Une abeille en train de butiner les fleurs du sumac.
Auteur/autrice : Jean Riondet
Vidéo d’abeilles prêtes à essaimer. C’est la saison.
Malgré une période traditionnellement froide et donc risquée pour la récolte du miel et les élevages, le mois de mai a très bien démarré. La chaleur fut en réalité au rendez vous en de nombreux endroits, les pluies ont apporté de l’eau favorable au nectar. Les essaims sortent. La première récolte sur le colza peut avoir lieu.
Le cours d’élevage des reines commencera le vendredi 8 mai 2009 avec travaux pratiques le 9 mai après midi. Séances suivantes 15 et 22 mai.
Les nourrices, toujours les nourrices …
Le principe énoncé le mois dernier est simple, l’élevage artificiel se fait très facilement durant les mois de l’essaimage naturel c’est à dire en mai et juin, en ruche orpheline. La mise en œuvre est simple pour avoir quelques reines, diverses méthodes plus complexes permettent de multiplier les quantités de reines obtenues à chacun des cycles d’élevage et de multiplier ceux-ci.
Les colonies n’élèvent bien les cupules qu’on leur donne à élever qu’à la condition qu’elles soient très fournies en nourrices. Mais si l’on fait de la sélection massale, les bourdons aussi sont à reproduire.
Nous avons connu, l’un des hivers parmi les plus longs de ces dernières années, non que le calendrier ait changé mais le nombre de jours consécutifs sans soleil et sans radoucissement majeur fut des plus importants. Un printemps chaud semble se dessiner malgré l’adage « en avril ne te découvre pas d’un fil ». Les alternances journées ensoleillées, pluie sont favorables pour l’abondance des fleurs et du nectar. le colza commence.
Décidément les beaux jours ne furent pas au rendez-vous. Une pincée de soleil un samedi et malgré une fraicheur tenace, avec les stagiaries du cours 2009 nous sommes allés ouvrir quelques ruches. De très belles colonies, bien populeuses, mais de couvain presque rien. Ne soyons pas fanfarons, des morts aussi, des nucléis ou essaims trop peu populeux et surtout sans nourriture en conséquence. Des abeilles crevées, la tête dans les alvéoles. Bon exercice pratique pour confirmer « faites ce que je dis pas ce que je fais » ! Mais l’auteur de ces lignes croit toujours que la chance sera avec lui et les peuples trop petits ne sont pas assez souvent réunis. Bonne leçon pour tous.
C’est par ce proverbe de Lozère que l’abbé Germain Barthélémy commençait sa chronique mensuelle de février 1988 qu’il publiait dans la Revue française d’apiculture. Après un mois de janvier froid et humide, février démarre de même, l’allongement très sensible des jours ne doit nous faire oublier que nous sommes au coeur de l’hiver. Le froid est encore là, le soleil des journées claires va pousser les abeilles dehors, le miel commence à être consommé en masse, le pollen en réserve sera utilisé, la ponte de la reine est en route. Attention à la famine !