Close Menu
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Le blog de Jean Riondet - Apiculture
    Facebook X (Twitter) Instagram
    Le blog de Jean Riondet - Apiculture
    Saisons

    Comment traiter en ruche RBC par sublimation

    Jean RiondetBy Jean Riondet17 septembre 20249 commentaires2 Mins Read

    Varroa est un problème compliqué à résoudre. L’usage des seules lanières d’un acaricide quelconque à partir du mois de juillet n’est plus suffisant. Plusieurs types d’interventions sont nécessaires au cours de l’année. La sublimation d’acide oxalique est un procédé très efficace sous certaines conditions et très rapide de mise en œuvre avec les sublimateurs de type Sublimox, Provap, Oxalica, Instanvap…

    Pour les appareils dont le flux de gaz issu de la sublimation de l’acide oxalique sort par un petit tuyau voici comment utiliser ces appareils en ruche RBC.

    Il n’est pas possible de faire rentrer le gaz dans le corps de ruche par l’entrée puisque la chaussure en limite fortement le passage

    La solution est d’ouvrir la ruche et de poser sur le corps un chapeau sorte de couvre cadre de 4 à 5 cm de hauteur doté d’un joint qui possède un trou de 10 mm sur une des parois verticales où sera inséré le bec de l’appareil. Selon la forme de l’appareil, il sera possible de le poser sur une patte qui le tiendra libérant l’applicateur le temps de poser un chapeau sur la ruche suivante.

    Le chapeau est une sorte de couvre cadre étanche fait d’un tasseau de 40 ou 50 mm et d’une plaque de contreplaqué. Il est doté d’un joint en mousse, un trou de 10mm permet de passer le tube en cuivre du sublimateur, une patte supporte l’appareil. La hauteur de ce chapeau est plutôt commandée par la manière dont on pourra fixer la patte pour supporter le sublimateur.

    Il faut mettre une pierre pour éviter un bâillement dû au poids du sublimateur.

    Certains préconisent de faire un trou de 10mm dans la face arrière du corps à un endroit tel que la position du flux de gaz soit bien dans la CH1.

    Avec le chapeau couvre cadre, l’intégralité du corps est baigné dans le gaz, il y a très peu de gaz qui s’en échappe ce qui est toujours bénéfique pour l’applicateur car les masques ne sont jamais parfaitement ajustés.

    Pour ma part avec des batteries de 20 V, 4 Ah et 4 chapeaux, j’arrive en été à traiter 18 ruches par batterie, l’hiver environ 11 ruches.

    Certes il faut ouvrir les ruches ce qui déstabilise la température, l’hygrométrie et la densité du gaz carbonique, mais ce mode d’action est des plus efficaces.

    Jean Riondet
    • Website

    Related Posts

    Noël est au bout de la rue

    24 novembre 2025

    Tropilaelaps un danger imminent

    23 novembre 2025

    Novembre : On peaufine la lutte contre le varroa

    31 octobre 2025

    9 commentaires

    1. itement étanches on 19 septembre 2024 19 h 15 min

      Bonsoir,
      Merci, c’est très clair.
      Mieux que faire un trou qui ne traite qu’une partie de la ruche.
      Je vais adapter la patte de support pour mon système où le chauffage se fait avec une petite bouteille de gaz.
      Je confirme que les masques ne sont pas toujours parfaitement étanches et ne tiennent pas compte de la taille du visage.
      Annie

      Reply
      • Jean Riondet on 26 septembre 2024 13 h 15 min

        Oui vous avez raison avec un support on obtient une bonne protection pour l’opérateur qui peut s’éloigner
        Bonne suite
        JR

        Reply
    2. Jean Pierre Mesnage. on 23 septembre 2024 16 h 27 min

      Bonjour Mr Riondet,

      -Est ce que le traitement par sublimation à l’acide oxalique a une efficacité sur le couvain fermé?
      Je transforme mes ruches en basse consommation.
      -Vu la difficulté de trouver de l’ XLMat, le produit Vounot est il de la même qualité?
      -J’ai installé des nourrisseurs cadre mais, si je pose l’ écharpe en isobulle, je crains que le passage des abeilles dans le nourrisseur soit impossible.Quelle solution adopter?

      Merci pour vos conseils.
      Jean Pierre

      Reply
      • Jean Riondet on 2 octobre 2024 20 h 14 min

        Je n’ai pas trouvé toutes les infos nécessaire, mais je subodore que c’est le même produit. Il est au même prix que chez les revendeurs apicoles.
        JR

        Reply
    3. Jean Pierre Mesnage. on 25 septembre 2024 16 h 05 min

      Bonjour Jean,
      Le traitement à l’AO par sublimation a t’il une efficacité sur le couvain fermé?

      D’autre part,
      Je modifie mes ruches en basse consommation.
      Je voudrais savoir quel est le retrait conseillé entre la face supérieure des cadres et le plan de joint supérieur du corps.
      Selon les schémas de votre livre, il semblerait que le retrait idéal serait 3mm pour que l’écharpe appuyée par le coussin porte à la fois sur les PIHP et la périphérie du corps.
      La réalité dans le commerce est plutôt 8mm.
      Mes ruches ont un retrait de 4mm qui assure une bonne étanchéité mais, interdit aux abeilles d’entrer dans le nourrisseur cadre.
      Dois je rehausser les corps ou grignoter les nourrisseurs?
      Merci pour votre réponse
      JP

