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    Saisons

    Octobre le mois de toutes les complexités

    Jean RiondetBy Jean Riondet7 octobre 20248 commentaires12 Mins Read

    Le webinaire de ce mois aura lieu le jeudi 24 octobre à 20h45 puisque le dernier du mois est à la veille de la Toussaint grand moment des transhumances du retour aux sources.

    Thème « Trucs et astuces avec les ruches RBC et les autres par Jean Riondet »

    https://us02web.zoom.us/j/85745572544?pwd=gcRo6AsqffkUtbOdz6YDGNPQdR3loG.1

    J’ai vu que les cultivateurs ont semé de la moutarde blanche il y a un mois sur les champs de céréales de cette année. Les fleurs commencent depuis le début du mois d’octobre, les couvains vont reprendre de la vigueur avec les rentrés de pollens et de nectars. Cette culture piège à nitrates est à la fois une bénédiction pour apporter de la ressource pollinique au moment où cesse progressivement le lierre mais une catastrophe si elle dure longtemps car cela entretient le couvain.

    Le froid viendra-t-il nous aider pour provoquer une rupture de couvain. La rupture naturelle risque de ne pas être au rendez-vous cet automne. Vu l’importance du traitement contre Varroa en cette période, je ferai un encagement des reines d’ici la fin du mois d’octobre si le temps le permet et le traitement au décagement au début du mois de décembre. Faire un traitement à base d’acide oxalique est une assurance pour réussir un bon nettoyage de cet acarien.

    Réaliser un encagement à ce moment de l’année serait sans doute moins perturbant pour les colonies dans la mesure où empêcher la reine de pondre se situe dans le timing du cycle de développement de la colonie. Les expériences des italiens en la matière seraient plutôt concluantes sur le très faible taux de mortalité des reines ou de leur absence de reprise de ponte en décembre / janvier.

    Les colonie sont moins populeuses et la recherche de la reine moins complexe. Surtout si on a resserré les colonies sur une chambre 1 de petite taille.

    Quelques centimes
    Quelques euros

    L’incertitude sur le temps à venir nous interroge sur la conduite à tenir. Rater le traitement d’automne c’est mettre en cause la santé de nos colonies en 2025. Il faut s’armer de patience et être disponible au moment des jours adaptés à une telle opération. A voir si c’est réalisable.

    Les frelons en octobre

    Dans les pièges on commence à voir de très gros frelons, dits à pattes jaunes, on ne saurait dire si ce sont de futures fondatrices ou des ouvrières. Le Muséum National d’Histoire Naturel nous indique qu’il est quasiment impossible sans appareils spéciaux, en ce moment de l’année, de distinguer les femelles futures fondatrices des ouvrières. On les attire avec des appâts sucrés. Cet indice laisse penser que parmi ces visiteuses des ruches on doit trouver de futures fondatrices qui se préparent à l’hivernage. Le piégeage devrait toucher cette partie de la population. Espérons que ce soit pertinent.

    Pour protéger mes ruches j’ai mis des muselières à tubes et essayé des grilles à reine à la place des portières d’entrée. Est-ce une solution complémentaire ? A voir.

    Ça marche, les abeilles ne sont plus stressées
    Pas certain que les abeilles apprécient et que le frelon en profite !

    Nourrir ?

    Tout dépend de l’état des réserves. En ruche RBC si en CH2 on dispose de 2 cadres de miel, avec le miel qui s’étend en CH 1 (l’espace du couvain, de la reine et de l’essentiel des abeilles) depuis un mois maintenant, les réserves seront suffisantes pour la suite jusqu’en mars.

    Si ce n’était le cas, apporter un pain de candi mis en sandwich entre 2 films réflecteurs permet d’assurer la survie de la colonie. Il viendra en complément du miel et fournira l’appoint nécessaire. L’important est de réussir une isolation et une étanchéité parfaites au sommet de la ruche.

    + un coussin de 20 mm et l’hiver sera bon
    Il faut ajouter un couvre cadre nourrisseur à l’envers

    J’ai commencé ce post par Varroa et la suite logique est le nourrissement. Ajoutons à cela un environnement favorable à la colonie et la mortalité hivernale devient un mauvais souvenir.

    La ruche RBC

    Cette conception de l’isolation qui nous vient de Marc Guillemain, est à contre courant de ce qui est souvent défendu. Enfermer le couvain dans un espace clos avec une très faible ventilation, isoler les réserves de miel au delà d’une partition sont des pratiques curieuses. Et pourtant l’expérience montre que la consommation hivernale est plus faible, la survie des colonies est bien meilleure et que le niveau d’humidité dans la ruche est plus faible.

