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    Saisons

    Noël est au bout de la rue

    Jean RiondetBy Jean Riondet24 novembre 2025Updated:18 février 2026Aucun commentaire6 Mins Read

    La présentation du webinaire du jeudi 4 décembre est en fin de ce post.

    Les fêtes approchent avec leurs lots de réjouissances dans l’espérance.

    C’est aussi le temps des cadeaux et pour orienter vos choix voici quelques suggestions :

    Du coté des livres n’étant jamais mieux servi que par soi même …

    Pour sortir de la technologie apicole et s’ouvrir sur l’environnement voici deux ouvrages qui mêlent des connaissances sur les plantes, sur la biologie des abeilles et de la colonie, sur les comportements des insectes pollinisateurs et de leurs interaction historiques avec les fleurs. Les insectes pollinisateurs sont de l’ordre du vivant mais aussi de l’ordre des végétaux. Leurs existences sont intimement liées l’un n’existe pas sans l’autre. On pourrait évoquer une complicité ontologique.

    Ces ouvrages intéressent bien au delà des apiculteurs, surtout pour ceux qui recherchent des arbres ou des plantes susceptibles de résister à la chaleur et à la sécheresse. Ces auteurs nous font découvrir qu’il en existe sur notre sol, certes cachés dans des pépinières, ce sont des importations, le plus souvent d’Asie, réalisées au cours du 19° siècle et que l’on trouve dans les jardins d’acclimatation.

    « De la fleur au miel -Au cœur de la fleur, complice de l’abeille et de l’apiculteur » superbe description fine de la connivence abeilles / fleurs d’Hubert Guerriat et « Des arbres pour le futur – Mémento du planteur pour 2050 » d’Yves Darricau

    Pour se former, l’ouvrage incontournable de Jürgen Tautz « L’étonnante abeille » la meilleure synthèse des connaissances actuelles sur l’abeille et la colonie le « super-organisme » des abeilles.

    Une introduction à la connaissance des abeilles et de l’apiculture d’Yves Berthaud « Connaissance des abeilles ».

    Et pour terminer un petit opuscule sur la manière de conduire les traitements contre le varroa avec des médicaments à base d’acides organiques et même un protocole sans aucun traitement basé sur la seule maitrise du cycle de reproduction du varroa par Aleksandar Uzunov, Martin Gabel, Ralph Bücler, « Summer Brood Interruption for Vital Honey Bee Colonies – Towards suitainable varroa control using biotechnical methods » l’original est en allemand « Sommerbrutpausen für vitale Bienenvölker » disponibles sur Internet.

    Et pour les amoureux de la technique, l’enfumoir électronique Zéphyr à allumage quasi instantanné, longue durée d’usage entre deux recharges, matériel robuste, ergonomique et sécurisé. Production française.

    Chez NumericBees : https://www.numericbees.com/fr/

    Au rucher en décembre

    On surveille le poids des ruches, leur évolution depuis un mois et on refera la mesure dans un mois et la mesure sera plus rapprochée pour les colonies dont on doute de l’état. Dans toutes les zones froides, les colonies ont cessé d’entretenir la ponte de leur reine. Chez moi ce fut dès le mois d’octobre alors qu’il faisait bon et les rentrées de pollen incessantes ! J’ai stoppé l’encagement des reines moins de 3 semaines après car le couvain était déjà en cours de régression lors de l’encagement.

    Est-ce un effet de la pression du frelon, je ne saurai l’exclure car certaines colonies blindées de miel et d’abeilles ont fondu. Les réserves ont diminué de moitié en un mois, le volume des abeilles a régressé de manière drastique à tel point que j’ai déplacé un cadre vide d’abeilles de la CH1 vers la CH2 dans plusieurs ruches, en particulier dans les petits ruchers où toutes les ruches sont visitées par les frelons alors que dans les ruchers importants d’une vingtaine de ruches certaines ruches sont davantage agressées que d’autres.

    Il faut retenir que le volume d’abeille en CH1 doit être celui qui permet aux abeilles de couvrir la totalité des cadres sur toute la hauteur et la chaleur dégagée par leur seul mouvement ordinaire suffit pour tenir la température requise pour le groupe. La disparition du couvain assure une très faible consommation de miel car le chauffer n’est plus une activité nécessaire.

    Avoir opté pour l’encagement des reines et faire un traitement hivernal en étant certain de l’absence de couvain oblige à ouvrir les ruches aux moments où la température le permet et on observe notamment l’état de la colonie du point de vue de l’occupation de l’espace. Ce jeu sur le volume de la CH1 avec les PIHP permet d’éviter le grappage de la colonie, technique de survie forte consommatrice de miel pour tenir la chaleur du groupe.

    Une bonne gestion de la CH1 en RBC améliore la dispersion sur toutes les abeilles des médicaments à base d’acide oxalique puisque l’on est en absence de grappage. En utilisant la sublimation on ne risque pas de relancer la ponte de la reine ce que la pratique du dégouttement peut provoquer.

    Sublimation par le sommet du corps avec un chapeau qui évite d’utiliser l’entrée en RBC. La conservation du gaz à l’intérieur de la ruche est bien meilleure qu’une sublimation par l’entrée avec une ruche classique.

    L’arrivée du varroa a rendu l’apiculture très technique du fait, en particulier, des résistances aux médicaments apparues chez les acariens et de la complexité accrue des méthodes de traitement selon des calendriers strictes et de contrôle des résultats obtenus contre ce fléau. La formation est devenue une exigence.

    Le frelon « à pattes jaunes » impose de nouveaux investissements et des piégeages sous contrainte de ne pas entamer la survie des frelons européens. On est dans le champ de l’injonction paradoxale, car piéger un frelon d’une espèce sans prendre l’autre très voisine du point de vue de la taille rend les pièges sélectif peu efficaces contre le frelon à pattes jaunes. Le champ de la recherche est ouvert sur ce sujet. La lutte contre ce fléau est à redoubler d’intensité, les décrets de la loi du 14 mars 2025 instaurant un plan national de lutte contre le frelon à pattes jaunes ne sont toujours pas pris, c’est inadmissible. On assiste à un abandon très important de l’apiculture dans les zones fortement infestées, sans solution efficace et à bas coût contre cet envahisseur l’apiculture sera totalement sinistrée.

    https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051329052

    Le webinaire du jeudi 4 décembre :

    « L’ADN environnemental : une nouvelle méthode pour mieux protéger et valoriser nos miels »

    avec Benjamin Poirot Dr du bureau d’études APINOV

    La fraude au miel est un problème majeur pour les apiculteurs et les consommateurs. Les méthodes classiques de contrôle (analyses chimiques, isotopes, pollen) donnent déjà des informations utiles, mais restent parfois insuffisantes pour détecter certains cas de fraude. L’ADN environnemental (eDNA) est une approche innovante qui permet de retrouver l’empreinte des plantes visitées par les abeilles et donc de vérifier l’origine botanique et géographique du miel. Nous verrons à travers des exemples concrets, notamment aux Caraïbes, comment cette méthode complète les outils existants. Ces résultats sont issus de travaux présentés à Apimondia et d’un article scientifique à paraître

    https://us02web.zoom.us/j/89773345550?pwd=1Vq8wBj9ki1GpcJg9rHkcJ6qnESR7U.1

    20h30 ouverture de la salle virtuelle

    20h45 début des échanges

    Bon Noël tant pour les petits que pour les grands!

    Jean Riondet
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