      Reply
      • Jean Riondet on 26 septembre 2024 13 h 12 min

        Bonjour,
        Non la sublimation n’atteint pas les varroas protégés par l’opercule de la cellule. Seul l’acide formique est efficace contre les varroas en reproduction dans les cellules de couvain. Le Formic Pro je l’utilise en mai après la récolte de printemps. C’est un bon moment puisque la reproduction du varroa bat son plein et les températures sont inférieures aux 29°C fatidiques. Des collègues qui font des expérimentations contrôlées m’ont indiqué des perturbations dans les colonies dès 25°C. Il semble que l’on puisse utiliser la sublimation plusieurs fois en été suite à l’encagement des reines début juillet avec un traitement 3 semaines plus tard, puis encore une fois en attendant le traitement d’hiver. Bien que le traitement n’ait que 50% d’efficacité dans ce contexte, je trouve que c’est assez performant pour maintenir à un niveau très bas l’infestation qui repart dès que les pillages se mettent en place.
        L’isobulle est assez fragile, j’utilise un pare vapeur qui déborde tout le tour du corps ce qui permet de mettre des baguettes (type brochettes) qui assurent un passage sur la tête des cadres notamment pour accéder au nourrisseur cadre au moment où on souhaite apporter du sirop en masse. On perd en efficacité d’isolation sur la CH1, alors une solution consiste à mettre un nourrisseur cadre sur l’écharpe et faire une fente dans l’écharpe à l’endroit de l’entrée dans le nourrisseur. Une fois les réserves faites on retire le nourrisseur, on referme l’ouverture pour conserver une étanchéité maximale au sommet. C’est la même technique que j’utilise pour nourrir avec un pain de candi si besoin à partir de janvier, il faut enchâsser le pain dans un coussin pour conserver la protection thermique au sommet et éviter toute condensation sous l’écharpe ce qui serait catastrophique.
        Si on veut conserver le nourrisseur cadre c’est possible il faut effectivement opérer une entrée.
        Le produit Vounot semblerait convenir, je ne le connait pas mais je vais ne acheter pour le tester. On voit rapidement s’il convient si les abeilles ne le grignotent pas. Après il y a sa résistance dans le temps, notamment au lève cadre.
        Pour ma part j’ai trouvé un produit pare vapeur qui va bien et surtout il et très résistant Sté REXOR Réf. BK REX P 135 grille extérieur.
        C’est un fabricant de multicouches pour isolation de combles qui me l’a vendu, c’est un film aluminisé, armé, protégé par une couche de vernis, il ne fait que réfléchissant pas isolant comme les produits à bulles
        Compte tenu que les corps ne sont pas tous identiques yc chez un même fournisseur (!) on préconise de raccourcir les PIHP d’environ 15 à 20 mm car parfois les abeilles ne passent pas sous la PIHP centrale qui touche la chaussure.
        A bientôt
        JR

        Reply
    4. Pascal Jacquet on 15 octobre 2024 17 h 49 min

      Bonjour Mr Riondet.
      Merci pour cet astuce.
      J’imaginai retirer la chaussure.
      Vous n’évoquez pas l’écharpe, en toute logique elle est retirée.
      Pour ne pas trop refroidir il est pour moi souhaitable de traiter avec chapeau par des temperatures >= 10 degrés. Conditions qui permettent aussi de traiter par dégouttement. Je m’en refére à votre experience.
      Sinon merci pour vos conseils avisés et la promotion de la RBC

      Reply
      • Jean Riondet on 13 novembre 2024 22 h 47 min

        Si vous traitez en absence de couvain, effectivement dès 10°c on peut ouvrir. Certes on refroidit un peu tout le monde mais comme il n’y a pas de nymphose en cours il n’y aura que peu de désordre pour la colonie. J’ai une anecdote dans un de mes rucher un guignol est venu renverser plusieurs ruches, j’y suis passé je ne sais combien de temps plus tard, mais n’ayant pas plu, j’ai trouvé les colonies resserrées sur des cadres de miel, j’ai tout remis debout et donné des pains de candi. Ces colonies ont survécu et ont démarré très tôt. Ce qui m’a rappelé une pratique ancienne qui consistait à mettre les ruches dites panier sur une brouette au mois de février et de leur faire faire un tour de rucher. Ces colonies, secouées par les chaos du jardin, se disloquaient et lorsque les ruches étaient remises en place, les abeilles se regroupaient, mangeaient du miel pour se réchauffer et produisaient de la gelée royale ce qui relançait la ponte des reine en ces temps où février était le mois le plus froid de l’hiver, les apiculteurs accéléraient de ce fait le redémarrage des colonies.
        Bonne suite

        Reply
      • Jean Riondet on 9 février 2025 14 h 10 min

        Bonjour,
        Je vous réponds tardivement car je n’avais pas vu votre question ! Pardonnez moi.
        Oui il est inutile de retirer la chaussure.
        Oui l’écharpe est retirée le temps du traitmetn qui dure une dizaine de minutes. Il est conseillé de laisser le tout fermé 10 minutes environ le temps que l’AO soit refroidi et bien collé aux abeilles.
        Le sublimateur peut être retiré une fois la minute nécessaire pour que le dégagement du gaz soit total.
        Oui je traite plutôt aux alentours de 10°c ce qui n’a pas d’incidence sur les abeilles puisqu’on ne les mouille pas et qu’il n’y a plus de couvain donc la grappe vit aux alentours de 23/27°C et la sublimation ne les dérange pas.
        Bien cordialement
        JR

        Reply

    Leave A Reply Cancel Reply

    Facebook X (Twitter) Instagram Pinterest
    © 2026 ThemeSphere. Designed by ThemeSphere.

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.

    Go to mobile version