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    Saisons

    Septembre, c’est la rentrée pour tous

    Jean RiondetBy Jean Riondet26 août 20145 commentaires4 Mins Read

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    Avant de rentrer dans le cœur de nos préoccupations automnales, j’ai testé à grande échelle cette année les écarteurs HOFFMANN espagnols.

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    J’ai trouvé le procédé super car il est amovible et on le retire, par exemple,  pour donner un essaim sur cadres a un collègue équipé de crémaillères. Ils permettent de travailler chez soi avec des bandes lisses. L’écarteur permettant de faire des cadres de type Hoffmann évite les embrouilles avec les crampillons de bas de corps; assure la stabilité des cadres, permet de les faire glisser et de moins faire courir de risques aux reines de sélection pour les élevages. Pour les colonies visitées régulièrement c’est un plus indéniable pour la rapidité et la sécurité des interventions. Ce n’est pas une nouveauté, les premiers je les avais utilisés il y a 25 ans !

    Septembre, il sera temps de faire le bilan de l’état des colonies.

    En principe elles sont belles, populeuses, mais affamées, souvent, trop souvent, le miel manque, il est chichement autour du couvain dont l’abondance engendre de grosses consommation de miel.

    Apporter du sirop concentré autant que de besoin est un impératif.

    Faire le bilan des colonies

    Une visite approfondie s’impose et noter pour chacune des colonies l’état des lieux : nombre de cadres de couvain, nombre de cadres de miel, nombre de cadres vides ou pleins sur seulement quelques cm.

    La surface du couvain s’appréciera en surface de mains, idem pur le miel. On devra trouver dans un mois environ 1/4 de la surface habitée par les abeilles en couvain et 3/4 en miel et pollen.

    Actions

    Tout d’abord retirer le maximum de cadres vides ou insuffisamment pleins, une colonie ramenée à 5 cadres passe fort bien l’hiver.

    Une fois le tout bien réduit, poser de chaque coté des partitions, l’idéal étant de faire les partitions telles que l’a proposé Marc Guillemain avec un isolant mince à 4 composants dont deux feuilles d’aluminium réfléchissantes. Des plaques de polystyrène extrudé enrobées de cet isolant sont glissées à frottement doux dans les corps et au plus près des cadres de miel. Il propose même de mette de l’autre coté des partitions les cadres peu remplis ils seront pillés par les abeilles.Partitions_MarcGuillemain_2007

    Ce système permet de faire des colonies avec peu d’abeilles, mais très au chaud et en très grande capacité d’élever. Le résultat est spectaculaire. Pourquoi cela marche-t-il si bien ? Sans doute parce que la chaleur émise par les abeilles l’est probablement à partir d’infra rouges à grande longueur d’onde, donc ce sont les organismes qui sont chauffés et as l’air ni l’habitacle. C’est le principe des panneaux radiants. La grappe se chauffe elle même pas son environnement. D’ailleurs il a été mesuré que s’il fait +30 à 34°c au cœur de la grappe, il peut faire jusqu’à -5°c dans la ruche.

    Ce type d’infra rouge est réfléchi par les surfaces brillantes. Ces partitions chaudes sont des booster de colonies au moment où elles en ont le plus besoin, au cœur de l’hiver. Le coût de l’isolant réfléchissant est modeste environ 2,70 € le m2, on peut considérer ces partitions comme un consommable.

    Une fois la colonie bien resserrée on aura jusqu’au 15 / 20 septembre pour nourrir et produire des abeilles d’hiver. Nourrir par nourrisseurs entiers au sirop concentré pour faire des réserves, nourrir au sirop léger 50/50 pour stimuler la ponte en le donnant aux abeilles tous les 2 ou 3 jours par 500 ml.

    Fin septembre au plus tard le cycle d’intervention sera bouclé, le repos de la morte saison devra s’installer avec des abeilles jeunes, en bonne santé et n’ayant pas concentré le sirop, ce sont les abeilles qui vont naître jusqu’en décembre.

    Le traitement antivarroa

    Selon les méthodes employées, ce seront les dernière interventions contre varroa.

    Pour ceux qui utilisent  des  lanières , produit de contact, ces lanières devront être mises dans le couvain et bien descendues avec un fil pour être intégralement au contact du couvain à naître.

    La qualité du traitement maintenant déterminer le niveau d’infestation en mars au moment où le varroa commence à se reproduire dans le couvain des abeilles, son taux de reproduction est de 2,25 fois celui des abeilles. Moins il y a de varroas en décembre moins il y en aura tout au long de 2015.