    L’isolation n’est pas la seule action, elle permet une révision de nos méthodes de conduite des colonies.

    Commençons par l’isolation

    C’est une façon d’offrir aux colonies un environnement profitable. Le tronc d’arbre creux où elles se sont développées depuis des millions d’années présente des caractéristiques totalement abandonnées dans nos ruches imaginées depuis le 19° siècle.

    En 2019, l’Université de Leeds (UK), présente ainsi les travaux de Derek MITCHELL, ingénieur spécialisé en mécanique des fluides : « Ses recherches ont révélé que la majorité des ruches artificielles [Dadant, Langstroth…] ont sept fois plus de perte de chaleur et des entrées huit fois plus grandes que les nids naturels [les troncs d’arbres creux]. Ces facteurs créent des niveaux d’humidité plus faibles, idéaux pour le parasite [Varroa].

    Les recherches de Derek montrent que le nid à couvain est beaucoup plus sophistiqué qu’un simple abri. Des modifications simples de la conception des ruches pourraient facilement réduire la perte de chaleur et augmenter l’humidité dans la ruche pour réduire le risque de reproduction de Varroa. D’autres recherches sur la complexité thermique des nids nous permettraient de concevoir la ruche idéale pour augmenter le taux de survie des abeilles. »

    Ses travaux n’ont cessé de montrer depuis le début de sa thèse qu’une réflexion sur ce thème s’impose.

    Le dernier article de Derek MITCHELL de novembre 2023 [https://doi.org/10.1098/rsif.2023.0488] pourrait être lu comme : « Le grappage chez l’abeille n’est pas un système d’isolation performant mais un radiateur stressant » car c’est une débauche d’énergie, épuisante pour les abeilles, provoquée par la minceur de nos ruches, véritables passoires thermiques. Penser que grapper est un phénomène normal voire bénéfique pour la colonie serait, selon ses analyses, parfaitement inutile et même contre productif. Il qualifie l’emploi de nos ruches à paroi mince de cruauté envers les abeilles.

    Bouleau coupe partie supérieure de l’essaim

    Cette idée de l’isolation est ancienne et des travaux antérieurs à l’arrivée de Varroa sont démonstratifs. Mykola H Haydak aux USA mène une étude dans des ruchers entre 1943 et 1953 en considérant 3 groupes de colonies, un groupe est installé dans des ruches ordinaires, un groupe dans des ruches peu isolées et un dernier dans des ruches très isolées. Il publie en 1958 ses observations et note que dans ces ruches classiques à simple paroi, 34 % des colonies étaient mortes ou affaiblies, mais seulement 15 %   disparaissaient dans les ruches légèrement isolées et pas plus de 10 %  dans les ruches très isolées. Or ces observations datant de 1943 à 1954 sont antérieures à l’arrivée de Varroa et des néonicotinoïdes présentés aujourd’hui comme la principale cause de l’effondrement des colonies en hiver.

    Sans nier l’importance de varroa ni des insecticides modernes, l’isolation représente un paramètre à la libre disposition des apiculteurs. Alors, pourquoi pas essayer d’isoler nos ruches si les pertes hivernales sont amenées à se réduire de manière importante ?

    Les travaux de Marc Guillemain

    Sportif de haut niveau, capitaine de l’équipe de France Handisport de Basket ayant remporté aux jeux paralympique une médaille d’or puis une de bronze, il ne supportait pas l’échec. Il fallait dépasser l’adversité.

    Après avoir mis dans une ruche une colonie trouvée dans un tronc d’arbre que l’on venait d’abattre, il l’a conduite pour hiverner et malgré tous ses efforts elle ne survivra pas à l’hiver. Il n’accepta pas ce coup du sort et s’interrogea sur les causes de cet échec. Après avoir longuement analysé, cherché des réponses il en conclue que la colonie était morte à cause du froid. Il se mit en tête de résoudre la question de l’isolation des ruches.

    D’autres avant lui avaient eu cette préoccupation, les ruches en paille étaient recouvertes de bouse de vache, de gerbes de paille, mises dans des abris comme en témoigne les murs de ruches ou à abeilles, les appentis obscurs où les ruches en paille étaient placées durant la morte saison… Plus récemment on retiendra les textes d’Alin Caillas en 1948 qui promut la ruche Therma à parois isolées qui souhaitait qu’avec des matériaux à venir on puisse utiliser la réflexion pour renvoyer le rayonnement infra rouge produit par la colonie sur les abeilles et le couvain [Les méthodes modernes d’apiculture à grands rendements – 1948].

