Le blog de Jean Riondet – Apiculture

Février on prépare les ruches

Le webinaire du jeudi 26 février est présenté en fin de ce post

Désolé pour ce post tardif.

Des visiteurs du soir, sans doute passionnés par l’apiculture, sont entrés dans la maison et ont tout cassé. Le gestionnaire du site a dû mobiliser une équipe pour remettre de l’ordre dans toutes les maisons du village qu’il gère.

Ça a pris un peu de temps, beaucoup d’énergie et rendu tout le monde vénère. Merci pour votre patience.

Février est le mois des matériels à peindre, nettoyer, désinfecter.

Peindre ses ruches en blanc est une bonne protection contre les canicules qui ne sont pas près de s’estomper. Les toits en galva seront légèrement poncés puis peints avec une sous couche « métal «  puis peints d’une couche de peinture pour métal.

Quelques pratiques sur la désinfection sont à développer.

Deux manières de désinfecter totalement sont la flamme d’un chalumeau et l’eau de javel.

Tour ce qui peut être passé à la flamme d’un chalumeau est à traiter. Les outils métalliques, les bois des corps ou des plateaux. Le bois doit brunir comme du pain grillé. La propolis et la cire entrent en ébullition, les œufs, larves cachées dans des cocons parfois enfoncés dans un trou dans le bois seront détruits. Les champignons également et les formes résistantes des bactéries dont la très dangereuse loque américaine.

Les spores de la loque américaine peuvent résister jusqu’à 40 ans dans les bois des corps de ruche. J’ai vu des essaims de qualité, achetés au printemps, mis dans les ruches « du Père » au grenier depuis un peu plus de 25 ans, pourrir de la loque américaine en été.

  

Pour les parties plastique il faut d’abord bien gratter et brosser les concrétions de cire et de propolis qui protègent les agents infectieux. Leur passage dans un bain d’eau avec de la lessive de soude durant quelques jours facilite grandement leur nettoyage, un nettoyeur haute pression également. Les bacs dits « à vendange » ont le bon format pour tremper  les plateaux Nicot.

Le nettoyage terminé il est bon de désinfecter les pièces plastique en les baignant 20 minutes dans un bain d’eau additionnée de javel des familles à la dose d’un volume de javel et de 4 volumes d’eau. L’eau de javel est un des très rares biocides qui détruise les spores de la loque américaine, ce que ni l’acide acétique (vinaigre blanc), ni nombre d’ammoniums quaternaires ne font.

A minima changer les plateaux de sol ou les chaussures souillées, en principe en RBC les colonies en bonne santé nettoient les chaussettes qui n’ont aucun déchet, le rayonnement du réfléchissant produit une sensation de chaleur et les abeilles sont actives pour évacuer les détritus, les abeilles mortes.

Les abeilles ont soif

Les Ollas évitent la culture des moustiques tigres

 

Les abreuvois à oiseaux ou à poules aussi

Placer les abreuvoirs en février ets utile pouir habituer les proteuse d’eau àvenir en certains endroits éloignés des maisons. Elles se transemttent l’info de génération en génération

Avec ces moments de chaleur, et la reprise du couvain, les abeilles vont chercher de l’eau pour les bouillies nourricières mais aussi pour liquéfier les candis  qui ont été apportés en cas de crainte sur les réserves. Cela se traduit par l’impression que du nectar rentre dans les ruches, les rayons brillent, en fait elles stockent du sirop de candi dans les alvéoles. On a toutes les chances de retrouver ce sucre dans le miel de printemps si des floraisons abondantes arrivaient avant que les corps ne soient vidés de leur miel d’hiver.

La nourriture fait des va et vient toute la saison entre le haut et le bas des ruches. Une expérience avait été faite par Rayond Zimmer, je crois me souvenir, il avait mis du bleu de méthylène dans un sirop de printemps la couleur a perduré jusqu’à l’automne dans les hausses comme dans le corps malgré les extractions régulières !

Enfin quoi qu’il en soit, il est prudent d’apporter des compléments avec parcimonie et surtout de veiller à bloquer les corps de sirop en septembre pour ne pas avoir d’apports à faire en fin d’hiver. Laisser les colonies évoluer au gré de la météo est sage, sauf risque de famine bien évidemment.

Exception faite pour les éleveurs de reines qui doivent stimuler les productions de couvain tôt en saison. Le bon outil semble être l’apport en février d’une plaque de 400g de candi hyper protéiné faite d’ingrédients végétaux, farines diverses, levure de bière…

Une question m’a été posée sur la manière de retirer les vieux cadres de corps.

La première visite de printemps va nous y aider.

La manière habituelle pour assure la rotation des cadres dans les corps consiste à en faire construire en dehors du nid à couvain dans la CH2 en RBC ou aux extrémités en conduite classique et de les insérer en bordure du nid à couvain lors du développement du couvain. Une fois pondus on inversera un cadre âgé avec ce cadre neuf et à chaque visite on n’hésitera pas à repousser vers une des extrémités ces cadres noircis porteurs d’agents pathogènes.

Une autre période d’évacuation de ces cadres sera au moment de l’encagement des reines pour le traitement à l’acide oxalique en juillet. Tout le couvain ayant disparu on sera en bonne situation pour retirer ces cadres où qu’ils se trouvent dans la ruche. Puis le nourrissement massif qui sera apporté pour relancer la ponte et les stocks permettra des constructions de cire, l’an passé j’ai vu des rayons construits en septembre certaines floraisons ayant apporté du pollen en abondance !

