnent avant d’espérer du Metcalfa. L’économie apicole 2012 sera aussi maussade que celle de nombre de producteurs de fruits de printemps. Après des ratages conséquents sur les élevages de reines, ils semblent désormais en bonne voie, et les reines nées dans les conditions apocalyptiques de ces dernières semaines ont pu être fécondées car tous les nucléis possèdent du couvain bien serré. A voir si elles le furent correctement.

Après les grandes chaleurs de mars, la fraîcheur revient et avec elle de moindres rentrées de nectar. Les colonies très populeuses comme les plus faibles vont voir s’inverser le raport entre la surface de couvain fermée et celle de couvain ouvert. L’essaimage se met en route.

Henri Renson, un sélectionneur, éleveur Belge s’en est allé. Il était un éleveur passionné de l’abeille Carnica, il avait travaillé et conduit en parallèle plusieurs dizaines de lignées depuis les années 1970, qu’il entretenait et maintenait par une technique de consanguinité élevée qu’il pratiquait par insémination artificielle à l’aide d’un appareil de sa conception particulièrement maniable, il fut ingénieur en mécanique de précision. Ses élèves venaient du monde entier et il a transmis son art à de nombreux professionnels et amateurs éclairés.

Outre ses compétences immenses et une expérience rare, Henri Renson était accueillant, compréhensif et ouvert à toute question, c’était un partageux. Sa générosité le conduisit à céder ses reines à des prix plus que modestes, assurant ainsi une large diffusion de son travail d’une exceptionnelle qualité. Nous avons perdu outre un excellent sélectionneur, un ami et un honnête homme au sens « classique ». Nous pensons à son épouse dont le poids de la solitude sera grand tant ce couple vivait de concert.

Après cette période de vœux un peu convenus, avouons le, profitons en pour nous souhaiter de la curiosité et une soif d’expérimenter. Bien sûr si la santé nous manque, si les deuils nous affectent, si … l’année ne sera pas bonne. Mais si on peut garder un brin d’optimisme, espérons avoir l’occasion de regarder du coté des innovations, des idées nouvelles, des propositions un peu iconoclastes. Répéter les rites du passé est sans doute très rassurant, mais la situation actuelle nous conduit à faire marcher notre imagination.