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    Saisons

    A propos du nourrissement

    Jean RiondetBy Jean Riondet28 juin 2014116 commentaires11 Mins Read

    Principes du nourrissement des abeilles – fabrication sirop abeilles

    La question du nourrissement est récurrente, au printemps pour stimuler les colonies et disposer de fortes populations aux moment des premières miellées, puis en cours de saison dans les moments creux, enfin maintenant pour assurer les réserves d’hiver.

    Quoi mettre ? quels ingrédients ou suppléments alimentaires ?… pour quels objectifs ?

    abeil

    Principes généraux du nourrissement pour les abeilles

    Seul le miel convient aux abeilles, c’est leur nourriture depuis de millions d’années, elles n’ont pas attendu nos connaissances en diététiques pour survivre en bonne santé.

    Donc l’idéal est de les laisser accumuler leurs réserves au moment opportun, c’est à dire au temps des floraisons. C’est au printemps. C’est ce que faisaient nos ancêtres qui préconisaient dans les livres d’agriculture du début du 19° siècle de ne faire la récolte du miel qu’en mai pour prélever le solde de l’année précédente et un peu de la nouvelle miellée puis laisser les abeilles reconstituer leurs réserves au moment des fortes miellées.

    Aujourd’hui nous souhaitons récolter un peu plus que 4 ou 5 kilos de miel par ruche et nous pillons leurs réserves d’avril à aout. De sorte qu’il ne reste guère de floraisons pour faire les réserves hivernales. L’apport artificiel de sucre devient une nécessité.

    Mais il y a une autre raison, les colonies sont sous la prédation du varroa combinée aux néonicotinoïdes et autres phytosanitaires systémiques qui n’affectent pas les seules abeilles butineuses comme apr le passé avec le DDT par exemple, mais aussi le couvain. Les colonies sont affaiblies de manière chronique, ce qui favorise l’apparition de maladies peu connues ou inconnues jusqu’alors, maladies virales entre autres. Notre action sur la bonne alimentation de nos colonies augmente leurs capacités à se défendre seules contre les maladies. Les apports protéinés ont pour objet de compenser la prédation protéinique de varroa qui rend les abeilles nourrices mauvaises productrices de gelées nourricières et de cire, qui réduit leur durée de vie… Les néonicotinoïdes semblent favoriser le développement de certaines maladies, Nosema en particulier.

    Si le miel reste la meilleure des nourritures pour les abeilles, nos apports ne seront pas en miel, sauf si nous sommes certains que le miel que nous leur apportons est indemne de germes de loques en particulier. Or, cette certitude nous ne l’avons jamais et les traitements que nous ferions subir au miel pour le rendre stérile en détruirait les composants intéressants. Seul le sucre est la nourriture que nous apporterons sauf cas particulier où l’apport de miel es fait de manière ponctuelle sur des colonies spécifiques, notamment pour l’élevage des reines. Le danger porte sur la distribution générale d’un miel contaminé.

    Autres apports : les compléments protéinés. Nous n’apporterons jamais la qualité, du fait de leur diversité, des protéines aussi riches que celles des pollens. Les succédanés utilisés le seront à des moments précis en attente de l’arrivée massive des pollens floraux printaniers, ou en fin de saison pour accroître ou maintenir la ponte de la reine et la production d’abeilles d’hiver bien pourvues en corps gras, leur réserve majeur de protéines.

    Mai nous apporterons également des compléments alimentaires de type oligo-éléments, vitamines… pour renforcer l’état général des abeilles, ou pour améliorer leur flore intestinale, notamment pour réduire le volume des spores de Nosema qui se développent dans la paroi intestinale au moment d’une blessure permettant à ces spores d’y pénétrer. Blessures provoquées par des néonicotinoïdes en particulier selon les travaux de recherche effectués à l’INRA et au CNRS par les équipes d’Yves le Conte en particulier. La reproduction de Nosema dans la paroi intestinale de l’abeille favorise sa mort.

    Aujourd’hui aucun de ces facteurs ne semble à soi seul explicatif, mais leur combinaison depuis l’arrivée des néonicotinoïdes semble être l’élément principal des mortalités hivernales depuis près de 20 ans. Bien d’autres facteurs peuvent être évoqués comme les produits de traitement contre varroa, ce qu’une étude espagnole aurait montré, ainsi que l’usage des antibiotiques qui bloquent les protéines qui évacuent les produits chimiques étrangers à l’organisme des abeilles selon une étude américaine publiée sur Plos One.
    Tout cela pour insister sur l’importance du nourrissement, au delà des bonnes pratiques en matière d’usage des médicaments et de choix des lieux d’implantation des ruchers. C’est une réponse importante au niveau de l’apiculteur de base pour contrecarrer les effets délétères de l’environnement actuel.

    Les produits utilisés : sucres

    Le sucre : Seul le glucose ou le fructose seraient les mieux adaptés pour les abeilles car ce sont des sucres simples (glucides monosaccharides)d’assimilation directe,mais dans le commerce ont trouve aisément du saccharose pur, issu du sucre de betterave ou de canne. La salive des abeilles contient des enzymes qui hydrolysent les sucres des nectars composé aussi de saccharose comme le sirop qu’on leur apporte. Ainsi transformés par ces enzymes, ils deviennent des monosaccharides directement assimilables par leur organisme. Les sucres pas chers sont des transformation enzymatique d’amidon de blé ou de maïs et si la réaction est conduite à sont terme, il en ressort du glucose exclusivement. Ces sirops peuvent convenir parfaitement dès lors que leur pureté est assurée. S’ils contiennent des sucres complexes incompatibles avec les enzymes dont disposent les abeilles pour les transformer (amidon ou lactose par exemple) ils sont indigestes, encombrent l’intestin des abeilles ce qui leur provoque des diarrhées.

    L’intérêt des sucres issus de la transformation de l’amidon est que le glucose qui en résulte peut être à très haute concentration, (supérieur à 70% en général) sans cristalliser dans les nourrisseurs comme le fait le saccharose dès que sa concentration dépasse 66%. Si l’on peut trouver de tels sucres, du point de vue économique leur usage est très rentable compte tenu de la flambée actuelle du cours du sucre sur le marché mondial et des engagements européens de s’approvisionner pour 15% de nos besoins auprès de pays producteurs comme le Brésil qui, aujourd’hui, ne peuvent plus nous fournir ayant fait le choix de développer les biocarburants…

    Le sirop de stimulation (pour faire pondre la reine) ne devra pas dépasser 50% de sucre. Le nectar contient aux alentours de 20%, voire 30% tout au plus, de sucres (glucose, fructose, saccharose). Donné par petites quantités (1/2 l à 1 litre) tous les jours ou 2 ou 3 fois par semaine, il simule une miellée, les abeilles qui le prennent le redistribuent à toutes. Cet échange généralisé sur la durée entretient un niveau élevé d’alimentation qui provoque en abondance la production de gelée royale et de gelée nourricières, la reine ainsi nourrie se met à pondre… et les cirières à cirer. Le volume donné doit correspondre au volume consommé quotidiennement par la colonie de façon à ce qu’il soit peu ou pas du tout stocké.

    Le sirop concentré, donné en grande quantité à chaque apport, provoque l’amassage car la colonie sera rapidement saturée du point de vue alimentaire. L’abondance dépasse la capacité de consommation des abeilles qui mettront le sirop partout où des cellules seront libres ou libérées, engendrant de ce fait une impossibilité pour la reine de pondre puisque du sirop se trouve là où du couvain naissant libérait des cellules.

    Chacune des concentrations de sirop correspond donc à un objectif bien précis.

    Le sirop sera donné à des températures externes excédant 15°c, s’il est trop froid les abeilles ne peuvent le prendre. Pour cela, les cadres nourrisseurs à la température de la ruche, permettent tôt en saison de l’utiliser pour stimuler la ponte de la reine. Le candi ou le sucre en morceaux seront la manière hivernale d’apporter de la nourriture aux colonies.

    Les protéines : protéines pour les abeilles

    Ce seront des protéine d’origine végétale, comme la levure de bière lyophilisée que nous consommons habituellement et disponible en épicerie ou de la farine de soja déshuilée que l’on trouve chez les revendeurs de matériels apicoles. Ajoutées en proportion de 3 à 5 % dans les sirops, bien mixées pour disperser ces produits dans le sirop (ils sont insolubles ou très peu solubles), ces protéines sont des compléments de qualité.

    Les vitamines et oligo-éléments : des vitamines pour abeilles

    Ces produits seront apportés par l’intermédiaire des spécialités du commerce. Les prix sont très variables, certains apportent en outre des protéines. Je n’ai pas de point de repère pour savoir quel serait le hit parade des meilleurs rapports qualité /prix de ces produits tant l’information sur leur contenu et leur mode d’action est pauvre.Toutefois, ceux qui savent reconnaître les plantes, les préparer pour en faire des décoctions, utiliseront des formules à base de plantes permettant de réaliser ces apports. La levure de bière en apporte également. D’une manière générale, les résultats sur les colonies sont très convaincants.

    Le vinaigre : lutte nosémose abeilles

    Classiquement utilisé pour lutter conter la Nosémose, il est donné dans la proportion de 5%. Certains doublent cette quantité pour assurer une très forte action contre la Nosémose. Vinaigre blanc ou acide acétique, certains préconisent d’utiliser du vinaigre de cidre qui apporterait du potassium. Je n’ai pas trouvé de données certaines en la matière, j’ai aussi utilisé et je le fais encore une décoction de propolis à saturation dans de l’alcool à 60 ou 70° et j’en donne 5 cl par litre de sirop.

    Quand nourrir les abeilles ? Hivernage des abeilles.

    Les réserves d’hiver sont à démarrer la récolte faite. Au même moment que les traitements anti varroa. La qualité de l’hivernage dépend de la qualité du nourrissement et de la qualité de la lutte contre varroa. A ce propos, on sous estime l’importance des pollens stockés aussi bien sur la nécessité d’en avoir pour la reprise de la ponte de la reine en cours d’hiver, que sur les risques associés au stockage printanier de pollens contaminés par des insecticides, des pesticides ou des fongicides. Leur absence n’est pas dramatique si les apports protéinés sont conséquents notamment dans les candis donnés à partir de janvier.

    Pour ma part, n’étant pas à la recherche de récoltes digne du Guiness des records, je fais la dernière récolte au milieu de la miellée du tournesol de manière à profiter de cette miellée pour remplir les corps de miel.

    On jonglera entre sirop concentré et sirop léger pour garder la proportion indiquée le mois précédent entre surface de couvain, 1/3 environ, et surface de miel, 2/3 environ.