    Marc Guillemain s’intéressa tout d’abord l’isolation du toit. Maintenant la préconisation est un toit peint en blanc pour réduire les ardeurs du soleil en été, avec un isolant (coussin) de 6 cm d’épaisseur en liège, fibre de bois, polystyrène extrudé.
    Puis il s’intéressa aux parois, les modifications de celles-ci posent le problème du format des engins de manutention, de transport, de la modification des toits, des plateaux de sol… Trop de contraintes rendent une innovation caduque avant même d’avoir été testée.

    Il imagina faire une isolation par l’intérieur. Ce fut un long chemin d’essais pas toujours concluants et de difficultés pour trouver des matériaux compatibles avec la vie d’une colonie.

    Un jour on lui proposa un nouveau matériau, un isobulle aluminisé. A partir de ce moment il construisit un système d’isolation et en déclina une méthode de conduite des colonies. Avec Damien Merit un jeune étudiant en biologie devenu apiculteur professionnel, venu faire un stage chez lui, il accéléra l’évolution de ses matériels et peaufinera ses méthodes de travail.

    L’idée centrale est de restituer aux abeilles un habitacle qui se rapproche du tronc d’arbre creux dans lequel les abeilles à moindre coût énergétique puissent maitriser les paramètres de la thermorégulation du couvain : température, hygrométrie, gaz carbonique.

    Pour cela il imagine les Partitions Isolée Haute Performance les PIHP (dont le cahier des charges a fait l’objet d’un dépôt à l’INPI), cadre de corps ou de hausse en bois dans lequel est inséré un isolant de 20mm (liège, fibre de bois, polystyrène extrudé) le tout entouré d’un isobulle aluminisé tendu comme une peau de tambour qui déborde de 2mm les épaulements. Ainsi les excédents de l’enveloppe frottent sur les parois avant et arrière de la ruche. Une écharpe est posée sur le sommet du corps faite d’une feuille de réfléchissant qui touche les PIHP que les abeilles soudent avec de la propolis.

    Entre 2 PIHP tous les cadres de couvain seront enfermés, ce sera l’espace de vie de la reine, son espace de ponte, dénommé Chambre 1 (CH1) de l’autre côté seront confinés les cadre de miel, la Chambre 2 (CH2). Damien Merit imagine alors de placer entre le corps et le plateau de sol une fermeture complète, un plateau isolant et réfléchissant, sauf une ouverture de 15mm x 300mm, pour assurer une entrée dans le corps, qui coupe tous les courants d’air ce qui parachève un confort qui se rapproche de celui du tronc d’arbre. Cet élément est appelé chaussure.

    Et qu’observe-t-on ?

    Dans l’espace de ponte de la reine, durant la saison, il n’y a presque pas de miel mais uniquement du couvain entretenu par moins d’abeilles que dans les ruches non isolées. Les rayons sont pondus sur l’intégralité de leur surface ce qui permet avec seulement 4 cadres d’avoir une surface de couvain identique à 6 cadres dans une configuration classique. Pour tenir la chaleur et l’hygrométrie requises, l’étanchéité de cet espace, son isolation, la réflexion, demandent moins d’énergie aux abeilles qui, de ce fait, sont moins nombreuses mobilisées pour l’entretien du couvain. L’excédent d’abeilles sera occupé au travail du miel ou au butinage.

    Le fait que dans l’espace de la reine il y ait moins d’abeilles, toutes sont baignées de ses phéromones ce qui réduit le risque d’essaimage, sous condition bien sûr, d’âge de la reine, de lignée et de météo. Mais contrairement à une critique souvent formulée à l’encontre de ce confinement, non ce procédé n’accroit pas le risque d’essaimage, au contraire il le limite.

    Durant l’hivernage, la population est réduite et se retrouve auprès de la reine. Au cours de la fin de saison, le couvain a été largement remplacé par du miel et l’autre chambre sera aussi remplie de miel. Dans cet espace restreint les abeilles seront en capacité de maintenir la température nécessaire pour vivre sans consommation excessive de miel et d’ailleurs on constate qu’elles ne grappent pas ce qui répond à l’injonction de Derek MITCHELL sur le respect du bien être animal.

    Une autre critique concerne l’humidité. Une telle isolation qui fait ressembler la chambre de la reine à une bouteille thermos à l’envers, laisse penser que s’accumule l’humidité. Mais d’où provient cette humidité ? Du miel consommé par les abeilles.

