
Au rucher
La pluie et le froid qui dominent appellent à une surveillance accrue. Les colonies auront été resserrées, et pour ceux qui ne l’auraient pas encore fait l’utilisation de partitions réfléchissantes est à envisager. Pour maintenant ou pour l’an prochain.
C’est Marc Guillemain, apiculteur de la région d’Auxerre, qui décrit dans la revue Info-reines de l’Anercea, ce type de partition qu’il a imaginé. Présenté à un chercheur Ukrainien en apiculture il a développé ce principe dans son pays qui a réservé à cette innovation un immense succès.
Nous sommes plusieurs de notre groupement à utiliser tout ou partie de ce procédé, c’est très efficace, les consommations de miel sont moindre semble-t-il. Marc Guillemain affirme ne plus devoir nourrir en hiver.
Les récoltes très tardives se traduisent souvent par des réserves nettement insuffisantes. Inutile de vouloir les faire faire aux abeilles, le risque est de faire vieillir rapidement des abeilles nouvellement nées qui devraient être préservées jusqu’en février prochain pour démarre le couvain 2017.
On apportera donc des candis protéinés tant que l’on espère voir du couvain, puis pur sucre par la suite. Le candi se met directement sur la tête des cadres, sur les abeilles, il sera pris par les abeilles comme du miel et de préférence au miel operculé.
On préserve ainsi les stocks de miel et de pollen nécessaires pour les froides périodes d’avril ou de début mai en particulier dans les régions où le colza n’est pas la ressource majeure de ce moment. Le candi sera assez sec de manière à ce qu’il ne coule pas sur les abeilles. Recouvert d’un plastique translucide, son enveloppe propre enlevée, on voit au travers de cette couverture l’état de la consommation et on peut aisément en glisser un nouveau pain une fois le précédent consommé. Le candi est hygroscopique, l’humidité de la ruche suffit à le ramollir pour les abeilles, elles n’ont pas de dents elles sucent un sirop fut-il très épais.
Certains professionnels posent le candi sur un trou fait dans le couvre cadre. La distance entre la tête des cadres et le candi n’est franchissable par les abeilles que si la grappe est suffisamment importante et la chaleur dégagée suffisante pour un tel « voyage ». Les colonies qui ne survivent pas l’hiver à cet exercice sont considérées comme des non valeurs qu’il eut été inutile de se battre pour les faire survivre.
Une excellente synthèse sur le sujet du nourrissement :
http://www.parole-apiculteur.fr/nouvelle-enquete-le-nourrissement-de-labeille/
Côté de la recherche Une manifestation à l’Université d’Avignon sous la houlette de l’INRA le 15 novembre prochain : http://www6.inra.fr/ciag/CIAg-Agriculture/Abeilles
Côté réglementaire Avec ce lien vous accédez au dernier arrêté au sujet de la télé-déclaration en ligne de vos ruches. https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033221539&dateTexte=&categorieLien=id
Jean RIONDET