    Il es impératif de cesser les nourrissements mi septembre de manière à ce que disparaissent les abeilles ayant opéré le stockage, ce sont des abeilles vieillies, pour laisser se développer les abeilles « d’intérieur  » qui passeront la morte saison et dont les corps gras permettant la préservation de leurs glandes hypopharyngiennes leur feront redémarrer la colonie lorsque les jours s’allongent significativement. Si l’on souhaite faire des miellats, il faut considérer que la survie de ces colonies qui seront exploitées tard en saison, peut être mise en cause par des nourrissements trop tardifs.

    Les protéines seront peu distribuées dans les sirops d’été, sauf pour des élevages de reines effectués tardivement. Ils seront principalement faits en début de saison pour booster les colonies, aujourd’hui on devrait avoir les pollens ad hoc, le lierre en particulier. Par contre les autres compléments sont nécessaires.

    Comment nourrir : sirop abeilles, provisions miel abeilles

    Comme indiqué par petites doses pour stimule avec un sirop léger, par nourrisseurs entiers pour le sirops concentré de stockage. Le stockage doit se faire sur toute la hauteur des cadres, la situation la pire serait celle où tous les cadres auraient 10 cm de miel à leur sommet, un coup de froid durable et une petite grappe mourra de faim dans un coin de la ruche alors que du miel se trouve à l’opposé. Fin aout, il faut toujours réduire le volume des ruches par des partitions en enlevant les cadres vides ou peu remplis de sorte que le nourrissement permette de bien remplir les autres.

    Une ruche réduite à 5 cadres bien pleins de miel et de couvain passe parfaitement l’hiver.

    Les nourrisseurs conviennent tous, sauf les nourrisseurs d’entrée, peu à l’honneur car source de pillage. Leur taille limitera ou augmentera le nombre des passages pour les remplir.

    Le plus important est leur étanchéité pour éviter le pillage, on est en période de famine et les colonies sont populeuses. Les abeilles ont faim et cherchent pitance.

    Les nourrisseurs couvre cadre, sont à haut risque, un toit un peu voilé et la noyade des abeilles venues de l’extérieur sera assurée. On évite cet accident en mettant une bâche à talus qui, coincée par le toit, assure l’étanchéité requise. La réduction des entrées est aussi une manière de limiter le pillage et surtout nourrir le soir. Le sirop sera bu dans la nuit alors que les pillardes sont chez elles.

    Bonne fin d’été.

    Jean Riondet

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      Article rédigé en août 2012.

      candi nourrissement sirop
      Jean Riondet
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      116 commentaires

      1. Olaya Richard on 30 mai 2013 11 h 35 min

        Je démarre dans l’apiculture et j’ai bien apprécié le contenu de cet article sur le nourrissement : clareté et précis.

        Concernant le nourrissement de nos abeilles on constate cause la météo déplorable qu’elle ne travaille pas dans de bonnes conditions…Donc je me pose beaucoup de questions.

        Merci

        Reply
        • jean on 18 août 2013 10 h 02 min

          Oui donc il faut nourrir, mais si les abeilles ne prennent pas le sirop dans les nourrisseurs sur le toit, il faut leur mettre des nourrisseurs cades, plus au chaud et distribuer un sirop tiédie, de plus avec la puis il faut leur mettre des protéines pour éviter les carences et en particulier la loque européenne.
          Jean RIONDET

          Reply
      2. glaude dominique on 11 août 2013 17 h 30 min

        Bonjour, je suis un amateur (pas vendeur de miel ) en apiculture depuis quelques années, je suis entièrement de votre avis, les apiculteurs font un pillage des ruches et nourrisse avec des sucres pollués de pesticides et herbicides.
        J’ai tendance à ne pas nourrir mais à partager la récolte et certains me disent que je suis extraterrestres car je soigne avec les huiles essentielles au lieu de plaquettes toxiques contre le varroa, les abeilles étaient là avant nous mais l’homme causera sa perte.
        Merci pour ce témoignage que j’ai apprécié de lire, à bientôt sur facebook peut-être.
        Bien à vous.
        Dominique

        Reply
      3. Sylvie on 13 septembre 2013 12 h 55 min

        Bonjour,
        j’ai récolté cet été et les hausses étaient chargées, j’ai laissé une hausse pleine et des hausses à lecher.
        résultat en septembre, le contenu de la hausse a été consommé et elles ont récolté un peu, en revanche, je n’ai rien dans le corps et cela pour mes 5 ruches, j’ai pas de couvain.
        Puis-je nourrir au miel, j’ai gardé une bonne partie de la récolte.
        Puis-je mélanger du sirop et du miel?
        Bien à vous Sylvie

        Reply
        • jean on 14 septembre 2013 7 h 52 min

          Bonjour,
          Première observation, il est normal que les abeilles aient mangé une partie de la hausse car en été il y famine. Or, ce sont leurs réserves que nous leur prenons, donc la récolte faite on nourrit massivement pour les aider à reconstituer les stocks pour les périodes de vaches maigres en été alors que les populations sont abondantes et la ressource alimentaire faible. Il faut aussi relancer la ponte de la reine pour renouveler la population et préparer les abeilles d’hiver, il faut aussi traiter largement contre varroa pour avoir en fin de saison des abeilles saines. C’est d’autant plus important que la qualité sanitaire 2014 est fonction de la qualité des traitements antivarroa de fin 2013.
          Stockage du miel : 3 à 6 l de sirop donné en une fois et à répéter jusqu’à l’obtention d’une pesée arrière des ruche supérieure à 20 kilos. On sature le corps de ruche de nectar. Concentration : 1/3 d’eau 2/3 de sucre + 5 cl / l de vinaigre blanc ou de vinaigre de cidre ou 5 ml de propolis dissout dans de l’alcool (gnôle, rhum, armagnac, cognac, calvados… selon disponibilité, mais surtout pas d’alcool modifié) donner un additif de type hive alive ou protofil qui sont particulièrement efficaces contre Nosema.
          Relance de la ponte de la reine : sirop 50/50 eau sucre + levure de bière lyophilisée (3% en poids) donné en petite quantité (1/2 à 1litre 1 à 3 fois /semaine selon disponibilité).
          Ne jamais donner de miel car risque majeur de pillage et risque de transmission de maladies. Sauf pour parfumer les sirops issus de saccharification d’amidon de blé ou de maïs qui n’ont pas de goût pour les abeilles. Et sauf pour les élevages des reines où on donne du sucre cristallisé. Pour limiter le risque de pillage donner le sirop en fin de journée.
          Choix des sucres : glucose, fructose, saccharose ce sont les sucres que l’abeille digère ses enzymes sont adaptées pour. Les autres tel le maltose très présent dans les sirops sont très peu digestes voire indigestes (le lactose). Acheter des produits de qualité, seul Apiinvert me semble ne contenir que des glucose, fructose et saccharose, le prix s’en ressent. Les premiers prix sont toujours des amidons saccharifiés, que ce soit dans les sirops pour apiculture (en général des sirops pour pâtisserie industrielle) comme les sucres pour notre alimentation. D’ailleurs aucun fabricant ne donne la nature du sucre vendu seul le prix peut laisser penser que l’on a du sucre de betterave mais rien n’est moins certain car des mélanges sont toujours possibles (c’est une des causes fréquentes des foirages des caramels que l’on fait chez soi, seul le saccharose caramélise correctement en pâtisserie familiale). Seul le sucre de canne est mentionné comme tel.
          Attention aux sucres roux, ils contiennent des sels minéraux qui leur donnent couleur et goût mais ces produits sont indigestes pour les abeilles.
          La qualité de l’alimentation des colonies ainsi que des traitements antivarroa sont des conditions essentielles de la bonne santé des abeilles. C’est un des importants développements dans mon dernier livre le Rucher durable.
          Cordialement
          Jean Riondet

          Reply
      4. jp desprez on 6 octobre 2013 8 h 09 min

        bonjour, tour d abord merci et bravo pour votre site … quand vous écrivez 5% de levure de biere, de vinaigre, etc …. vous parlez par rapport au sucre ou au volume final …

        quand je fais un litre de sirop, 5% de vinaigre = 50 ml = entre 3 et 4 cuilleres à soupe ?

        merci

        Reply
        • jean on 6 octobre 2013 8 h 22 min

          Oui c’est par rapport au volume final. Par exemple quand je fais 10 k de candi (5k de sucre et 5l d’eau), j’ajoute en fin de refroidissement une boite de 350 g de levure de bière en paillettes. De préférence au vinaigre utilisez du Protofil, de l’Hive Alive ou de l’APi Herb. Ce sont des produits très efficaces contre la Nosémose. Mais pour communiquer sur cet aspect de leur produit, il leur faudrait faire des essais contrôlés selon le normes des produits pharmaceutiques. Le coût en est tellement élevé que tous ont abandonné la démarche.
          Jean RIONDET

          Reply
      5. Denis on 9 février 2014 8 h 03 min

        Bonjour ,il me semble lire une erreur … vous dites  » quand je fais 10 k de candi (5k de sucre et 5l d’eau) » moi j’appelle cela du sirop 50/50

        Reply
        • jean on 10 février 2014 21 h 06 min

          Oui exact, le candi je le faisait avec 10 k de sucre et 900 g d’eau puis cuison. Aujourd’hui j’achète du sucre glace sans amidon, Beefondant, en mettant 10% d’eau dans ce sucre on obtient un candi à froid, comme celui des pâtissiers. Il y a un petit tour de main à trouver mais c’est rapide et sans difficulté majeure.
          Merci pour cette lecture attentive et critique.

          Reply
      6. Dan on 2 mars 2014 0 h 44 min

        Je suis tres heureux d’avoir touvé des informations,merci
        Bien à vous

        Dan

        Reply
      7. mokrani on 13 août 2014 14 h 34 min

        je prepare 50-50 eau et sucre mais il y a cristallisation du sucre .le vinaigre empeche-t-il la cristallisation et à quel moment on l’ajoute
        je suis profane merci d’eclairer ma lanterne
        q

        Reply
        • jean on 16 août 2014 21 h 16 min

          Bonjour,
          Curieux, cela ne m’est jamais arrivé avec du 50/50, c’est plutôt le 2/3 sucre et 1/3 eau (5k de sucre et 2,5 l d’eau, 66% de sucre) qui provoque ce type de phénomène que j’ai bien constaté. Les sirops du commerce qui comportent des maltoses peuvent monter jusqu’à 72% de sucre.
          Non le vinaigre n’empêche pas la cristallisation à ma connaissance, mais je peux me tromper. La proportion à mettre serait de 5 à 10% dans le seul but de limiter le risque de Nosema Apis, pour Nosema Ceranae il n’y a pas d’efficacité de l’acidification des sirops, certains chercheurs contestent même cette pratique au motif qu’expérimentalement ils ne trouvent pas d’effet positif lié à cet apport; mais, prudents, ils disent que si les apiculteurs voient un effet bénéfique, pourquoi pas.
          A une époque on ajoutait de l’acide tartrique au sirop que l’on chauffait pour provoquer une inversion saccharose /glucose, mais il est démontré que c’est sans intérêt, les abeilles étant équipée du point de vue enzymatique pour assimiler le saccharose.
          Jean Riondet

          Reply
      8. Claude NOIRJEAN on 26 août 2014 7 h 51 min

        Bonjour,

        J’ai conservé du miel de printemps qui est cristallisé. Puis-je nourrir mes abeilles avec cette base ? Si oui, dois-je préparer un sirop à base de ce miel et quelle préparation ? Merci de vos conseils.