    Consommant moins de miel, les abeilles rejettent moins d’humidité ce qui ne signifie pas qu’elle soit absente. Une partie importante reste en suspension dans l’air d’où l’importance de limiter les points froids qui seraient source de condensation, d’éviter les courants d’air et de laisser aux abeilles la charge de gérer l’évacuation des gaz.

    Si condensation il y a, on la retrouve essentiellement sur les rayons de l’autre chambre, elle sera récupérée par les abeilles lors de la reprise de la ponte de la reine qui nécessite de l’eau pour abonder les gelées nourricières. Des moisissures peuvent apparaitre mais soit elles sont limitées et cela n’a guère d’importance soit c’est de la pourriture notamment sur des espaces de pollen que l’on découpera lors de la visite de printemps.

    La pose des hausses est encore source d’innovations, ce sera le prochain épisode !

    Pour bien saisir l’intéret de cette démarche il faut la tester très simplement avec peu de moyens en faisant un essaim sur 1 cadre début avril dans nos régions de plaine tempérées. Cet essaim réussit pratiquement chaque fois et mieux que si on met 2 cadres ! En le nourrissant judicieusement et l’enrichissant de cadres bâtis puis à bâtir, il sera sur 4 cadres en juillet et apte à faire une petite récolte sur la miellée de l’été puis sera sur 6 cadres pour l’hivernage.

    Incroyable, non ? Une économie de moyens étonnante.

    Le mode d’emploi détaillé a été décrit dans un article paru dans La Santé de l’Abeille n° 320 Mars Avril 2024 à commander sur le site fnosad.com

    Jean Riondet
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    8 commentaires

    1. Calais Etienne CALAIS on 22 octobre 2024 17 h 19 min

      Bonjour Jean.
      Non on ne piège pas de fondatrices en automne selon une étude Belge. Eklles sont nourries par les larveset ne participent pas aux récoltes.0 Elles s’économisent pour garder leurs Corps Gras.
      Etienne

      Reply
      • Jean Riondet on 13 novembre 2024 22 h 38 min

        Étienne, merci pour cette précision que je ré-exploiterai.
        Bien à toi

        Reply
    2. Journaix on 24 octobre 2024 19 h 15 min

      Bonjour,
      Il se produit un truc bizarre dans mes pots de miel. Il se forme comme des fils de laine blanc. Je dirais que c’est la cristallisation qui debute comme ça sous forme de fil mais je ne suis pas certain. Donc si vous pouvez me confirmer et me dire pourquoi ça se produit svp. Dommage que je ne puisse pas vous envoyer de photo.
      Merci d’avance.
      Cordialement
      Jmj

      Reply
      • Jean Riondet on 13 novembre 2024 22 h 51 min

        Lors de la cristallisation du miel on observe effectivement des marbrures blanches, ce qui est parfois mal accepté parle consommateur. Ce sont les sucres de diverses sortes qui ne cristallisent pas tous en même temps qui provoquent semble-t-il ces marbrures.

        Reply
    3. FREDERIC MULET on 27 octobre 2024 7 h 56 min

      Bonjour
      Merci encore pour la diffusion sans retenue de vos savoirs, et de citer systématiquement vos collègues, Marc et Damien.
      Mes réflexions et expérimentations.
      1) J’espère renouveler à terme mes corps de ruches pour en acquérir d’autres, sans les poignées incrustées.
      2) Je réalise actuellement quelques essais en posant sur le plancher Nicot un isolant mince réflecteur pour couper l’air par le bas, et renvoyer la chaleur vers le haut. En quelque sorte, en utilisant la chaussette, sans la chaussure. Ce qui me permettrai de pouvoir compter les chutes naturelles de varroas en glissant un lange par l’entrée de la ruche.
      3) Je trouve que les réducteurs d’entrées du commerce ne sont pas très adaptés aux RBC. Puisque les ouvertures sont centrales alors qu’en RBC la colonie est ramenée sur une paroi. J’ai réalisé avec une imprimante 3D des demi-réducteurs permettant de (par exemple) obstruer complètement une longueur de 190mm, pour laisser de l’autre côté une ouverture entière, ou réduite, selon la nécessité.
      4) Sur ses réducteurs, deux inserts latéraux, pour permettre la pose d’une piste de décollage et d’un auvent. Cet ensemble, à mes yeux, protège énormément les abeilles en période de frelons asiatiques.
      Mais aussi de la pluie et du vent.
      5) J’envisage pour la prochaine saison de tapisser l’intérieur de mes hausses avec un isolant mince réflecteur. A combiner avec le mouchoir, mais peut être sans les pihpettes.
      6) Je ne fais plus de bourrelet en haut et en bas des pihps. Et je pose l’écharpe, bien ajustée aux dimensions intérieures du corps, directement sur la tête des cadres et la tête des pihps.
      7) J’aimerai essayer de poser sur les deux parois extérieures de la ruche (avant et arrière) un isolant liège de 4mm d’épaisseur pour apporter un peu d’isolation sur ces zones qui sont bien souvent les plus impactées par le soleil. Si l’entrée est au sud, la paroi arrière sera au nord. A voir.

