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L’apiculture mois par mois – les conseils de Jean Riondet. Comment devenir apiculteur ?
Jean Riondet délivre chaque mois des conseils basés sur les questions posées par ses stagiaires.
Des conseils pour l’apiculteur, qu’il soit débutant ou confirmé. Ces conseils s’adressent à un apiculteur amateur évidemment.

L’apiculteur doit se former et s’informer en permanence sur l’élevage des abeilles et ses évolutions : traitements, nourrissement, environnement, récolte…
L’apiculture en 2020 n’est plus celle d’avant 1995… tout a changé et produire du miel n’est plus si facile: varroa, pesticides, environnement…

Décidément les beaux jours ne furent pas au rendez-vous. Une pincée de soleil un samedi et malgré une fraicheur tenace, avec les stagiaries du cours 2009 nous sommes allés ouvrir quelques ruches. De très belles colonies, bien populeuses, mais de couvain presque rien. Ne soyons pas fanfarons, des morts aussi, des nucléis ou essaims trop peu populeux et surtout sans nourriture en conséquence. Des abeilles crevées, la tête dans les alvéoles. Bon exercice pratique pour confirmer « faites ce que je dis pas ce que je fais » ! Mais l’auteur de ces lignes croit toujours que la chance sera avec lui et les peuples trop petits ne sont pas assez souvent réunis. Bonne leçon pour tous.

C’est par ce proverbe de Lozère que l’abbé Germain Barthélémy commençait sa chronique mensuelle de février 1988 qu’il publiait dans la Revue française d’apiculture. Après un mois de janvier froid et humide, février démarre de même, l’allongement très sensible des jours ne doit nous faire oublier que nous sommes au coeur de l’hiver. Le froid est encore là, le soleil des journées claires va pousser les abeilles dehors, le miel commence à être consommé en masse, le pollen en réserve sera utilisé, la ponte de la reine est en route. Attention à la famine !

C’est la nouvelle année, bonne année. Sera-t-elle véritablement bonne ? Sûrement car si nous n’en sommes pas persuadés alors nous aurions déjà arrêté l’apiculture. Donc 2009 sera une bonne année. Prenons les choses comme cela, sinon trop d’évènements dommageables nous conduiraient à penser l’avenir encore plus sombre qu’il ne l’est aujourd’hui. Bien sûr nos vœux, s’ils font partie des choses convenues, n’en restent pas moins un signe d’optimisme, nous ne sommes pas dupes pour autant, 2009 connaîtra son lot de turpitudes, d’échecs, d’inquiétudes, mais nous avons décidé que ce serait une bonne année apicole. Donc faisons en sorte qu’il en soit ainsi ! Pour le reste on fera avec.

Je vous souhaite à tous de fêter dignement cette fin d’année et l’espérance d’une année 2009 humainement meilleure. Malheureusement l’inquiétude pour nombre de nos concitoyens touchés dans leur emploi ou dans leurs revenus est devenu leur seul horizon. Ce temps de Noël est aussi celui du rappel et de la manifestation de la solidarité. Celui du partage avec ceux que nous ne connaissons pas. Peut-on encore espérer ? Dans cette période de grande incertitude quel espoir face aux fatalismes économique ou écologique ? Si l’utopie perd son droit d’être affichée, alors le sens des actions que nous conduisons se perd. L’utopie solitaire s’appelle rêve, l’utopie en acte et collective s’appelle espérance. Ne vous privez pas de fêter cette fin d’année quelles que furent vos joies et surtout vos peines pour qu’une nouvelle soit porteuse d’espoir.

L’élection du Président Obama n’a pas provoqué de fureur hystérique ches les abeilles. Le froid arrive peu à peu, elles se serrent les unes contre les autres, oubliant l’euphorie des beaux jours. Pour se tenir chaud, elles forment une grappe animée d’un lent mouvement. Les abeilles de la périphérie se refroidissant et n’ayant plus de miel à manger s’approchent du centre pour tirer du miel des cellules. Elles dégagent ainsi de la chaleur jusqu’à 31°c au centre de la grappe et un peu plus d’une dizaine en périphérie. L’abeille hiverne ainsi durant de longs mois, ne sortant pour déféquer que les jours de grand soleil et par temps tiède.

Eh oui, Gilles Denis le père du site « ruche-warre.com » vient de publier « La ruche Warré mode d’emploi ». Enfin un vendeur de ruches et d’essaims, qui pense au mode d’emploi du matériel qu’il propose. A commander d’urgence avant la fin du mois

Août ne diffère guère de juillet, les revues font relâche comme beaucoup d’entre nous aux multiples activités. Seuls les professionnels poursuivent inlassablement leur travaux de récolte, de traitement des reines et des essaims, de la vente pour tous ceux qui, sur les marchés et les zones de chalandise, passionnent les touristes.

Juillet est le mois des dernières récoltes en bien des endroits. Les miellats que l’on peut encore espérer sur les sapins en particuliers font courir le risque, dans les circonstances présentes d’affaiblissement général des colonies, d’un hivernage massif d’abeilles vieillies par l’ammassage d’un nectar qui leur est défavorable du point de vue nutritionnel. Si pon recherche ce miel il faut alors lui consacrer une partie seulement de son cheptel.