        Reply
        • jean on 26 août 2014 18 h 08 min

          Il y a tellement peu de miel, mangez-le !
          Nourrir au miel est à risque de pillage et de transmission de maladies. C’est pour cela que l’on en déconseille l’usage.
          J Riondet

          Reply
      9. Alzial on 1 septembre 2014 14 h 20 min

        Bonjour

        Si on fabrique du sirop avec 5kg de sucre pour 3L d’eau, obtient-on 8L de sirop ? ou bien doit on compter différemment ?
        merci

        Christian

        Reply
      10. jean on 1 septembre 2014 18 h 15 min

        1k de sucre + 1l d’eau = 1,8l
        cordialement
        Jean Riondet

        Reply
      11. bourdarie on 3 septembre 2014 20 h 49 min

        bonjour
        comment je peu faire pour stabiliser un miel un peu trop liquide après récolte
        merci, bernard

        Reply
        • jean on 4 septembre 2014 9 h 18 min

          Bonjour,
          Il contient trop d’eau, les abeilles ne l’ont pas suffisamment concentré. C’est du nectar plus que du miel au sens légal de la définition du miel. Au réfractomètre il sera indiqué sans doute avec plus de 20% d’eau. A ce stade rien à faire, on peut le concentre lorsqu’il est en rayons non operculé. Une fois extrait on ne peut plus le concentrer. En l’état il est invendable, s’il fermente, ce qui est fort probable, le passer au micro onde par séquences de 30 secondes. Le consommer très rapidement.
          Cordialement
          Jean Riondet

          Reply
      12. olivier on 5 septembre 2014 20 h 45 min

        Bonjour,

        Je suis débutant en apiculture.
        Je me pose une question relative au nourrissement et au traitement contre le varroa.

        Pour ce dernier, j’ai utilisé THYMOVAR à base d’huile essentielle de thym (thymol).

        J’ai réalisé un sirop de fin de saison (60% sucre de canne bio et 40 % d’eau).
        L’addition d’huile essentielle de thym (thymol) à ce mélange ne pourrait-elle pas être bénéfique ?

        Cela devrait peut-être éloigner le varroa des alvéoles contenant le sirop et le prélèvement de lymphe sur les abeilles consommatrice du sirop pourrait peut-être les dissuader ?

        Mais ce ne sont que suppositions… qu’en pensez-vous ?

        Bonne soirée,

        Olivier

        Reply
        • jean on 5 septembre 2014 21 h 51 min

          Bonjour,
          Tout ce que l’on fait a un effet sur varroa. Le simple fait de stresser les abeilles les fait s’agiter, se frotter les unes aux autres… les varroas se décrochent. On peut croire à l’efficacité de la méthode. Cependant pour recommander un protocole il faut qu’il soit validé pour faire disparaitre près de 90% des varroas sinon on ne fera pas mieux que ce qui est disponible sur le marché et facile de mise en oeuvre. On conseille donc de mélanger des méthodes chimiques avec des pratiques biotechniques (suppression de couvain de mâles). Ceux qui utilisent des méthodes flash à l’acide formique reconnaissent que selon les années des interventions répétées au cours de la saison font baisser le niveau d’infestation, mais ces méthodes « d’ambiance » ne se substituent pas aux traitements de fin de saison avec des produits de contact.
          Mesurer l’efficacité de telle ou telle méthode est une autre histoire. Le comptage des varroas est très long, il faut les compter un à un et non en apprécier le nombre par une estimation si sophistiquée soit-elle. Il faut compter les chutes naturelles durant les 5 jours qui précèdent, puis durant le traitement…
          Bref, sans doute l’ajout de thymol un sirop peut avoir un effet, mais pour l’heure aucun travail ne recherche n’a confirmé l’efficacité d’additifs aux sirops. Les premiers essais de ce type furent faits dans les années 1985 / 1990 par un certain Bounias de l’INRA qui essaya de trouver la bonne formule pour ajouter du sulfate de cuivre dans le sirops car varroa ne peut y résister. Des essais furent tentés avec du gluconate de cuivre (sous forme d’oligoélément) mais rien de convaincant pour l’instant.
          Cordialement
          Jean Riondet

          Reply
      13. marian on 9 septembre 2014 17 h 35 min

        Bonjour à tous!
        Merci pour cette discussion. Débutant en warré, j’ai pu observer (après l’achat de lunettes grossissantes x3!…) ce varroa (2 sur le dos d’une abeille une seule fois) sur un essaim qui mouronne depuis déjà 3 mois (attrapé fin mai). J’imagine que celui-ci est la cause principale du mauvais état de cette mini ruche… Depuis quelques lectures et tentatives. Comme beaucoup en somme. Je me permet de porter l’attention sur le fait que les traitements d’ambiance tymol, gaulthérie ou acides oxalique, formique et plus, sont à différencier des traitement par ingestion. Grosso modo par ingestion on soigne l’abeille, par ambiance le varroa…
        Il semble que par ingestion, la propolis ait meilleure presse pour lutter contre le varroa, entre autre, que les HE (elle profite au couvain ; c’est proche de la recette donnée par Jean plus haut : « 5 ml de propolis dissout dans de l’alcool (gnôle, rhum, armagnac, cognac, calvados… selon disponibilité » : plus conseillé et riche que l’alcool à 70 ou 90). Cela serait valable aussi contre la loque américaine (tapez sur G: « Propolis contre Varroa »). Expérimenté au pays du tango.
        Les traitement d’ambiance, notamment, perturbent l’olfaction des varroas directement et ensuite par imprègnation des cires.
        Côté nourriture pour ma part, je vois le sucre blanc comme une aberration. Un pis-aller. En bon Normand j’ai choisi la gelée de pomme sans ajout de sucre (pomme ramassées et choisies au tout venant! : donc gelée liquide, il existe quelques vieilles variétés spécial gelées mais je n’ai pas ça en magasin). J’y ajoute du vinaigre de cidre, un peu de levure de bière et quelques gouttes d’HE (très très peu) selon la quantité de sirop. Y ajouter du sirop d’ajave ou du miel liquide à 2 balles serait possible. Y parait aussi que en apport protéinique la spirulline et la chlorella sont bien tolérées et même complémentaires, mais ma situation faisant de moi un pingre absolu… la levure achetée en vrac restant très accessible…
        Ce « sirop » semble bien toléré. Sinon je confirme : par l’entrée, à donner le soir pour éviter les pillardes!!! Penser à réduire l’entrée est aussi important.
        J’expérimente aussi the fil de cuivre… A ce jour je doute fort. Néanmoins les abeilles le chevauchent et ce volontiers et régulièrement sur plusieurs centimètres, donc je leur laisse ce jouet.
        Par ailleurs cette ruche est toujours visitée par environ une trentaine de fourmis. Au pied aussi. Mes lunettes ne sont pas assez puissantes pour que je voie ce qu’elles y ramassent mais elles sont là pour çà.
        Ainsi que quelques guêpes autour de la ruche. Celles ci restent au pied de la ruche (elles craignent les sentinelles) et semblent aussi y manger quelques déjections?? de varro, de déjections, de nosemose??? A ce jour la relation fourmie abeille semble amicale. Une association gagnante quand elle reste dans de bonne proportions?
        Au final je me demande si je ne dois pas bruler cet essaim…
        Etant débutant tout cela est à prendre avec la circonspection de circonstance.
        J’ai à côté deux autre ruches très dynamiques et non contrôlées à ce jour. Je récolterais au printemps.
        Merci à Jean pour son expérience. Le plus cordialement.

        Reply
      14. VALOU on 16 septembre 2014 13 h 19 min

        Bonjour,
        est ce que je peux faire un sirop de nourissement avec du sucre de canne liquide, celui que l’on met dans les coktails? si oui, avez vous la recette?
        merci d’avance…
        cordialement

        Reply
        • jean on 16 septembre 2014 14 h 32 min

          Oui le sirop de canne est un bon sirop, donné pur il convient pour les stockages d’hiver, il aura besoin d’être encore bien concentré par les abeilles.
          Pour en faire un sirop de stimulation donc léger comme du nectar (30% de sucre au maximum dans les fleurs) il faut ajouter environ 20% d’eau.
          Les sirops pour apiculture sont le plus souvent des sirops pour pâtisserie. La société Couplet en Belgique vend un sucre micronisé de betterave pour pâtisserie, pur il est pour les abeilles et pour faire certains caramels, avec un enrobage d’huile il est destiné à faire les fourrés, avec adjonction d’amidon c’est du sucre glace.
          Le sucre le plus pur saccharose glucose est le meilleur car les abeilles ont toutes les enzymes nécessaires pour les absorber. Les sucres roux sont plutôt indigestes car contenant des sels minéraux inadaptés aux abeilles. Cf l’ouvrage de Michel Bocquet sur le nourrissement.
          Cordialement
          Jean Riondet

          Reply
      15. VALOU on 16 septembre 2014 14 h 40 min

        Merci pour votre réponse trés rapide,
        cordialement.

        Reply
      16. sami on 26 janvier 2015 11 h 33 min

        Bonjour Mr riondet , Je suis débutant en apiculture.
        svp je vais comprendre precisement et simplement comment réunir un essaim de l’année précédente
        avec une ruche de production . merci d’avance .

        Reply
        • Jean Riondet on 26 mars 2015 23 h 26 min

          Transférez l’essaim dans un corps de ruche Dadant 10c et utiliser la grille de réunion Nicot pour les superposer. Le mode d’emploi est sur le site de Nicot. Ca marche tout seul. Attendez encore au moins 15 jours avant de le faire sauf si chez vous il fait déjà chaud.. Ici près de Lyon on chauffe et on nourrit au candi, pas encore au sirop !
          Cdlt Jean Riondet

          Reply
      17. libreMax38 on 5 mars 2015 16 h 46 min

        Bonjour
        Suis amateur. Je découvre votre site. J’aime beaucoup. A propos de nourrissement : Mes ruches sont dans la Drôme à 80 km de chez moi. Pas de possibilité de nourrir en mars 3 fois ds la semaine. Que me conseillez vous ?
        Merci.

