Vu l’état des floraisons en maints endroits, les abeilles ont faim, n’oubliez pas de les nourrir avec un sirop léger de l’ordre de 50/50 ou même moins, par 1l à la fois tout au plus de manière à tenir la ponte de la reine.
Nourrir le soir afin d’éviter le pillage. Le faire deux ou trois fois avant la prochaine miellée. Les châtaigniers sont en fleurs dans notre région les abeilles qui récoltent n’ont pas besoin d’être nourries artificiellement, cela va de soi.
Dans ma région de Lyon, nous attendons le tournesol qui a un mois de retard il sera en fleur en août, certains ne dépassent pas 40 cm à ce jour. Le Metcalfa semble s’être bien développé, s’il fait chaud les exsudats des larves seront une ressource nectarifère importante s’il ne pleut pas. Associé à la renouée du japon qui s’étale le long des cours d’eau et zones avoisinantes, l’arrière saison peut nous fournir un miel dit « des forêts » de qualité.
Pour ceux qui ont fait des essaims artificiels ou qui ont récupéré des essaims, ne pas hésiter à les regrouper entre eux ou avec des ruches de production qui ont essaimé pour faire de bonnes colonies populeuses.
Pour les essaims de gouttière (d’origine inconnue) pensez à prévoir un changement des reines soit maintenant soir à l’automne.
6 jullet 2013
Jean Riondet
13 commentaires
bonjour,
pour éviter les parasites,vous conseillez dans votre livre de mettre une hausse vide juste sous le couvercle étanche alors que dans votre commentaire de juin juillet c’est l’inverse,on pose d’abord une hausse vide.
la quelle est la bonne solution? peut être les 2?
ps . cette année avec seulement 2 ruches qui marchaient bien ,j’ai récolté 45kg de miel principalement de l’acacia
Oui il y a deux manières de faire avec le soufre contre les teignes. Soit on fait une pile de hausses et on fait bruler la mèche soufrée au sommet d’où la hausse vide pour y mettre une boite de conserve et y faire bruler la mèche soufrée, cette méthode suppose que l’on puisse faire l’opération là où la pile de hausse sera rangée et donc dans un endroit ventilé pour que le dioxyde de soufre s’évacue sans intoxiquer l’apiculteur, on répète l’opération sur place 10 jours plus tard, on n’a donc pas de déplacement des hausses à faire. Le gaz en se refroidissant descend dans les hausses, c’est un gaz lourd.
L’autre méthode consiste à faire le traitement dehors et donc on met la mèche soufrée au sol c’est plus simple et sans risque de mettre le feu si on met entre la mèche et les hausses un corps vide. Le gaz chaud monte. Puis on range ses hausses que l’on doit ressortir pour refaire l’opération 10 jours plus tard.
Cordialement.
Jean RIONDET
Bonjour,
Vous conseillez de commencer les traitements au thymol en juillet, dans le cas d’une année tardive comme cette année, jusqu’à quand est-il raisonnable de décaler la récolte, pour pouvoir traiter après celle-ci sans prendre des risques sur la survie des colonies ?
Cordialement
Oui cette année est un peu particulière, mais rappelez-vous l’an passé nous avons eu du couvain dans les colonies de notre région de Lyon jusqu’au mois de février de cette année. Donc pour l’heure, attendre que les grandes floraisons des tournesols s’achèvent, elles débutent actuellement près de mes ruchers, puis d’ici trois semaines environ, lever les hausses et traiter contre varroa au Thymol. Et du varroa il y en a. Le traitement à l’Apivar sera décalé d’autant.
Avec les chaleurs automnales que nous avons ces dernières années, il n’est pas certain que les traitements soient très efficaces car c’est la combinaison des molécules chimiques et de l’arrêt de ponte qui donne les meilleurs résultats. Mais nous n’avons guère d’autres choix.
Cordialement
Jean Riondet
bjr, je débute en apiculture depuis le mois de mars, j’habite ds le sud-est mes ruches (2) sont ont pleines garrigues; mon souci c’est que j’ai posé les hausses avec grilles à reines depuis le 23/06/2013 et rien pas une goutte de miel et pourtant les abeilles sont présentes dans les hausses??? alors où est mon erreur
merci par avance de vos conseils.
Certaines races sont sensibles aux grilles à reine en plastique d’autres aux grilles en métal, d’autres n’aiment pas du tout les grilles à reine. Mais en général on n’a pas de problème sauf cette année où les populations étant trop petites jusqu’en juillet et le nectar trop rare, elles n’avaient rien à faire dans les hausses. Dès que les populations arrivent à un bon développement et si le nectar coule à flot, elles utilisent la hausse. Seules les régions où le nectar fut abondant en aout les hausses se sont remplies : ronces, tournesol, miellats divers, renouée du japon… mais le thym, l’acacia, le colza, l’aubépine, les fruitiers… sont le grands absents de 2013.
Jean RIONDET
Bonsoir Monsieur,
J’ai un soucis actuellement sur 2 ruchettes avec des reines de l’année qui ont contracté la loque européenne.
J’ai effectué pour chacune un transfert de ruchette avec cires neuves mais une semaine après je retrouve de nouveau du couvain malade. Le hic c’est que les populations d’abeilles diminuent (sur 2 ou 3 cadres maintenant).
J’avoue que refaire un nouveau transfert risque de fragiliser encore ces essaims, qui du coup n’arrivent plus a se renouveler et la perspective de devoir détruire ces essaims me donne un peu une boule au ventre.
