Parasite des abeilles géantes d’Asie, cet acarien a changé d’hôte et se trouve bienheureux avec nos abeilles mellifères. Arrivé via la Russie, il est désormais en Biélorussie aux portes de la Pologne, c’est à dire de l’Europe.
Sa très petite taille (inférieure à celle de varroa) le rend très difficilement détectable à l’œil nu et sa vitesse de reproduction dans le couvain donne une incroyable dynamique de croissance à sa population. Seuls les apiculteurs le découvriront par l’effondrement rapide de leurs colonies, entre 3 et 6 mois.
Il ne vit pratiquement que dans le couvain et un jour seulement sur les abeilles. A la naissance d’une abeille, il n’en sort pas deux ou trois des cellules comme avec varroa, mais beaucoup plus.
Et pour éviter de le découvrir lorsqu’il sera trop tard, il est urgent que les apiculteurs deviennent des sentinelles pour identifier son arrivée. Des outils existent encore faut-il savoir les utiliser.
S’informer, se former collectivement aux méthodes de détection et de traitement sera la manière d’éviter un abandon massif de l’apiculture tant par les petits producteurs que par les professionnels.
Contre cet acarien nous ne disposons que d’une seule solution chimique, l’acide formique déjà connu comme très efficace contre varroa. C’est un produit très puissant mais d’emploi délicat, se former aux méthodes d’application de l’acide formique devient un impératif absolu. .