        Reply
        • Jean Riondet on 26 mars 2015 23 h 23 min

          Nourrir une fois sur place donc avec 1l voire un peu plus si le temps est froid sinon laisser faire la nature on rentre dans la période floral donc trop nourrir conduit à stocker de sirop et il se retrouvera dans le miel car les abeilles transportent en permanence du miel de haut en bas dans la ruche.
          Cdlt J Riondet

          Reply
      18. Myriam on 26 mars 2015 11 h 09 min

        Bonjour,

        J’ai récupéré une ruche laissée à l’abandon depuis quelques années, je viens de l’ouvrir il y a du couvain les abeilles sont pas nombreuses. Suite à la lecture de tous vos conseils je pensais leur donner un sirop 500g de sucre + 1/2 litre d’eau +
        3 cl de levure de bière (cela va être difficile à mesurer !) mais je ne sais pas si je peux ajouter du vinaigre de cidre à ce sirop ?
        Si oui qu’elle quantité ?
        Merci d’avance

        Reply
      19. Myriam on 26 mars 2015 14 h 31 min

        Re,

        Après calcul et relecture de vos conseils pour cette fameuse ruche petite et délaissée ! ! !
        Pour le sirop
        500g de fructose + 1/2 L d’eau a faire chauffer ?
        ensuite bien mélanger 30g de levure de malte
        et si c’est possible de le faire ajouter 50g de vinaigre de cidre

        Merci de me donner votre avis.
        Cordialement

        Reply
        • Jean Riondet on 26 mars 2015 23 h 10 min

          Oui c’est à essayer. Habituellement je ne dépasse pas 3% de levure de bière lyophilisée. Mais si cela marche à 6% pourquoi pas? Les pâtes nourrissantes pour les élevages sont bien à 30% de protéines, le vinaigre a au mins le mérite de ramener le ph du sirop à celui du miel. Est-ce utile contre Nosema ? Certains le prétendent, les chercheurs ne confirment pas mais les essais en laboratoire ne sont pas toujours concluants.
          A voir après vos essais.
          Cordialement
          jean Riondet

          Reply
      20. Myriam on 27 mars 2015 14 h 38 min

        Bonjour,
        Nous sommes le 27-03 je viens de récupérer un tout petit essaim, il est rentré de lui même dans une ruche prête pour ça. Je trouve que c’est tôt pour essaimer
        Que dois je faire ? les nourrir ? si oui comment ?
        Peut être de la levure le ferais du bien dans un sirop.
        J’attends d’avoir votre avis, avant de faire des bêtises.
        D’avance je vous en remercie.
        Cordialement

        Reply
      21. didou on 28 mai 2015 23 h 04 min

        Salut
        Voila je veut faire l’élevage des reines mais à cette période il n y a pas beaucoup de pollen, mais je peut l’acheter , ma question : y a t-il une recette (avec du sucre mélanger au pollen d’achat) pour que les abeilles puissent fabriquer la gelée royale et nourrir les larves des futures reines.
        Merci

        Reply
        • Jean Riondet on 6 juillet 2015 6 h 58 min

          Faire un mélange de levure de bière lyophilisée, de miel et de sucre à part égale. Ca marche pas mal. Si le pollen est pollué le résultat est catastrophique.
          Cordialement
          Jean Riondet

          Reply
      22. mag on 8 décembre 2015 8 h 29 min

        Bonjour, j’ai acheté le mois dernier deux ruches, je suis dans le sud, nous avons des températures clémentes. L’une d’elle est, je pense, suffisamment lourde pour passer l’hiver et les abeilles ne sortent quasiment pas. L’autre fait moins de 20 kgs ( dadant 10 cadres) et les abeilles s’activent mais pas de fleurs en ce moment. Peut-on encore nourrir en décembre ? Ce serait trop idiot qu’elle meure de faim pendant l’hivers. On me dit que je ne peux pas ouvrir la ruche en décembre mais j’ai un compartiment pour nourrir au-dessus. Je vous remercie pour vos réponses

        Reply
        • Jean Riondet on 19 décembre 2015 21 h 30 min

          Oui nourrir au candi de manière constante. un pin de 1 k durera environ 3 semaines à un mois selon la taille de la population.
          Jean Riondet

          Reply
      23. Arnaud on 3 janvier 2016 2 h 12 min

        Bonjour Monsieur Riondet,
        J’habite en Belgique et ai acheté il y a quelques mois des ruches Dadant 12 cadres occupées par des abeilles. On m’a dit que le nourrissage de fin de récolte et le traitement anti varoa ont été faits. Mais je dois dire que j’angoisse: je n’ai pas encore de balance (j’irai en chercher une dès lundi…) mais certaines des ruches me paraissent nettement plus légères que les autres quand je les soulève par l’arrière. Nous avons un hiver particulièrement clément pour l’instant en Belgique et la semaine dernière j’ai pu observer, à mon grand étonnement pour la saison, des abeilles revenir avec des pelotes de pollen aux pattes dans certaines des ruches. Je n’en suis pas sûr mais je me demande aussi si je n’ai pas eu un gros problème de pillage: il m’a semblé voir des abeilles régulièrement sortir des ruches comme « chargées », ayant des difficultés à décoller… J’ai par ailleurs découvert une colonie « sauvage » installée dans le toit d’un bâtiment d’un voisin et me demande si celle colonie particulièrement populeuse n’a pas tendance à venir piller mes nouvelles ruches.

        Je me demandais moi aussi si vous pensiez qu’il pouvait encore être utile de tenter de nourrir les ruches les plus légères ? Je crains que l’hiver et le froid ne nous tombent dessus tout d’un coup et certaines personnes ici me disent que les abeilles n’auront pas le temps de transformer le sucre en miel avant. Les températures atteignaient 14° certains jours la semaine passée mais ils semblent annoncer des maxima de 7 à 9° pour la semaine prochaine…

        Je me demandais d’ailleurs si vous aviez un avis, à ces fins, sur la pâte « nektapoll » qui est la nourriture pour abeilles dont je peux disposer le plus rapidement par ici?

        Et enfin je tenais à vous remercier pour votre livre « Le rucher durable » que je me suis fait offrir à Noël et qui est vraiment passionnant! Je ne l’ai pas encore terminé mais j’ai déjà appris énormément de choses grâce à vous! Merci pour votre temps, votre passion et le partage de ces conseils et informations utiles!

        Reply
        • Jean Riondet on 3 janvier 2016 10 h 02 min

          Pour réduire les risques de pillage il faut dès fin aout réduire la taille des entrées de manière à ce que les petites colonies puissent se défendre face à une invasion.
          Le faire maintenant est une précaution mais ce serait un peu tard si le pillage a eu lieu car la destruction des abeilles de la colonie est une des conséquences du pillage.
          Oui le pollen qui rentre est le signe de l’élevage d’un couvain.
          Pour nourrir pas besoin de peson, actuellement vous allez mettre sur toutes les colonies un pain de candi ou 1 k de sucre en morceaux dans sa boite en carton.
          Faire une ouverture dans le sac ou dans la boite et poser le sucre (à température de votre maison) directement sur la tête des cadres là où sont visibles les abeilles. Un léger coup de fumée pour les faire descendre puis poser sur le sucre une feuille un peu épaisse de polyane translucide (type sac à gravas) pour voir les abeilles en train de consommer le sucre et vérifier quand il faut en remettre. Cette feuille déborde tout autour de la ruche et le couvre cadre nourrisseur sera retourné dessus pour faire l’étanchéité. Un isolant et le toit plat finissent l’installation.
          Bien préparée l’opération dure moins de 30 secondes et même par temps froid (gel mais sans vent) quand on remet du sucre on ne dérange pas les abeilles.
          Personnellement je mets toujours des pains de candi sans enveloppe ce qui fait gagner du temps lorsque le pain doit être renouvelé.
          Trop nourri au candi ne risque pas de fatiguer les abeilles ni les faire essaimer.
          Bonne suite et rendez-vous fin mars.
          Bonne lecture
          Jean Riondet

          Reply
          • Arnaud on 3 janvier 2016 13 h 37 min

            Un très grand merci Monsieur Riondet pour votre réponse précise et rapide!
            Je ferai cela demain ou mardi, le temps de réunir le matériel nécessaire !
            J’ai envie de mener ce rucher le mieux possible et mon manque d’expérience m’inquiète.

            Plus jeune j’ai voulu me lancer, en véritable dilettante, sans y connaître grand chose. J’ai récupéré des ruches d’abeilles noires en très mauvais état. Des cires noires, de la teigne partout et des abeilles très agressives. Je les ai gardées 3 ans et l’expérience s’est soldée par une méchante attaque qui m’a conduite à l’hôpital. Je reconnais que c’est entièrement de ma faute (et un peu de ce rongeur qui avait troué le dos de ma vareuse !? Non! J’aurai dû vérifier avant de l’enfiler!). J’étais jeune, plein d’idéal et naif. Je pensais par exemple faire de l’apiculture sans utiliser d’enfumoir… ..!

            12 ans plus tard j’ai décidé de recommencer ce qui est un rêve d’enfance, avec plus de recul et de maturité mais aussi sûrement plus de respect pour « mes » abeilles. Le fait de les avoir dans mon jardin et d’éviter 45 minutes de route rend aussi l’expérience plus agréable!

            Quoiqu’il en soit, le partage de votre savoir est enrichissant, motivant, même rassurant et m’aide beaucoup! Encore un grand merci, sincèrement!

            Reply
        • Jean Riondet on 18 janvier 2016 18 h 25 min

          Oui nourrissez d’un pain de candi libre de toute enveloppe posé sur la tête des cadres là où sont les abeilles, comme indiqué sur d’autres post. Oui nourrir n’est pas un risque, la famine dans les colonies surement.
          Les candis protéinés s’utilisent lorsque la ponte de la reine repart; D’une manière générale les protéines (levure de bière inactivée u lyophilisée) sont à ajouter dans les sirops de printemps car ils simulent une miellée et poussent la ponte de la reine et conduisent les abeilles à aller collecter du pollen qu’elles ne trouvent pas en abondance. Cette absence de pollen en quantité risque de produire des abeilles carencées donc de courte vie et fragiles faces aux agents infectieux. Apporter des protéines, fussent elles insuffisamment diversifiées est stratégique.
          En principe les pâtes nourrissantes au pollen ou aux protéines végétales sont de bons compléments alimentaires, souvent un peu chers, la, levure de bière s’utilise à la dose de 3 à 5% en poids du candi. Chauffer le candi pour le rendre fluide puis ajouter la levure de bière, malaxer et mouler.

          Reply
      24. Silvi on 10 mars 2016 14 h 44 min

        Merci pour ce site d’information.

        Avez vous quelque conseils pour protegé les abeille d’autres insectes?
        Guêpe jaune?

        Pardon pour ma mauvaise ortographie, je suis etrangére.