On cire des cadres

N’étant pas dans les ruchers et le temps maussade nous poussant à rester à l’intérieur c’est le moment de « cirer ». Avec des plaques entières de cire gaufrée, avec des 1/2 ou des 1/3 seulement ou avec des amorces voire sans cire gaufrée que choisir ?

Il y a une question de coût naturellement. Une plaque fait 100g en général et le kg de cire gaufrée oscille entre 22 et 30 € du kg selon les fournisseurs et la qualification biologique ou non. On peut se grouper entre apiculteurs pour faire gaufrer sa propre production de cire chez un cirier le cout est alors bien inférieur entre 3 et 5 € le kg. Mais il faut la préparer à partir des opercules récupérés au moment des extractions, ne pas y mettre de la cire de rayons qui contient des agents infectieux et des pesticides et les acaricides contre le Varroa. La cire étant un corps gras, elle stocke les molécules liposolubles, cependant elle ne conserve ni l’acide formique ni l’acide oxalique qui sont solubles dans l’eau.

1ère précaution : moins on met de cire plus il faut que les ruches soient parfaitement à l’horizontal puisque la chaine cirière est soumise à la gravité. Donc pour éviter des rayons qui seraient construits hors du cadre il faut respecter scrupuleusement cette règle, moins vraie avec des cadres totalement cirés.

2nd précaution : en bâtisse libres les rayons sont d’autant mieux construits que l’on est en début de printemps lors des grandes rentrées de pollen qui sont à la base de la production de la cire. Et si vous en mettez 2 l’un à côté de l’autre, ce qui reste possible pour les cadres à jambage toujours mettre les jambages dans le même sens.

3ème précaution : pour obtenir des cadres parfaitement construits en bâtisse libre, les insérer entre 2 cadres bâtis, les abeilles feront moins de constructions surnuméraires. En utilisant l’écartement Hoffmann de 35mm on abaisse encore le niveau de risque. L’écartement Dadant étant de 37,5 mm certains fournisseurs vont même jusqu’à 38 mm ces écarts sont suffisants pour avoir des embiernes.

4ème précaution : ne jamais insérer un cadre à bâtir au milieu du nid à couvain car il sera très vite construit et pondu, mais si le volume des nourrices n’est pas suffisant, elles donneront moins de gelées aux larves et on produit une génération mal foutue ce qui demandera plusieurs cycles de naissances pour récupérer un élevage de qualité. Placer alors les cadres à bâtir au plus loin du nid à couvain les bonnes années ils seront tous construits, les moins bonnes on rapprochera ces cadres du nid, en RBC on peut les mettre contre la PIHP centrale en CH2. Toutefois  si vous craignez un essaimage parce que la colonie pousse trop vite, vous pouvez mettre un cadre à bâtir conte la PIHP centrale dans la CH1, très souvent cela stoppe le risque d’essaimage, mais le repousse dans le temps car trop d’abeilles jeunes d’un coup c’est un déséquilibre démographique qui produit l’essaimage. Pour contrer l’essaimage mieux vaut faire des essaims sur 1 cadre dès que l’on voit  sortir des mâles l’après-midi.

Pourquoi sur 1 cadre en avril ? Pour qu’ils aient plus chaud. 1 cadre de couvain ouvert et fermé avec des œufs, bien couvert d’abeilles, avec 1 bonnet (feuilles de réfléchissant qui coiffe le cadre de couvain sur 10cm de sa hauteur au sommet) mis entre 2 PIHP dans une ruchette au fond fermé avec une feuille de réfléchissant. Il faut ajouter 1 cadre de réserve ou un nourrisseur de candi, puis encore 1PIHP. La ruchette sera fermée par  une feuille de réfléchissant (écharpe), 6 cm d’isolant et un toit bien couvrant les bords. A mettre dans un coin du rucher et à laisser tranquille durant 1 mois. La réussite est quasiment au rendez vous chaque fois.

A partir du 15 mai lorsque les températures sont régulièrement stables et douces, on peut mettre 2 cadres voire plus pour saigner une colonie en fièvre d’essaimage.

Les types de cadres

Cadres Vaysse sans cire gaufrée. Ce système ne nécessite aucune cire 1/4 de la surface est en mâles une fois construit

Non risque de construction en travers oui les abeilles créeront des rayons parallèles

Cadre à baguettes de brochettes                         cadre à jambage amorcé

Cadre à jambage en cours de construction et de ponte

Webinaire du  jeudi 26  février avec Frederic GUILLERAY

Et si le cerveau était la clé pour mieux apprendre et transmettre notre passion pour l’apiculture à nos pairs, à nos enfants, à nos petits enfants ?

 Nous sommes sans doute de bons apiculteurs mais de piètres formateurs !

Comment le cerveau mémorise, comprend et apprend… en apiculture

Former, expliquer, transmettre : trois enjeux, un même outil — le cerveau.
Ce webinaire propose des clés issues des neurosciences pour :
améliorer la mémorisation des savoirs apicoles
renforcer la compréhension des publics non spécialistes
optimiser les apprentissages en rucher école
Des apports concrets pour adapter vos pratiques pédagogiques et renforcer l’impact de vos formations dans vos ruchers école.
Chaque apiculteur vend son miel, ou en donne, avec passion à ses proches, enfants, petits-enfants, amis, élus…. Comment peut-il communiquer sa passion ?

Frédéric Guilleray est Conférencier, formateur, consultant sur l’apport des sciences cognitives pour la formation, le management et l’éducation

Co-fondateur et Vice-Président de l’association Apprendre et Former avec les Sciences Cognitives (www.sciences-cognitives.fr)

A propos de la pétition DUPLOMB bis. C’est reparti

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