Une saison s’achève une autre se prépare. Les cours vont recommencer dès le 27 février.
Auteur/autrice : Jean Riondet
C’est la nouvelle année, bonne année. Sera-t-elle véritablement bonne ? Sûrement car si nous n’en sommes pas persuadés alors nous aurions déjà arrêté l’apiculture. Donc 2009 sera une bonne année. Prenons les choses comme cela, sinon trop d’évènements dommageables nous conduiraient à penser l’avenir encore plus sombre qu’il ne l’est aujourd’hui. Bien sûr nos vœux, s’ils font partie des choses convenues, n’en restent pas moins un signe d’optimisme, nous ne sommes pas dupes pour autant, 2009 connaîtra son lot de turpitudes, d’échecs, d’inquiétudes, mais nous avons décidé que ce serait une bonne année apicole. Donc faisons en sorte qu’il en soit ainsi ! Pour le reste on fera avec.
Je vous souhaite à tous de fêter dignement cette fin d’année et l’espérance d’une année 2009 humainement meilleure. Malheureusement l’inquiétude pour nombre de nos concitoyens touchés dans leur emploi ou dans leurs revenus est devenu leur seul horizon. Ce temps de Noël est aussi celui du rappel et de la manifestation de la solidarité. Celui du partage avec ceux que nous ne connaissons pas. Peut-on encore espérer ? Dans cette période de grande incertitude quel espoir face aux fatalismes économique ou écologique ? Si l’utopie perd son droit d’être affichée, alors le sens des actions que nous conduisons se perd. L’utopie solitaire s’appelle rêve, l’utopie en acte et collective s’appelle espérance. Ne vous privez pas de fêter cette fin d’année quelles que furent vos joies et surtout vos peines pour qu’une nouvelle soit porteuse d’espoir.
L’élection du Président Obama n’a pas provoqué de fureur hystérique ches les abeilles. Le froid arrive peu à peu, elles se serrent les unes contre les autres, oubliant l’euphorie des beaux jours. Pour se tenir chaud, elles forment une grappe animée d’un lent mouvement. Les abeilles de la périphérie se refroidissant et n’ayant plus de miel à manger s’approchent du centre pour tirer du miel des cellules. Elles dégagent ainsi de la chaleur jusqu’à 31°c au centre de la grappe et un peu plus d’une dizaine en périphérie. L’abeille hiverne ainsi durant de longs mois, ne sortant pour déféquer que les jours de grand soleil et par temps tiède.
Eh oui, Gilles Denis le père du site « ruche-warre.com » vient de publier « La ruche Warré mode d’emploi ». Enfin un vendeur de ruches et d’essaims, qui pense au mode d’emploi du matériel qu’il propose. A commander d’urgence avant la fin du mois
Le nourrissement est terminé, ce sont les derniers travaux au rucher, on stocke les cadres bâtis pour l’année prochaine, on resserre les colonies
Août ne diffère guère de juillet, les revues font relâche comme beaucoup d’entre nous aux multiples activités. Seuls les professionnels poursuivent inlassablement leur travaux de récolte, de traitement des reines et des essaims, de la vente pour tous ceux qui, sur les marchés et les zones de chalandise, passionnent les touristes.
Juillet est le mois des dernières récoltes en bien des endroits. Les miellats que l’on peut encore espérer sur les sapins en particuliers font courir le risque, dans les circonstances présentes d’affaiblissement général des colonies, d’un hivernage massif d’abeilles vieillies par l’ammassage d’un nectar qui leur est défavorable du point de vue nutritionnel. Si pon recherche ce miel il faut alors lui consacrer une partie seulement de son cheptel.
C’est le mois du jour le plus long de l’année. La chaleur est au rendez-vous, les fleurs encore nombreuses en apparence. Ces éléments sont trompeurs. Le couvain atteint le maximum de son développement en principe, mais à une condition : qu’il y ait encore des miellées ! Il y en aura, mais en fin de mois en bien des endroits, sur les châtaigniers. Mais entre la fin de l’acacia et les châtaigniers les abeilles connaissent parfois un petit creux.
J’avais acheté en 1995 l’ouvrage ronéoté de Marc Gatineau sur la ruche populaire de l’abbé Warré. Puis l’ouvrage de l’abbé ayant été réédité je l’ai acquis à son tour, puis récemment celui de Frères et guillaume. Mais je ne m’y étais jamais attelé. La force de l’habitude sans doute. Mais pas seulement. La fragilité des rayons, sauf dans le modèle Gatineau équipé de cadre mobiles, du matériel introuvable en magasin et donc à fabriquer soi même, m’avaient éloigné du procédé.