        Silvana

        Reply
        • Jean Riondet on 10 mars 2016 21 h 01 min

          Bonjour,
          Non, il n’y a pas vraiment de moyens pour piéger les prédateurs des abeilles guêpes, frelons, mante religieuse, oiseaux… On essaie de se défendre contre les frelons asiatiques mais la lutte reste inégale.
          Jean Riondet

          Reply
      25. Silvi on 11 mars 2016 20 h 20 min

        Bonjour

        Merci pour votre reponse.

        J’ai une ruche d’abeille mechante. Elle son terrible, beaucoup plus que les autres abeille de mes ruches. Ce n’est pas normale.
        Ces abeilles elles son arrivé chez mois et je les j’ai mis dans une ruche.
        Mais chaque fois que on ouvre la ruche c’est terrible.
        Je les traite pareilles que aux autres abeilles…

        Que faire?

        Silvana

        Reply
        • Jean Riondet on 11 mars 2016 21 h 36 min

          Bonjour,
          Le plus simple : détruire la colonie avec une mèche soufrée enflammée (usage à trouver dans mes livres).
          Si vous la gardez, les mâles vont polluer les descendantes à venir et tout le rucher sera agressif or c’est un caractère très difficile à supprimer car la douceur est liée à la consanguinité. Plus la consanguinité est élevée, plus les colonies sont douces et inversement. La consanguinité correctement gérée est le travail de sélection que doit opérer tout apiculteur, a minima en supprimant les non valeurs.
          Le fait que des essaims sans origine connue (essaims de gouttière) soient agressifs est normal car ils sont issus de lignées très probablement non sélectionnées.
          Les apiculteurs sont des éleveurs et de ce fait les règles de l’élevage s’appliquent à eux avec les particularités des insectes et celles de l’abeille en sus.
          Jean Riondet

          Reply
      26. sbr on 21 juillet 2016 6 h 54 min

        Mr Jean est ce que les abeilles transforment le sucre ou la patte en miel ?

        Reply
        • Jean Riondet on 21 juillet 2016 20 h 39 min

          Oui bien sûr puisque le nectar des fleurs est un sirop de sucre (du fructose en général, mais du glucose aussi avec les fleurs de colza …). Ce sirop est très léger, de l’ordre de 30% de sucre tout au plus. Les abeilles ingèrent ce sirop, consomment un peu du sucre pour leur organisme, utilisent un peu de l’eau rejettent l’excédent de sirop qui de plus en plus concentré devient du miel par ajout également d’enzymes et d’un peu d’acide.
          Si on donne du sirop de sucre aux abeilles ont obtient du miel. Cependant il n’a pas de goût. Il n’est pas dans nos habitudes de donner du sirop de sucre aux abeilles pour faire du miel, cependant les récoltes faites, on en donne à partir du mois d’août pour reconstituer les réserves de miel pour l’hiver, puisque par nos récoltes nous les privons de leur butin. Dans d’autres pays cela se pratique mais pour des raisons particulières. Par exemple, en Pologne j’ai gouté des miels à la fleur d’oranger, ce sont des miels faits avec des sirops parfumés donnés aux abeilles. Ces préparations familiales ressemblent à nos traditions de vin d’orange, de vin de noix… J ‘ai un ouvrage édité du temps de l’URSS écrit par un pharmacien soviétique qui donne des indications pour faire faire des miels médicinaux en nourrissant les abeilles avec du sirop de sucre contenant des décoctions de plantes.
          Jean Riondet

          Reply
          • Sbr on 18 mars 2021 8 h 08 min

            Merci beaucoup Mr jean Riondet

            Reply
      27. sbr on 24 juillet 2016 11 h 45 min

        Mr jean . est ce que les abeilles changent l emplacement du miel dans la ruche par exemple du premier vers les cadres du deuxiéme hausse . si je nouri mais dés le commencement de la fleuraisonce je stop je met la grille puis sur elle le magasin ou je met les cadres dextremité au milieu et a leur place deux cdr. couvain mur en fin stade. est ce que dans ces deux cas je peus garantir un miel naturel

        Reply
      28. sbr on 24 juillet 2016 11 h 49 min

        je voulais dire que le premier cas est une ruche sur le premier et le deuxieme cas une ruche qui necessite le deuxieme . merci

        Reply
      29. sauli on 24 juillet 2016 20 h 56 min

        Bonjour,

        Je suis débutant en apiculture.j’habite en corse c’est hiver les abeilles non cesser de travailler du a un hiver chaud il na pas fait froid a ma visite de printemps j’ai constater que les abeilles n’avait plus de réserve que faire j’ai pas rajouter de hausses et nourri avec du 50%-50% merci

        Reply
        • Jean Riondet on 25 juillet 2016 7 h 51 min

          Bonjour,
          Oui cet hiver il y a eu du couvain de manière continue. A causse de cela les abeilles ont consommé toutes leurs réserves, il a fallu redonner du sucre sous deux formes soit avec des pains de candi posé sur la têtes cadres (cf mon ouvrage « installer un premier rucher » ulmer ed. http://livre.fnac.com/a8028885/Jean-Riondet-Installer-un-premier-rucher) soit par apport de sirop 50/50 si la température excède 15°c dans al journée mais le sirop pousse la ponte de la reine, ce que ne fait guère le candi.
          Très cordialement
          J RIONDET

          Reply
      30. sbr on 5 août 2016 11 h 43 min

        mr jean qsq on fait face a une fleur qui ne produit pas du pollen …? , on eu une grande chute du couvain dans la fleur du thym certains pretend qu elle est pauvre en pollen! est ce qui il ya une nouriture qui remplace le pollen?

        Reply
        • Jean Riondet on 13 août 2016 20 h 19 min

          Bonjour,
          Oui c’est fort possible je n’ai pas d’expérience sur le thym, par contre sur les lavandins qui sont des hybrides stériles il n’y a pas de pollen et les colonies reviennent de ces lieux de transhumance très carencées en pollen; Il faut les nourrir avec des protéines végétales levure de bière lyophilisée et pasteurisée, farine de soja déshuilée (l’huile est toxique pour les abeilles) des préparations (sirop ou candi) avec du Provitabee…
          Selon ce que vous pouvez trouver vous les nourrirez avec l’une ou l’autre de ces protéines.
          Bonne suite
          Jean Riondet

          Reply
          • S.B on 18 août 2016 10 h 21 min

            merci beaucoup

            Reply
      31. Véronique on 30 août 2016 15 h 46 min

        Bonjour,
        J’habite les Alpes Maritimes et je débute en apiculture .
        Je voudrai savoir comment nourrir mes ruches pour l’automne.
        J’ai vu que certains conseillaient un nourrissage au candi à l’automne et le sirop pour le printemps .
        Pourriez-vous m’éclairer ?
        Merci
        Cordialement
        Véronique

        Reply
        • Jean Riondet on 31 août 2016 11 h 44 min

          Bonjour,
          On nourrit les abeilles dans deux circonstance, pour leur donner à manger en cas de famine, ou pour faire les provisions de la morte saison. Pour la famine de fin août cette année on utilise des sirops « légers » de densité en sucre proche du nectar pour apporter eau et sucre (environ 30 à 50 % de sucre dans l’eau). Pour faire des stocks après notre prédation de leurs réserves hivernales on donne des sirops concentrés pour leur éviter de trop avoir à concentrer le sucre qui est un énorme travail pour elles. Ces sirops de stockage les font énormément travailler donc les abeilles vieillissent très vite et les stocks faits on partitionne au plus vite pour limiter la poursuite du stockage afin de préserver la santé des jeunes abeilles et en faire des abeilles d’hiver aptes à passer le mauvais e période automnale.
          Le sirop léger simule une miellée et stimule par là même la ponte de la reine, c’est donc également cet objectif qui peut être visé.
          Sirop ou candi ?
          Le sirop n’est pris que si les abeilles ont chaud, donc tant que la température externe est au-dessus de 13°c la nuit, le sirop dans les nourrisseur couvre cadre peut être pris donc distribué. En dessous ce sera du candi. Le candi est très peu stocké, il remplace le miel des rayons si besoin et peut être donné à tout moment si les besoins en apports sont importants. En 2014 pour éviter de devoir donner du sirop toutes les semaines, des professionnels ont donné du candi dès aout. Plus généralement c’est la nourriture hivernale.
          Jean RIONDET

          Reply
          • Nicolas p on 8 octobre 2016 13 h 04 min

            Bonjour,

            J’ai lu tous vos conseils avec grand intérêt.
            Pour le nourissement dont il est question, je me pose toujours la même problématique : même s’il semble logique, par exemple en cette période de refroidissement (isère), de mettre un pain de candi dans le doute par prévention plutôt que de ne rien faire, cela ne risque t-il pas de stimuler les abeilles qui vont le consommer ? Alors qu’elles touchent le miel operculé en cas de besoin ?

            D’avance merci,

            Nicolas

            Reply
            • Jean Riondet on 8 octobre 2016 20 h 51 min

              Tout dépend de l’état des réserves. Si aujourd’hui 8 octobre, les corps sont pleins ou possèdent 4 ou 5 cadres bien pleins de miel, ne rien faire jusqu’en janvier sauf si on a une chaleur d’enfer et que la ponte de la reine ne cesse, ce qui engendre de très grosses consommations ne serait-ce pour tenir la chaleur du couvain.
              Mais si ce n’est pas très plein, mettre du candi qui sera préféré au miel préserve cette ressource indispensable à partir de fin janvier pour la reprise du couvain. Et même si on peut nourrir en février /mars on protège le solde du miel pour les périodes froides du printemps où les hausses sont présentes et où on ne peut nourrir. Les accidents sur le couvain par famine en avril et jusqu’à début mai sont légions.
              Le candi n’est que très peu stocké dans les cellules, on ne risque pas de le retrouver dans le miel.
              J Riondet

              Reply
      32. andrieu on 21 septembre 2016 8 h 42 min

        Bonjour,
        Après avoir donné du sirop 50/50 en ce mois de septembre, j’ai trouvé dans le nourrisseur des abeilles mortes alors que tout se passe bien dans les autres ruches. Pouvez-vous me donner une explication a ce phénomène.
        Merci par avance,
        Cordialement

        Reply
      33. Martine on 24 septembre 2016 7 h 46 min

        bonjour, je suis en lozere 500m j’ai une ruche dadant 10 cadres avec un couvre cadre nourrisseur ferme par un plexiglas. Le toit est isole avec une plaque de phaltex. Je place le pain de candi dans le nourrisseur cela me permet de verifier sa consommation . Est ce correct par rapport au froid certains mettent le candi sur les cadres.
        Merci de vos conseils, cordialement ,
        Martine

        Reply
      34. chevalier on 4 décembre 2016 14 h 44 min

        Bonjour, vous dites ds l article de ne pas nourir après mi septembre mais à partir de qd peut on recommencer? Mes ruches ne sont pas très pleines, c est ma première année et je suis inquiet pour l hiver

        Reply
        • Jean Riondet on 4 décembre 2016 22 h 59 min

          Bonjour,
          En principe (pour ce que valent les principes) on ne nourrit pas tardivement au sirop pour faire des stocks car les abeilles vieillissent rapidement dans la confection du miel et il est, à ce moment là de l’automne, très important des les préserver dans leur intégrité biologique. Donc si les réserves sont insuffisantes, on leur donnera du candi, sucre cristallisé très finement qu’elles ne prennent que pour se nourrir et très peu pour faire des stocks. Le sirop sera utilisé à partir du mois de mars. Je détaille cette pratique dans mon dernier ouvrage « installer un premier rucher ».
          J Riondet

          Reply
          • chevalier on 5 décembre 2016 21 h 53 min

            D accord merci. Je les ai nourri au candi posé sur le couvre cadre après la récolte mais elles n en ont pas consommé énormément. Avec le froid qui arrive j ai préféré refermer l ouverture du couvre cadre je n aurais peut être pas dû alors?