    Jean Riondet

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    5 commentaires

    1. Eric on 31 août 2014 19 h 17 min

      Bonjour. Merci pour vos articles très intéressant. Celui-ci concernant une partition haute performance me tente. j’ai en effet l’une de mes ruches qui est un peu faible et je suis en plein traitement à l’Apilife (3-4 semaines). A ce sujet,, étant novice, pourriez vous me dire si je peux nourrir pendant le traitement ? La littérature me dit que c’est déconseillé, mais si je ne nourrit pas maintenant il sera trop tard à la mi-septembre quand j’aurais terminé le traitement. Merci et un excellent automne apicicole…

      Reply
    2. Bernard on 11 septembre 2014 8 h 18 min

      Bonjour, Surprenant que vous indiquiez à la fin du billet concernant le « traitement antivarroa » « … ce seront les dernières interventions contre varroa » ! Le traitement d’hiver à l’acide oxalique est pourtant réputé pour réduire d’autant la population des varroas phorétiques en période hors-couvain, il est vrai assez difficile à déterminer (c’est peut être pour ça que vous parlez de « dernière » intervention ?)
      Que le traitement à l’acide oxalique se fasse par dégouttation ou par sublimation (méthode qui a ma préférence plus respectueuse de la tranquilité hivernale de l’abeille mais il est vrai « chronophage pour un professionnel -est-ce la raison pour laquelle la sublimation est tant critiquée ? les petits amateurs ayant peu l’accès aux médias….) ce traitement hivernal est une bonne garantie de démarrer l’année nouvelle avec le nombre le plus réduit possible de varroas dans les colonies…
      A propos de traitement, avez-vous testé l’acide formique qui semble être prometteur même si le dernier bulletin de l’ITSAP est assez ambiguë certainement faute d’une réelle démarche scientifique (le comble pour un institut technique !) avec un VRAI protocle suivi, respecté, décrit, mesuré, encadré etc….

      Reply
    3. jean on 11 septembre 2014 11 h 15 min

      Bonjour,
      Votre remarque est tout à fait pertinente, oui on peut encore faire un traitement à l’acide oxalique en décembre / janvier.
      Cependant, responsable d’un groupement de défense sanitaire et ayant signé avec l’administration vétérinaire un Proramme Sanitaire d’Elevage, il m’est difficile de préconiser un traitement qui, réglementairement, nécessite d’être fait sous le contrôle d’un vétérinaire; donc rarement réalisé dans ce cadre. En tout cas impensable pour la plus part des apiculteurs de loisir.

      L’acide oxalique est classé substance vénéneuse et doit donc être prescrit par un vétérinaire (ordonnance à mettre dans le registre d’élevage) qui doit en réaliser la préparation … L’acide oxalique doit être de qualité officinale et être acheté chez un pharmacien ou acquis par le vétérinaire (facture à mettre dans le registre d’élevage)… bref des conditions jamais remplies.

      C’est un produit toxique pour les abeilles, comme tous les acides, la chitine des insectes est attaquée par les acides. Ce qui est source de viroses et d’infections qui pénètrent du fait de la porosité de la carapace des abeilles engendrée par les acides.
      Pour les abeilles c’est peu important puisqu’elles seront remplacées en quelques semaines, c’est plus souvent sur les reines que des accidents arrivent.

      Ce traitement est particulièrement efficace en absence de couvain et donc il faut contrôler l’état du couvain avant l’application, les professionnels que je connais et qui utilisent ce procédé sacrifient une colonie en fin d’année pour l’ouvrir et vérifier l’état du couvain. On est entre Noël et le jour de l’an.

      J’ai personnellement observé des accidents sur les colonies en janvier chez des apiculteurs qui employaient le procédé par sublimation.
      Il faut une certaine maîtrise de ces techniques pour ne pas engendrer d’accidents dont la cause par la suite est toujours difficile à identifier.

      L’acide formique sera sans doute une des solutions de l’avenir, j’en suis persuadé, mais il n’est pas efficace dans tous les cas de figure et restera dangereux pour l’applicateur. cf les recommandations sur les paquets de MASQ. J’en ai.
      En effet il possède tous les avantages et les défauts des produits « d’ambiance ».
      Avantages, on peut faire des traitements flash à tout moment de l’année, sous réserve de ne pas avoir de hausses sur les corps. Certes il ne touche pas les varroas dans les cellules, mais semble avoir une très bonne efficacité sur les varroas présents dans la ruche et peu d’effet sur les reines en méthode flash si on possède un bon protocole validé.
      Inconvénients, comme tous les produits d’ambiance il est sensible à la température, la pression atmosphérique, l’hygrométrie, le volume de la ruche, le volume de la population d’abeilles. En traitement sur la durée il a un effet délétère sur les reines, sur le couvain ouvert.
      Dans les pays du Nord il semble bien adapté et maîtrisé, chez nous (climat continental, océanique ou climat méditerranéen) les protocoles sérieux manquent encore comme vous le soulignez parfaitement.
      Pour information, la FNOSAD avait fait des essais sur des combinaisons d’huiles essentielles qui ont semblé parfaitement bien fonctionner une année et se révéler nulles l’année suivante. Les produits dits d’ambiance sont très instables dans leur efficacité, il semble.

