Octobre c’est l’automne

Un mois aux couleurs magnifiques les feuillages de vert passent au roux, doré, jaune, rouge … les dernières floraisons apportent aux colonies des ressources inestimables. Le lierre envahit les corps, l’odeur est si forte dans les ruchers que l’on se demande où les abeilles on put en trouver autant.

Certains apiculteurs se sont étonnés d’avoir des absences de couvain dans leurs colonies. Ce ne sont pas obligatoirement des pertes de reines mais le blocage de leur ponte par stockage du nectar dans les cellules des nouvelles nées. C’est aussi un apport de pollen conséquent qui sera bien utile en janvier lors de la reprise de la ponte des reines.

Traiter ?

Vous découvrez des colonies en blocage de ponte ? Profitez en pour traiter contre varroa par dégouttement, deux traitements entre 4 et 7 jours d’intervalle. il faut saisir toutes les occasions pour lui faire la peau. Quel risque pour les abeilles ? Certes aucune médication efficace n’est sans danger pour l’hôte, mais entre deux maux il faut choisir le moindre, le pire étant varroa.

Nourrir ?

En principe non car les réserve sont faites ou en cours avec les lierres et autres fleurs notamment les « Cultures intermédiaires pièges à nitrates ». Chez moi c’est la moutarde blanche qui donne des fleurs jaunes, souvent confondue avec du colza.

Il faut laisser les abeilles vivre leur vie et donner aux jeunes abeilles à venir aucune occasion de concentrer du nectar ou du sirop ce qui les fait vieillir et notamment les empêchent de développer des coprs gras conséquents, indispensables pour relance ra la ponte de la reine en Janvier ou février.

En cas de manque de provision il sera toujours temps de leur apporter du candi au moment opportun c’est à dire pas avant décembre la plus part du temps et le plus communément en janvier avec des candis protéinés pour accompagner la reprise de la ponte.

Oui nous devrons accompagner la reprise de la ponte car il nous faut des colonies de plus en plus puissantes tôt en saison du fait des décalages de floraisons observés depuis plusieurs années. En ce sens l’apiculture est devenue une véritable discipline d’éleveur.

Mais … dans le cas où l’on souhaite apporter des compléments alimentaires pour améliorer l’état intestinal de abeilles et les produits ne manquent pas au moins au niveau publicitaire, on apportera un sirop avec ces compléments par dose de 200 ml à 250 ml soit entre un verre et un verre et demi (ou un pot de miel de 250 g de volume 200 ml) amenés à al température de 25°c au maximum pour éviter les dégradations de ces produits par al chaleur. Si le liquide descend en dessous de 15°c les abeilles ne peuvent plus le prendre car trop froid.

Le fait de mettre un nourrisseur cadre dans le corps de la ruche est une solution élégante car le sirop se refroidit moins vite et la succion de ce lui-ci par les abeilles dégage une très grosse quantité de chaleur. Le corps de l’abeille peut atteindre 39°c en cette circonstance. Autant permettre à cette énergie de rester dans la ruche.

34°c abeilles en train de sucer du sirop dans une bouteille installée dans une ruche

(photo M Guillemain)

Peser les ruches

C’est le meilleur indicateur pour suivre l’évolution des colonies sans les ouvrir. les manières de procéder sont nombreuses. Le plus simple et le moins onéreux sera d’acheter un peson électronique (de qualité toutefois) entre 30 et 50 € les modèles permettent de mesurer au moins jusqu’à 40kg et résisteront aux mauvais traitements de l’apiculteur. On fera une pesée partielle d’un coté puis de l’autre et la somme des deux nous donne le poids total.

Comment peser d’un coté puis de l’autre ? Personnellement j’installe des poignées « caisse de munitions » sur mes ruches car c’est tellement plus commode pour les manipuler ! Chaque poignée permet une pesée partielle.

Il existe aussi des dispositifs que l’on glisse sous chacun des cotés alternativement et on peut y accrocher le peson.

Avec un pèse personne ça marche aussi

Quel poids doit-on atteindre ?

Selon la taille de la colonie et selon leur niveau de remplissage, il faut, dit-on, de 12 à 18 kg de miel pour passer l’hiver. C’est à dire entre 3 et 5 cadres de miel.