            Reply
            • Jean Riondet on 6 décembre 2016 9 h 31 min

              Bonjour,
              Par précaution je mets le candi directement posé sur la tête des cadres das enveloppe et un plastique par dessus le corps de ruche puis le couvre cadre mis à l’envers pour faire la hauteur du candi. Mis là où sont les abeilles on leur apporte au plus près ce dont elles peuvent avoir besoin. Si on met sur la feuille de plastique un morceau de couverture de survie coté aluminium vers le corps, on les voit venir vivre à ce niveau tellement le chaleur s’y concentre.
              Cette manip peut se faire même par temps froid (0 – 5°c), si elle est de court durée. Poser le candi tiédie est une sage précaution. Moins on les oblige à produire de la chaleur moins elles consomment de sucre et moins elles vieillissent rapidement cqfd.
              Bonne suite
              J Riondet

              Reply
      35. souficoufi on 27 mai 2017 10 h 56 min

        Bonjour
        Quelle est la durée totale du nourrissement de stimulation ?

        Reply
        • Jean Riondet on 13 juin 2017 11 h 24 min

          Bonjour,
          Stimuler se fait 40 jours avant la miellée attendue. On stimule par petits apports de sirop deux à trois fois par semaine afin de simuler une miellée. La ponte de la reine explose et on arrête au bout de 3 semaines. Au moment de la miellée, 20 jours plus tard, la colonie doit être très forte et posséder de très grandes plaques de couvain fermé. Sinon c’est l’essaimage ou la famine.
          J. Riondet

          Reply
      36. Lakim on 8 juillet 2017 13 h 07 min

        Bonjour, faut t’il nourrie une ruche le mois de juillet le 08/02/2017,j’ai acheté l’essain le 13 mai 2017 ,il ce très bien devollpper , j’avais mis une hausse le 14 juin 2017 ,en ce moment elle batisse la hausse , comment savoir si elle sont faim ou merci

        Reply
        • Jean Riondet on 8 juillet 2017 18 h 34 min

          Bonjour,
          Nous sommes début juillet et la hausse n’est pas remplie. Si elles ont construit, elles ont également mis du nectar dans les cellules, puis la famine arrivant elles ont consommé le nectar d’où cette impression qu’elles bâtissent sans rien y mettre. De toute façon il n’y aura plus de miellée pour l’apiculteur sauf si vous avez du sapin à proximité mais en dehors de cette ressource vous devrez laisser aux abeilles leur collecte pour faire les réserves hivernales. Vous devrez même leur donner du sirop concentré pour les pousser à stocker. La conduite à tenir désormais c’est traitement contre varroa jusqu’en novembre, avec des lanières, le thymol est insuffisamment efficace, l’acide oxalique délicat à utiliser… bref pour faire simple, lanières jusqu’en novembre, puis nourrissement massif pour faire les réserves et partitionner pour réduire le volume au minimum possible (5 à 6 cadres) et veiller à ce que les cadres soient bien remplis sur leur hauteur. Si je comprends bien le corps est vide de miel, alors allez à donner jusqu’à 15l soit 21 k de sirop par colonie. La morte saison sera cool.
          J Riondet

          Reply
      37. Lakim on 8 juillet 2017 13 h 09 min

        Faim ou pas ce de frère Adam grosse population merci

        Reply
      38. Hakim on 1 août 2017 14 h 20 min

        J’avais un souci ,j’ai acheté un essain mai le problème ,je ne trouve pas de riene du tous, et la elle sont fait des cellules royale ,à votre avis je laisse ce débrouiller tout seul, ou j’achète une riene ,et je l’introdui , l’essain et sur cinq cadre, du couvian,du nectar,ke faire
        Merci, d’aborder votre lumière,nous sommes le 1 août ke faire

        Reply
        • Jean Riondet on 2 août 2017 13 h 01 min

          Elles ont fait des cellules royales, laissez faire ce sera leur reine et tout ira bien.
          Nourrissez régulièrement avec 1/2 l de sirop (2 verres) 2 fois par semaine jusqu’à l’apparition d’une ponte sur plusieurs cadres, si vous en avez le temps et la possibilité. La colonie sea sauvée.
          Pour le traitement le plus efficace sera l’APIVAR. Le mettre maintenant jusqu’en novembre ou décembre selon la température.
          Jean Riondet

          Reply
      39. souficoufi on 25 août 2017 11 h 09 min

        Quand je donne le sirop 50/50 en fin de récolte pour relancer la ponte,je dois arrêter de donner ce sirop à quelle date ?

        Reply
      40. Patricia on 4 septembre 2017 15 h 19 min

        Chapeau monsieur Riondet! Un grand merci pour votre patience à expliquer et répéter, un grand professeur!

        Reply
        • Jean Riondet on 4 septembre 2017 22 h 14 min

          Vous êtes vraiment trop sympathique, je crois tout bonnement que je radote, question d’âge!
          JR

          Reply
      41. BEN TALEB on 4 décembre 2017 22 h 21 min

        Bonjour,
        que pensez vous de nourrir avec le sirop de dattes ?
        Merci.

        Reply
        • Jean Riondet on 4 décembre 2017 22 h 41 min

          C’est un sirop qui contient du saccharose, du glucose et du fructose, des sucres parfaits pour les abeilles.
          Sa couleur fortement ambrée, indique la présence de sels minéraux en abondance. Le phosphore qui est important est-il bon pour les abeilles ? Je ne saurai répondre. Les abeilles raffolent de l’eau tiède des piscines, surtout de celles qui sont salées, on les voit également dans les purins au soleil très chauds certes mais qui ont de sels minéraux en abondance. Joseph Bensick un voisin avait un abreuvoir très ensoleillé à coté d’une écurie, les abeilles buvaient à loisir les purins ensoleillés mais délaissaient son abreuvoir qui dans un autre rucher était très visité.
          J’attends avec impatience que le réchauffement climatique nous permette des récoltes de dattes sur l’avenue des Champs Elysées à Paris, alors on verra si les abeilles du Luxembourg exploseront grâce aux sucres des dattiers.
          Faites des essais et tenez moi au courant je crains de ne pouvoir durer suffisamment.
          J Riondet

          Reply
      42. Christ on 6 décembre 2017 9 h 09 min

        Bonjour Jean,
        Merci pour ce partage et tous vos conseils, je rencontre un petit soucis bien que les matinées soient fraiches, les températures montent vites journées, les abeilles sortent et arrivent a trouver du pollen mais voila une grande partie cherche un peu partout à se ravitailler en eau, Je leur ai mis plusieurs points d’eau à disposition ainsi que du candi dans leur nourrisseur ( en plastique couvre cadre type Ni….) la plupart ni montent pas et n’y ont pas touché.
        Le soucis est que quelques abeilles vont boire l’eau sur la bâche de la piscine ou le regard des eaux de pluie du voisin, cela semble le gêner , j’ai donc sur conseils de mon vendeur apicole acheté des oligo éléments et de la levure ,car selon ce dernier mes abeilles auraient des carences, comment puis je leur donner ces stimulant ? Pourrai-je directement par l’accès du nourrisseur leur déposer des morceaux de candi sur le haut des cadres ? et comment leur administrer les oligo-éléments + levure ?
        j’avais pensé faire une mixture assez solide et leur déposé sur le hauts des cadres par exemple: candi/levure/oligo/miel (le leur récolté il y a trois mois).
        Merci si vous avez un moment pour me répondre et une solution.
        Bien cordialement.
        Christophe.

        Reply
        • Jean Riondet on 6 janvier 2018 21 h 00 min

          C’est un excellent vendeur ! Oui les abeilles élèvent du couvain le pollen des noisetiers est accessible depuis début janvier, elles vont chercher de l’eau, chaude de préférence car froide elles seraient engourdies et ne rentreraient à la ruche. Les piscines sont des abreuvoirs à insectes avant d’être au service des humains. C’est ce que leurs propriétaires n’ont pas compris lors de l’achat.
          On peut améliorer l’ordinaire des abeilles à cette époque de l’année en leur apportant de la levure de bière inactivée dans le candi ainsi que d’autres éléments. Oligo je ne sais si c’est utile, probiotiques ce seront les travaux des chercheurs qui nous le diront, mais sucre et levure de bière c’est un ticket gagnant. Le candi sera sec fait avec un sucre glace sans amidon chauffé à 70 / 75 °C. J’utilise du Beefondant, un sucre glace pour pâtissier sans amidon distribué par Royal Care. Ce sucre avec 10% d’eau tout au plus sera brassé avec les compléments alimentaires puis coulé dans des moules. Dans mes divers papiers et ouvrages je décris ce procédé. Le candi sera posé sur la tête des cadres sans enveloppe, une feuille de plastique posée dessus et le couvre cadre nourrisseur mis à l’envers et le toit … Bien nourries, bien traitées contra varroa et sous une épaisse couche de neige, c’est Megève pour les abeilles.
          J Riondet

          Reply
      43. BEN TALEB on 10 janvier 2018 18 h 33 min

        Bonjour,
        Je voudrais savoir combien de ruches je peux installer dans un parc de 600 ha.
        c’est un parc naturel et protégé riche en cèdre, chêne vert et autre, arbousier, divers plantes mellifères…
        Merci.