      En vous remerciant encore.

      Reply
      • Jean Riondet on 13 novembre 2024 22 h 36 min

        Nous avons durant longtemps posé un réfléchissant sur le plateau de sol. Nous avons ensuite mis un tasseau sur le plateau de sol un peu en retrait de la face avant du corps pour faire une chicane d’entrée qui coupe le vent. Puis nous en sommes venus à la chaussure dont on s’aperçoit que dans certaines circonstances les fourmis investissaient l’isolant notamment en polystyrène extrudé. Un fabricant de ruche portugais propose une solution qui consiste à placer dans le plateau de sol une plaque de contreplaqué doté d’une feuille réfléchissante de glisser dessous des tasseaux de 9mm pour assurer la passage des abeilles et cette plaque afleure le corps en partie avant.
        https://www.macmel.pt/Colmena/aislamiento-para-fondo-de-colmena
        J’essaie de mettre une feuille d’isobulle de 6mm avec une fente d’entrée sur la totalité du plateau de sol d’y poser dessus le corps ce qui évite l’isolant en polystyrène et la modification des attaches. Mais il faut veiller que le Beespace soit respecté sous le bas des cadres sinon on aura des cosntructions ou des soudures à la propolis entre le réfléchissant et le bas des cadres. Surprise le passage sous les cadres n’est pas le même selon les corps, j’ai trouvé chez un ami 3 distances entre le bas des cadres et l’écharpe ainsi posée alors qu’en l’espace de 3 ans tous ses corps avaient été achetés chez le m^mee fourniseur ! Il a fallu réhausser les corps de 9mm pour assurer le Beespace sans se poser de question.
        Dans les hausses, les Pihpettes sont importantes en début de saison pour produire l’effet cheminée chaude, sur les miellées de l’été elles moins d’importance. Je vous comprends sur la pose de l’écharpe directement sur la tête des cadres, c’est plus commode à manipuler. si l’écharpe repose au final sur les bords du corps et sur les PIHP, les abeilles vont construire des piliers entre la tête des cadres et l’écharpe, peut être pour réguler les mouvements de l’air, pour circuler par le sommet des cadres … que sais-je encore. J’aimerai bien voir des photos sur lesamisdesabeilles€gmail.com
        Vos essais nous intéressent
        Merci par avance.

        Reply
    4. Demarle on 9 novembre 2024 20 h 00 min

      Bonjour M Riondet,
      La propolis fait est la première ligne de défense de la colonie contre les maladies.
      Avec les Pihps et ce matériau réfléchissant, les dépôts de propolis doivent être fortement réduits (j’ai bien lu que l’écharpe finissait collée à la propolis).
      N’est-ce pas préjudiciable à la colonie?
      Ne faudrait-il pas mieux perdre le pouvoir réfléchissant au profit de la protection apportée par la propolis?

      Merci à vous
      Jean-Michel

      Reply
      • Jean Riondet on 13 novembre 2024 22 h 11 min

        Peut-être avez vous raison, je n’ai pas de certitudes en la matière. Pour traiter les brèches d’opercules de mon GDSA, j’observe que je retire des quantités importantes de propolis dans le fondoir. En me référant à la synthèse de Jürgen Tautz dans « L’étonnante abeille » il indique que la propolis est incrustée dans la cire pour l’armer, sur les bordures des cellules pour les rigidifier et constituer un réseau qui transmet les vibrations émises par les danseuses. On en retrouve sur les bois des cadres, dans les concrétions du plateau de sol, sur la tête des cadres, sur la face avant et arrière sur lesquelles nous ne mettons pas d’isolant … De ce fait, je suis conduit à penser que la propolis est en quantité important au contact des abeilles et des larves. Mais pour autant je ne récuse pas votre observation. En élevage toute décision prise est un compromis entre les intérêts de l’apiculteur, son confort et le bien être de ses colonies. Avec les isolants réfléchissant on suppose améliorer très sensiblement la qualité des nymphoses et donc de ce fait la qualité des abeilles à naître dont celle de leur résistance aux agresseurs bactériens viraux et chimiques.
        Merci pour votre réflexion qui m’interroge.

        Reply

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