Faut il les nourrir avec des galettes de pâte protéinée comme il est indiqué dans l’ouvrage « élevage de reines » de G. Fert ? Mais je n’ai pas de pollen.
Je suis assez désemparé et je précise aussi que je débute en apiculture…
En attendant de vos nouvelles, je vais continuer de vous lire.
Bien sincèrement.
D Rossignol
Oui il faut d’abord nourrir avec des protéines végétales, le pollen de préférence mais en l’absence apporter des levures de bière lyophilisées (rayon diététique des épiceries) environ 3% dans du sirop 50/50 ou dans des pâtes protéinées comme l’indique G Fert. Il faut nourrir au sirop très régulièrement car ces populations sont pauvres en butineuses, il faut que al reine reprenne sa ponte au plus vite et que la dynamique de la population reparte, sinon la décroissance est inéluctable. En Suisse où la loque européenne est considéré comme un fléau sanitaire, la destruction systémique des colonies est la seule voie autorisée.
J. Riondet
Bonjour.
Je suis un peu inquiet : j’avais mes ruches à côté d’une immense prairie de 15 ha, qui sont aujourd’hui en maïs. Que dois-je demander au propriétaire pour être sûr que son maïs ne soit pas néfaste pour mes abeilles ?
Cordialement,
Philippe
Les maïs non toxiques pour les abeilles sont ceux qui ne sont pas traités avec des produits systémiques (graines enrobées ou traitement aérien) avec des produits systémiques : clothianidine, imidaclopride, thiaméthoxame, fipronil, ces molécules sont particulièrement toxiques car elles ne provoquent pas de mortalité brutale, mais un affaiblissement lent des colonie du fait d’un raccourcissement de la durée de vie des abeilles par synergie de ces produits avec des agents infectieux naturellement présents dans les colonies. Ces produits permettent à ces agents infectieux de de venir pathogènes. Vous avez aussi toute la panoplie des produits de contacts très toxiques si les abeilles entrent en contact avec, qui sont des neurotoxiques et qui provoquent des mortalités massives de butineuses. En principe les agriculteurs respectueux de l’environnement traitent en dehors des périodes de présence des abeilles sur ces plantes. Ces mortalités sont très visibles et d’impact plus modéré que les systémiques qui eux peuvent intoxiquer également les larves par le biais des bouillies larvaires.
Jean RIONDET
En lisant çà et là vos articles, je constate l’évolution de votre raisonnement qui consiste à se dire :
– En amateur, je cherche à élever mes abeilles dans les meilleures conditions, à produire un miel propre et sain, ….et pour traiter le varroa, j’introduis des pesticides dans les ruches ? quelle contradiction vous dites vous et vous cherchez des solutions alternatives.
Nous sommes nombreux à penser ainsi, donc ma récolte étant faite, et pas de transhumance en perspective, je souhaite faire au plus tôt un traitement à l’acide formique. Alors, quand et quel procédé de diffusion a votre préférence : buvard ou diffuseur lent et lequel ?
BZZzzz
Il semblerait que les traitements flash soient les moins toxiques pour les reines en particulier. On utilise un sopalin un peu épais sur lequel on verse les 30 ml d’acide formique.Un autre traitements à quelques jours d’intervalles (2 ou 3) puis répéter l’opération trois semaines plus tard. Le abeilles sortent le appier en quelques heurs. C’est un traitement d’ambiance, les vapeurs de l’acide se rependent de manière variable selon la température, la pression atmosphérique, l’humidité de l’air. Les résultats sont donc eux aussi variables de ce fait. Un traitement à l’acide oxalique s’impose en absence de couvain en décembre ou janvier selon les lieux, si le couvain est toujours présent il, faut provoquer un arrêt de ponte en encageant la reine sur un cadre dans un coin de la ruche puis attendre trois semaines, que tout le couvain soit né, traiter, retirer la reine et son cadre, la remettre dans la colonie et détruire le cadre de couvain où elle se trouvait. Ce protocole serait à adapter aux conditions locales de reproduction des abeilles, mais c’est semble-t-il ce type de démarche qui serait une voie d’avenir possible; l’acide formique doit être utilisé à la dose de 30 ml par ruche à la concentration de 60%, c’est un acide très dangereux, donc à utiliser avec des gants estampillés chimie, (il pénètre les gants de ménage) et un masque pour respirer dans les vapeurs de chimie sinon les poumons sont attaqués par ces vapeurs… Si ce type de protocole se généralisait on ferait préparer par un laboratoire de produits pharmaceutiques des ampoules dosées à 30 ml d’acide à 60%, ce type de conditionnement serait alors à faible risque pour l’apiculteur. Ce sont ces types d’ampoules, mais d’eau distillée, que les infirmières à domicile utilisent pour les dilutions des produits injectables vendus en poudre.
Jean RIONDET
Bonjour
Tout d’abord merci pour tous les conseils que vous prodiguez sur ce site et à travers vos ouvrages. Je possède 5 ruches en Ile de France, les principales miellées sont terminées et je viens de récolter le miel. En visitant les ruches, je me suis aperçu que 2 d’entre elles n’avaient que très peu de couvain et l’autre pas du tout bien qu’il y ait dans ces 3 ruches, une forte population, du pollen et du miel. Que doit on en penser, doit-on stimuler la ponte de la reine avec du sirop léger ? Que penser du cas de ruches ayant en cette saison (nous sommes le 16 août) une forte population, des réserves de pollen et de miel et pas ou presque pas de couvain ?
merci pour votre réponse
Christian