        Reply
        • Jean Riondet on 10 janvier 2018 22 h 47 min

          Bonjour,
          On dit couramment que l’aire de butinage optimal pour une abeille est de 800 m autour de la ruche soit un espace de 200 ha environ. Un rucher ne devrait pas dépasser 30 ruches si la ressource alimentaire est de qualité, c’est à dire régulière et abondante. Ces adjectifs qualificatifs ne vous donnent pas un nombre, seule l’expérience peut vous permettre une appréciation correcte de ce nombre sur une base théorique de 3 ruchers de 30 ruches. Plus si la ressource est abondante, cas des pays tropicaux à floraison quasi constante, beaucoup moins chez moi pays de céréales et d’oléagineux où passé le colza en avril c’est un désert alimentaire y compris sur le tournesol qui n’est apparemment plus mellifère aujourd’hui.
          Jean Riondet

          Reply
      44. didier on 8 mars 2018 16 h 15 min

        Bonjour M.Riondet
        Plusieurs sources parlent de farines de soja déshuilées dont vous,
        J’avais quatre questions si vous pouvez me répondre:
        -Existe t il une ou des études accessibles sur la teneur maximum en Matière grasse de ses farines? Voir même sur la confection de ces pâtes complément? on voit tout est n’importe quoi sur le net..

        -Je ne trouve pas de farine de soja déshuilée en magasins apicole comme les personnes d’un forum avec qui je discute?
        J’ai trouvé de la farine toasté à 7 % de MG en magasin bio cela peut il être utilisé?

        -Il y a t-il des risques forts de contamination de loques américaines en utilisant du pollens déclasser acheté ?

        – que pensez vous pensé au gluten de blé ?

        Une personne sur le forum nous en a parlé et il aurait 83% de protéines et ses abeilles le prenaient sans souci .
        J’avais lu que les abeilles à proximité de moulins des fois vont en chercher de la farine.
        Merci d’avance si vous avez des informations.

        Reply
        • Jean Riondet on 9 mars 2018 13 h 16 min

          Oui la farine de soja déshuilée est difficile à trouver, je ne l’ai vu qu’importée du Canada. C’est un produit phare en Amérique du Nord parait-il.
          Michel Bocquet spécialiste en la matière et dont on attend la mise à jour de son ouvrage « le nourrissement » publié pour la première fois en 1994, indique à propos de la farine de soja que la teneur en huile doit être inférieure à 7% pour les abeilles. Je suis en cours d’interpellation de personnes susceptibles d’avoir des informations à ce sujet.
          Tous les produits issus de la ruche et donnés aux abeilles, pollen, miel, cire .. sont porteurs d’agents infectieux et à ce titre plus à risque que bénéfiques. On recycle nos cires d’opercules, pas celles des autres, on utilise de plus en plus des amorces de cire et non des plaques entières pour limiter les risques de contamination.

          Le gluten est une protéine végétale dont je ne connais pas encore l’intérêt en apiculture. Si on l’utilise il faut être certain que de l’amidon ne reste dans le produit car c’est pénalisant pour les abeilles.
          Des farines de pois et autres légumineuses ont été testées, la plus économique et la plus accessible est la levure de bière inactivée et déshydratée, sous produit abondant et recyclé en alimentation animale. On boit plus de bière que l’on ne mange de pois cassés …
          D’une manière générale, nos apports sont toujours limités en intérêt par rapport à la diversité des pollens apportés par la nature, l’abeille n’a pas la capacité pour métaboliser toutes les protéines et acides aminés dont elle a besoin. Nous pouvons compenser seulement par un seul type de protéine une carence en volume, la diversité se trouve soit dans la ruche soit par des apports externes. Il n’est pas certain que l’on trouve la pierre philosophale du nourrissement à des prix compétitifs par rapport aux apports des butineuses.
          Notre expérience, à quelques uns qui appliquons la même procédure de nourrissement avec du Beefondant, permet de montrer que l’on fait construire des rayons jusqu’au mois d’octobre, signe s’il en était que la qualité du sucre est première par rapport à toute autre considération. A cela il faut ajouter un véritable traitement anti-varroa, cela va sans dire.
          D’autres produits que ce sucre là existent comme saccharose pur et très épuré de tous restes de sels minéraux et pesticides mis sur les betteraves, mais en conditionnements importants donc inaccessibles aux petits producteurs que nous sommes.
          J Riondet

          Reply
          • didier on 9 mars 2018 21 h 07 min

            Je vous remercie de votre réponse rapide.
            Cela fait un moment que je suis à la recherche de ce fameux livre de M. Bocquet.
            Mais il n’est plus disponible . je lui avais envoyer un mail..

            Si jamais vous avez une piste je suis preneur.
            Je vous souhaite une bonne soirée.
            Bien cordialement
            Didier

            Reply
      45. Oli on 9 mars 2018 13 h 15 min

        Bonjour M. Riondet,

        J’ai également des questions concernant la farine se soja qui non OGM et déshuilée est tout simplement introuvable …
        Un tourteau de soja déshuilé et non OGM est-il utilisable et possède-t-il les mêmes propriétés que la farine (la dissolution étant probablement plus difficile) ?

        Les compléments protéinés sont légions, certains dits « à base de levure de bière » ont l’air de n’être que le levure de bière avec une belle étiquette dessus …
        J’ai par exemple la possibilité de me procurer du « Protéine+ » de Royal Care, marque ayant bonne réputation notamment pour son Beefondant
        https://www.royal-care.fr/produits-pr%CE%ADmium/proteines-pr%CE%ADmium/
        Que pensez-vous de ce produit ?

        Merci.

        Reply
        • Jean Riondet on 9 mars 2018 20 h 24 min

          Si vous accédez aux marchands d’aliments pour bétail la levure de bière achetée chez eux pour le porcs en particulier est de l’ordre de 50 € les 50 kilos. Après, tout est question d’étiquette. Tout comme un produit réputé avec des protéines issues du lait à ajouter aux sirops n’est autre chose qu’un lait en poudre pour bébé…. lisez les étiquettes.
          Inutile de s’affoler, nos apports seront toujours moins efficaces que ce que donne la nature. Nous compensons avec une seule sorte de protéine un déficit quantitatif, le déficit qualitatif ne peut être compensé que par les réserves internes en pollen et les apports naturels.
          La farine de soja ne se met pas dans les sirops, mais dans les pâtes protéinées ou dans des bacs accessibles en février aux abeilles.
          Pour moi, mon expérience avec la levure de Royal Care est concluante, les résultats sont très bons. Je ne vais pas chercher ailleurs. Les autres types de protéines resteront toujours un apport d’un seul type de protéine. Le soja est en vogue aux Amériques parce que disponible à bas prix mais pas parce qu’il a des qualités extraordinaires. Chez nous la bière nous fournit l’endormissement devant la télé, le gros bide et la protéine pour les abeilles, donc buvons…
          JR

          Reply
          • Oli on 10 mars 2018 22 h 41 min

            Merci beaucoup pour tous ces éléments !

            Reply
      46. BEN TALEB on 20 mars 2018 18 h 00 min

        Bonjour,
        on trouve la farine de soja chez bijenhof facilement : lien suivant
        http://bijenhof.e-motions.be/cataloog/level2.aspx?lang=F&groep_code=82A

        on peut faire un bon nourissement avec la patte de datte qu’on trouve partout, avec des portions dans le beefondant ou dans le sirop 50/50.
        je l’ai fait il y a un mois et mes ruches sont blindées d’abeilles et du couvain partout.

        Reply
      47. Giacomo on 25 mars 2018 18 h 40 min

        Nous sommes fin mars 2018 ma ruche est en pleine activité (j’habite en périphérie de Marseille ) les abeilles rentrent couvertes de pollen , je viens de poser une hausse. Question : dois je continuer à les nourrir au sirop ou au candi ou dois je les laisser travailler et se nourrir seules ?

        Reply
        • Jean Riondet on 25 mars 2018 20 h 12 min

          Stop ! Plus de candi ni de sirop, laissez faire la nature, vous devez récolter du miel des fleurs de votre endroit, pas celui du sucre de betteraves ou de farine que vous leur apportez.
          Chez vous ce sera le désert alimentaire à partir de fin juin sans doute et là il faudra nourrir jusqu’en septembre…
          J Riondet

          Reply
      48. BEN TALEB on 28 mars 2018 22 h 32 min

        Bonsoir,
        Comment on fait en pratique pour avoir une zone saturée en faux bourdons ?
        ou il faut rien faire, les essaims que j’ai fait en 2017 par division marchent bien, de bonnes reines qui ont bien démarrée cet année.
        ou c’est important pour un élevage de reine ?
        merci.

        Reply
        • Jean Riondet on 29 mars 2018 8 h 50 min

          Il est quasiment impossible de sélectionner le mâles pour la fécondation naturelle tant les faux bourdons se déplacent loin. Donc laisser faire la nature est la seule réponse qui vaille à notre niveau, l’insémination artificielle, j’en ai fait, est inutile si on ne peut travailler très sérieusement la sélection des mâles.
          Avoir de jeunes reines est plus important que de travailler avec des reines très sélectionnées mais âgées. Donc chaque année faites un essaim artificiel par colonie de production et faites une réunion en fin de saison. Vous changerez vos reines des colonies de production de miel ainsi tous les ans.
          J. Riondet

          Reply
      49. CHANEL on 27 mai 2018 17 h 12 min

        Bonjour

        Je recois demain 2 essaims 5 cadres, dois je les nourir en sirop 2/3 1/3 ou 50/50 ?
        Pendant combien de temps dois je les nourir et a quelle dose?
        merci

        Reply
        • Jean Riondet on 27 mai 2018 21 h 22 min

          Si les grandes miellées ont passées, il faut donner du sirop 50/50 car ce sera pour les nourrir et faire cirer les cadres qui ne sont pas encore construits.
          Il y a plusieurs manières de faire, mais le plus simple est de leur donner durant une semaine 1,5 l de sirop. Regarder si elles construisent ou occupent le nid à couvain. Si elles construisent refaire l’opération une fois et attendre 2 ou 3 semaines, le temps que la ponte de la reine donne des abeilles, puis réitérer l’opération jusqu’à ce que vous ayez atteint 8 cadres. Il devrait y avoir fin septembre 3 cadres de couvain et 5 cadres de miel, c’est ce qui garantit un bon hivernage. Puis traitez avec des produits efficaces contre varroa jusqu’en novembre.
          J Riondet

          Reply
      50. BEN TALEB on 22 juillet 2018 23 h 54 min

        Bonjour,
        une colonie très agressive avec beaucoup d’avantages.
        2017 hivernage sans problème.
        moins de consommation.
        pas de maladies de couvain ou autre.
        les frelons n’ont pas de chance avec ils s’approchent même pas.
        bonne répartition de couvain, pollen et miel sur les cadres.
        remérage cette année avec de bonne réserve au corps 30 kg environ et une hausse et demie sur les tilleuls.
        je préfère la garder que pensez vous ?
        peut on faire des essaims par division jusqu’à quelle date sur le sud du 78.
        merci.

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      51. tchouasseu joel on 31 juillet 2018 12 h 23 min

        Les mêmes conseils, sont ils applicablent e zone tropicales???