Mais si vous avez fortement isolé vos colonies vous gagnez 1 voire 2 cadres de provisions pour passer la morte saison. C’est une économie de moyens et en usure des colonies, on peut ainsi conserver davantage d’abeilles « jeunes » pour la reprise de la ponte en plein hiver.

Réduire très fortement les entrées

Avec les périodes de froids, de vent qui s’annoncent il est bon de réduire très fortement les turbulences du vent dans les ruches.

Le premier niveau de protection sera de fermer les entrées sur les 4/5 de la longueur de la portière et de ne laisser entrer les abeilles qu’à l’opposé de leurs habitudes. Les abeilles rentrent en masse là où se trouve le nid à couvain ce qui est désormais particulièrement visible. Bloquer le vent au niveau du nid à couvain est une source d’économies en calories pour maintenir la température sur les nymphes.

Un complément serait de mettre une baguette de bois sur le plateau de sol en retrait de 1cm par rapport à la face avant, pour faire un coupe vent .

La trace jaune se trouve à l’extérieur du corps, on voit la position du coupe-vent en retrait de la face avant du corps

On peut aussi poser le corps sur une hausse vide (ou non de cadres). C’est un bon coupe vent est une sécurité pour qui ne sait trop surveiller ses colonies au printemps. Cette hausse constitue un sas d’expansion de la colonie où les abeilles cirières pourront s’activer le moment venu en l’absence de hausses placées au sommet.

Et si on parlait de Noël ?

Un de nos collègue lyonnais a mis au point un enfumoir à ventilation électrique.

Marche forcée

Par rapport aux modèles du marché, outre sa robustesse et les sécurités dont il est doté, il possède une ergonomie remarquable, il se tient exactement comme nos modèles classiques, l’appareil étant dans le prolongement de la main sans faux mouvement.
J’en expérimente un depuis 2 ans, utilisé de manière quasi quotidienne en saison. Il n’a jamais défailli.

Bilan : je suis réconcilié avec l’enfumoir ! Ce truc qui n’a pas évolué depuis 150 ans et qui fume bien… lorsque les visites sont achevées.

Désormais plus de problème d’allumage ça marche tout seul.

Le mien de base 2 ans d’âge
Le modèle Pro

En acier inox, doté d’une batterie qui dure a minima 10 jours en usage intensif, Il se charge avec un câble USBC

Hauteur 30 cm pour le modèle de base et 35 cm pour le modèle Pro

Le poids est d’une centaine de grammes au dessus des modèles classiques avec soufflet de qualité !

Il possède une position démarrage à la verticale et une position rucher où il démarre lorsqu’on le penche.

Les voyants indiquent le niveau de charge, marche, arrêt.

Côté sécurité, le temps de marche de la soufflerie n’excède pas 90 secondes pour éviter un emballement du combustible et un risque d’incendie.

Il suffit de le pencher ou de le redresser pour la remise en route en cas de besoin excédant la minute et demie de marche.

Un voyant indique le moment où la batterie étant vide aucun usage n’est plus possible afin d’éviter la détérioration de celle-ci en cas de vide total.

Au sommet du boitier deux tasseaux assurent une prise en main confortable.

Prix 99 € le modèle de base, 120 € le modèle Pro. Pour un envoi compter 6,40€.

Vendu sur Internet par Numericbees : https://www.numericbees.com/

Bouton de commande allumage, 0, rucher
Ventilation
Position rucher : enfumage
Allumage
Livré avec son chargeur
En charge

Auteur Jean Riondet

Apiculteur de longue date, Jean Riondet est un passionné qui aime apprendre et transmettre. Parallèlement à l’entretien de ses ruches, il enseigne l’apiculture depuis plus de 35 ans dans la région lyonnaise. Auteur d’un premier ouvrage, Un rucher dans mon jardin (Nathan, 1995), il rédige depuis l'an 2000 diverses rubriques d'abord dans la revue Abeilles et fleurs, puis dans la revue L'abeille de France. Il anime le blog de conseils apicoles sur Beehoo. Ses ouvrages actuellement disponibles : L'apiculture mois par mois - Le Rucher durable - Installer un premier rucher - Élever ses reines, trois méthodes simples. Il participe activement au Groupement d'action sanitaire apicole du Rhône (GASAR) qui assure la formation continue des apiculteurs du Rhône https://gasarhone.fr/ Jean Riondet est chevalier dans l'ordre du Mérite agricole

4 résponses de Octobre c’est l’automne

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