      Si j’ai dit que nous étions sur les derniers traitements, c’est que les lecteurs de ce blog sont pour la plus part des amateurs peu formés à ces questions et que le plus sûr pour eux est de travailler en collaboration avec les associations sanitaires et les GDS qui appliquent en principe des protocoles reconnus. L’usage des lanières est le lus simple et le plus conforme aux normes actuelles. Mais je ne souhaite pas dans ce blog donner des conseils sanitaires qui seraient en décalage avec ce que proposent les structures sanitaires locales.

      L’usage de produits chimiques dans les ruches est une question à haut risque sanitaire. Varroa ne peut être traité par des soupes perso. Et je suis comme vous un peu inquiet des organisations sanitaires qui nous sont imposées (OVS) sans que l’on ait la garantie que ce qui en résultera sera de meilleure qualité que l’existant.
      Par contre payer plus pour financer des personnels dans ces organismes est une certitude. Je ne pense pas pour ma part que les amateurs y trouveront un quelconque intérêt et pour les contacts que j’ai avec de très bons professionnels je ne suis pas certain qu’ils en attendent non plus grand chose. Quant aux pluri-actifs ils semblent disparaître de l’économie apicole actuellement.

      Vous avez parfaitement raison nous manquons de travaux fiables sur les manières de faire avec ces produits. Par exemple, ce qui est en base d’une bonne conduite des ruchers : le dépistage du varroa. Cherchez sur les sites des organismes officiels ou reconnus le protocole de dépistage du varroa dans les colonies, vous ne trouverez rien ou peu de choses. Je crois savoir, mais ce serait à vérifier, que si on ne rend pas public le protocole de dépistage avec du Taktic, c’est que ce produit n’est pas autorisé en apiculture. Pourquoi le mode d’emploi de la grille de comptage des varroas vendue par l’ITSAP (VarEval) que l’on trouve sur le site de l’ITSAP ne donne aucune indication sur la pratique de la conduite d ‘une opération de vérification de l’infestation par varroa dans les colonies ? On compte les varroas avec VarEval, mais on ne dit pas comment les faire tomber !
      Pour ma part cette situation est assez catastrophique on a le sentiment d’avoir des vétérinaires qui ont investi le champ de l’apiculture pour s’y faire une place (notamment dans l’administration) mais que les services rendus le sont pour leur corps professionnel, leur carrière, mais pas dans l’intérêt des apiculteurs. Mais il est vrai que ce ne sont pas les mêmes intérêts qui sont gérés.
      « Enfin c’est juste mon avis »
      Merci d’avoir pris le temps de proposer votre analyse à laquelle je souscris très largement.
      Cordialement
      Jean Riondet

      Reply
    4. david on 19 septembre 2014 22 h 49 min

      Bonjour,

      Sur le coup de la partition à base d’isolant mince, vous êtes sur de votre coup ?

      Car l’isolant mince du commerce est une arnaque, c’est connu par les vrais pros du batiment que des industriels à grand renfort de corruption on fait rentrer cet isolant dans les normes mais dans les fait ça ne marche pas des masses.

      Cette technologie est à la base utilisé dans l’espace ou il y a pas de convection rayonnement de couche de matériaux et pour son pouvoir réfléchissant, sur terre ça vaux rien.

      Alors peut être que vous avez expérimenté ça avec succès des années ou que vous en connaissez plus que la normale sur le chauffage de la grappe hivernale ?

      Perso, j’ai mis du papier à bulle avec journaux en tête de cadre l’hiver denier qui a été doux, ça a bien marché, mais si il y a moyen de faire encore mieux ?

      david

      Reply
      • jean on 20 septembre 2014 17 h 35 min

        A dire vrai le matériau ad hoc est le REFLECTIX, un double paroi réfléchissante avec bulles d’air entre les deux.J’ai fait le coup avec de l’alu alimentaire sur une plaque de polyuréthane extrudé, bien jointif sur les bords. Mais ce ne sont que des plus dans la mesure où la grappe chauffe très peu la ruche et se chauffe elle même. Si on fait trois groupes de ruches 1 sans précaution, 2 avec isolant en polyuréthane seul, 3 avec isolant en polyuréthane en ajoutant un réfléchissant ad hoc, et si on a des colonies sensiblement identiques en terme de volume de population, de nombre de cadres de couvain, et de miel fin octobre on observe des différences significatives en mars.
        C’est comme de nourrir au sirop protéiné de manière systématique les essaims faits sur 1 cadre de couvain en avril. Si on conduit deux groupes d’essaims l’un avec sirop protéiné l’autre au sirop seul on observe un écart d’un cadre construit supplémentaire si on a ajouté de la levure de bière lyophilisée dans le sirop.
        Ce sont des gains à la marge car si vous resserrez déjà vos colonies vous avez fait le plus grand pas.
        Cordialement
        Jean Riondet

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