        Reply
        • Jean Riondet on 5 août 2018 19 h 20 min

          Bonjour,
          Globalement oui, mais mois par mois non. Chez vous, il n’y a pas d’hiver seulement des saisons plus ou moins sèches, humides… mais les floraisons sont assez largement constantes. Néanmoins pour parler de la Martinique avec laquelle j’ai quelques relations, depuis que les pratiques de nourrissement en période de faibles floraisons, de changement de reines… mes interlocuteurs ont obtenu des résultats nettement meilleurs que ceux qu’ils avaient jusqu’alors. Ce ne sont que des principes généraux enseignés dans les ruchers écoles en phase avec la « biologie » des colonies.
          J Riondet

          Reply
      52. Oli on 5 août 2018 9 h 28 min

        Bonjour M. Riondet,

        Dans l’article ci-dessous vous préconisez d’ajouter du vinaigre à raison de 5%, soit 5 cL par L de sirop. Or dans le dernier numéro de l’Abeille de France vous préconisez 5mL par L de sirop, soit 10 fois moins qu’ici.
        Quelle est donc, selon vous, la bonne proportion de vinaigre dans le sirop de stimulation qu’on donne en ce moment ? Et dans le sirop qui sera donné ensuite ?
        Merci.

        Reply
      53. Jean Riondet on 5 août 2018 21 h 25 min

        Vous avez raison, j’ai mal contrôlé mes écrits, c’est 5ml / l de sirop pour amener le sirop à l’acidité du miel. Tout cela est approximatif car le miel n’a pas un Ph défini qui, de surcroît, le caractériserait. Son Ph se situe dans une fourchette car selon les miels le Ph varie.
        Il n’est pas démontré dans la littérature scientifique que le vinaigre blanc, l’acide acétiqu, soit un facteur de réduction du risque de nosémose. Mais certains apiculteurs acidifient fortement leur sirop pour ce motif et leurs colonies ne semblent pas supporter négativement cette potion.
        J RIONDET

        Reply
      54. tchouasseu joel on 15 août 2018 6 h 25 min

        Est il conseillé de nourrir les abeilles les 45 premiers jours après les avoir piégé?

        Reply
      55. Jean Riondet on 15 août 2018 8 h 18 min

        Un essaim naturel bâti très vite à la condition d’être sur-nourri. Il faut en profiter et nourrir par nourrisseurs entiers 48 h après sa cueillette.
        Pourquoi 48 h ? Pour le mettre dans le noir et les abeilles se lécheront mutuellement se nettoyant des éventuelles spores de loques américaine et autres bactéries que leur suc digestif détruit. Après ce moment de claustration d’hygiène et qui les stabilisent dans la ruchette, on les remet au rucher et on nourrit jusqu’à ce que le maximum de rayons soient construits.
        On en profite pour traiter contre varroa car à ce moment là en absence de couvain les traitements sont totalement efficace. Le couvain leur fait perdre 50% de leur efficacité. Donc on ne rajoute jamais de cadre de couvain dans un essaim naturel.
        On profite de la dynamique naturelle de l’essaim pour le faire bâtir, le traiter et faire pondre la reine. Ce sera au bout de 45 à 60 jours que l’on procédera à des ajouts de cadres bâtis si besoin, d’abeilles … mais on ajoute le moins possible de cadres de couvain car s’ils sont porteurs de maladies, ce sera la fin de l’essaim.
        J RIONDET

        Reply
      56. Guignier on 11 janvier 2020 10 h 56 min

        Bonne année Mr Riondet merci infiniment de nous faire partager vos immenses connaissances apicoles applicables par les néophytes comme par les pro
        A propos de votre élevage de reine simplifiee avec les blocs de ponte peut on l’appliquer aux warres et ktbh?
        Merci à vous cirdialement

        Reply
      57. Guignier on 11 janvier 2020 10 h 58 min

        Bonne année Mr Riondet merci infiniment de nous faire partager vos immenses connaissances apicoles applicables par les néophytes comme par les pro
        A propos de votre élevage de reine simplifiee avec les blocs de ponte peut on l’appliquer aux warres et ktbh?
        Merci à vous Cordialement

        Reply
        • Jean Riondet on 27 janvier 2020 18 h 35 min

          Oui la méthode est applicable avec tout type de ruche il faut seulement trouver la reine pour la mettre dans le bloc de ponte (ou boitier de ponte) après la ponte et les cellules sont démarrées avec un starter ou élevées directement en essaims artificiel sur 1 ou 2 cadres.
          Hormis le bloc de ponte, il n’y a pas de matériel dédié. C’est l’intérêt des méthodes que j’ai pu réunir.
          JR

          Reply
      58. Estelle Achard on 1 février 2020 4 h 30 min

        Bonjour Monsieur,
        Je vis dans un pays dont on parle beaucoup en ce moment, mais dans la zone tibétaine, à 2200m d’altitude, le climat ressemble cependant un peu au midi, j’ai eucalyptus, saule, agrumes, fruitiers entre autres. Je suis la seule à avoir deux ruches normales, les autres sont d’abeilles sauvages e’ ruches rondes. J’ai peut-être besoin de nourrir une de mes ruches(ce que je n’ai jamais fait fin dhiver jusqu’à présent) car l’hiver semble encore froid pour les deux ttois semaines à venir, la ruche est légère mais il fait trop froid pour que je lève les cadres, et normalement les saules sous lesquelles elles sont fleurissent mi-février. Impossible de trouver du candi ici, de toute façon tout le pays est en quarantaine par comté, routes coupées. J’ai du sucre blanc de canne ou sucre en morceaux (j’ai aussi différents miels sauvages ou non mais pas le mien). Que me conseillez-vous ? Je vais essayer d’ouvrir cet après-midi mais il va faire à peu près 12 degrés…
        Merci infiniment d’avance pour vos conseils.

        Reply
        • Jean Riondet on 12 février 2020 18 h 51 min

          Si vous avez du sucre en morceaux et que cela ne vous prive pas donnez le tel quel. Le candi n’est jamais qu’un sucre cristallisé très fin. L’humidité de la ruche suffira pour le déliter et le rendre accessible aux abeilles. Donnez le par 500 g par ruche cela devrait suffire pour tenir deux semaines et si vous avez de chaudes journées à venir jetez un œil rapidement pour voir l’état des lieux et apporter encore du sucre si nécessaire.
          Bonne suite
          JR

          Reply
      59. Alain on 30 mars 2020 10 h 35 min

        Question d’un débutant
        Puis je ne pas récolter le corps de ruche plein de miel de colza de façon à nourrir l’hiver et ne recolter que les hausses en miel d’acacia et autres
        Désolé pour la naïveté de ma question.
        À bientôt

        Reply
        • Jean Riondet on 28 avril 2020 11 h 29 min

          De toute façon le miel de corps ne se récolte pas il contient nombre de résidus des acaricides que nous mettons dans les ruches contre varroa. On préfère le laisser aux abeilles. Et elles en feront ce qu’elles voudront en le consommant au cours de l’été si elles en ont besoin et donc ces stocks leur serviront toute l’année. L’hiver elles consommeront le reste des réserves constituées au printemps complétées d’un miel plutôt récolté en été et jusqu’en automne.
          J RIONDET

          Reply
      60. Lacroix Isabelle on 17 avril 2020 10 h 38 min

        Bonjour,
        Le formulaire de contact n’est pas disponible, je vous écris donc ici :

        Me permettez-vous de citer ces phrases, et de mettre en lien votre site, pour un livre que je suis en train d’écrire ? :
        « Seul le miel convient aux abeilles, c’est leur nourriture depuis de millions d’années, elles n’ont pas attendu nos connaissances en diététiques pour survivre en bonne santé.

        Donc l’idéal est de les laisser accumuler leurs réserves au moment opportun, c’est à dire au temps des floraisons. C’est au printemps. C’est ce que faisaient nos ancêtres qui préconisaient dans les livres d’agriculture du début du 19° siècle de ne faire la récolte du miel qu’en mai pour prélever le solde de l’année précédente et un peu de la nouvelle miellée puis laisser les abeilles reconstituer leurs réserves au moment des fortes miellées.

        Aujourd’hui nous souhaitons récolter un peu plus que 4 ou 5 kilos de miel par ruche et nous pillons leurs réserves d’avril à aout. De sorte qu’il ne reste guère de floraisons pour faire les réserves hivernales. L’apport artificiel de sucre devient une nécessité. »
        Je vous remercie.

        Cordialement.

        Mme Lacroix

        Reply
        • Jean Riondet on 28 avril 2020 10 h 02 min

          Bonjour madame,
          Oui vous pouvez citer ces phrases, je le fais souvent moi même citant auteurs anciens et chercheurs contemporains .
          Bonne suite pour votre travail d’écriture.
          J RIONDET
          !

          Reply
          • Lacroix Isabelle on 30 avril 2020 14 h 03 min

            Je vous remercie de tout cœur : )
            Bonne continuation à vous.

            Reply
      61. Fitte-Rey Bernard on 19 avril 2020 8 h 38 min

        Bonjour .j ai fait des jeunes essaims pendant combiens de temps faut il les nourrir au 50/50.Merci cordialement

        Reply
        • Jean Riondet on 28 avril 2020 11 h 02 min

          Surveillez le niveau de stockage dans les rayons c’est le meilleur indicateur. Il sera opportun qu’ils stockent en masse à partir de juillet pour assurer les réserves hivernales, pour ‘heure la nature fournit suffisamment et il faut soutenir la ponte de la reine. C’est le point important.
          J RIONDET

          Reply
      62. Maya l'abeille on 23 août 2020 14 h 24 min

        Bonjour j’aimerai savoir combien de temps faut-il laisser le sirop ? car je débute je trouve cela vraiment intéressant mais je manque d’expérience merci de vos réponses

        Reply
        • Jean Riondet on 1 septembre 2020 22 h 03 min

          Une colonie sur 8 cadres en bon état consomme 2 l de sirop dans la nuit
          On ne nourrit plus au sirop passé le 15 septembre, mais si les couvains sont importants sur plusieurs cadres, comme les automnes sont chauds et les renouées du japon et lierres donnent à fond on peut nourrir jusqu’à fin septembre. Mais jamais au delà au sirop et si besoin on apportera du candi pour la suite.
          Il faut préserver la santé des abeilles d’hiver.
          J Riondet

          Reply
      63. Jeff on 4 septembre 2020 15 h 44 min

        Bonjour,

        Je suis débutant et je souhaiterais savoir quelle est la correspondance en litre pour 1 kg de sirop de nourrissement ?

        Merci de votre aide

        Reply
        • Jean Riondet on 23 septembre 2020 21 h 02 min

          Grosso modo 1k de sucre + 1 l d’eau donne environ 1,8 l de sirop
          J. Riondet

          Reply

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