Le froid est là, par à coups comme toujours en ces périodes avant les grands froids qui sont plutôt en hiver. Les abeilles ne bougent guère, elles consomment leurs réserves. L’apiculteur aussi sera au calme. C’est le temps des assemblées générales des syndicats, où il est bon d’aller soutenir le moral des dirigeants et de profiter des conférences, des échanges et des rencontres en tout genre. Information et formation vont de pair. C’est aussi l’époque des travaux administratifs, payer ses cotisations, ses assurances, bref c’est un moment de dépenses encore. Noël c’est aussi le temps de retrouver ses amis, sa famille, pour fêter la solidarité entre les hommes. Les apiculteurs l’ont souvent manifestée, les abeilles nous rappellent qu’un peu plus de solidarité entre les peuples serait sans doute de bon aloi pour le futur des générations à venir !
Auteur/autrice : Jean Riondet
Octobre fut beau pour une année pluvieuse, il me rappelle mes années d’étudiant à Paris on arrivait en ce mois et se balader en Solex était un régal. J’ai toujours un souvenir de froid dès le 11 novembre. Les abeilles hivernent véritablement, profitant des quelques journées de soleil d’ici le mois de mars elles sortent pour se délester de leurs matières fécales hors de la ruche. Elles nous rappellent qu’elles hivernent mais qu’elles n’hibernent pas. Elles vivent au ralenti, dégustant leurs provisions estivales, et si le temps reste doux poursuivent l’élevage d’un peu de couvain.
Octobre peut être un mois agréable. Quelques travaux sur les colonies sont encore possibles. Le temps permet aux colonies d’achever leur collecte de nectar pour l’hiver. Ce sera le dernier bilan sur les colonies pour préparer la visite de printemps.
L’hivernage est une phase déterminante de la qualité de la colonie au printemps prochain. Un hiver rigoureux n’a guère d’importance pour les abeilles. Leur mode de vie leur permet de s’adapter à toutes les saisons. Une très forte population ne consomme guère plus qu’une colonie peu populeuse mais démarre bien plus vite dès les premiers rayons de soleil.
C’est la fin de la saison apicole et la préparation de la suivante.
C’est l’époque euphorique où l’on récolte les fruits de son travail.
On convoque les amis, pour extraire le miel.
Les enfants tremperont leurs doigts dans les seaux encore dégoulinant de miel tiède et mâchouilleront des opercules emmiellées.
Les floraisons des fruitiers sont achevées, le colza également, dans le midi les cistes, les bruyères blanches et le thym font ronfler les colonies. Là où les acacias sont présents, il faut un peu de chance, la fleur demande 19°c pour s’ouvrir et de l’eau pour avoir du nectar. Qu’il y ait un beau soleil avec un ciel clair, c’est à dire des nuits froides et des journées sous la bise pour que les fleurs restent désespérément fermées. Que la chaleur soit là et que la sécheresse l’accompagne, les fleurs sont grandes ouvertes mais sans nectar… Mais cette année, pourquoi ne pas rêver
Eh oui, l’année apicole 2007 a commencé en 2006. C’est mon credo bien connu des fidèles lecteurs. Dès maintenant, nous allons fixer les termes de notre saison 2008. Pour 2007, nous ne faisons que poursuivre ce que nous avons engagé en 2006. Avons-nous suffisamment d’essaims artificiels pour renouveler nos reines des ruches de production ? Si oui c’est gagné, la production a des chances d’être au rendez-vous, si non nous ne ferons rien de plus que ce que les ruches équipées de jeunes reines pourront produire. Maîtriser sa production demande de se fixer un objectif 18 mois à l’avance
Les chaleurs de cet hiver ont été favorables au développement du couvain. Les abeilles n’ont cessé d’élever, le pollen rentrait à tout va. Dès février, les plaques de couvain fermé dépassaient la surface d’une main de chaque coté d’un cadre. Ce développement précoce sera favorable à une forte dynamique des populations tant le nombre de jeunes nourrices sera important. La plus grande prudence sera de mise quant au nourrissement stimulant de mars. En principe, il ne devrait pas avoir lieu sous peine d’essaimages massif en avril ou mai.
Février est l’un des mois les plus froids de l’année, l’hiver est bien là. Bien que tardivement arrivé il a fortement stoppé le développement des colonies qui ne s’était jamais vraiment arrêté. Du moins dans nos régions au climat intermédiaire comme la vallée du Rhône, l’Ile de France, les régions de la façade atlantique et le grand sud bien sûr… Les travaux seront moins au rucher qu’à l’atelier et surtout en chambre.
C’est la nouvelle année, alors comme tous, disons nous bonne année ! Ainsi vont les années qui se succèdent, on se souhaite périodiquement des choses aimables. Est-ce vain alors que la violence se maintient toujours à un haut niveau ? Cette tradition nous rappelle que la violence est une constante liée à la mémoire de l’homme qui le conduit à développer le ressentiment et engendre la vengeance. Non moins constante est la volonté permanente de la combattre. Ce combat toujours renouvelé est le fondement historique de toute société. Que notre acharnement à faire vivre une apiculture grand public, familiale, d’amateur, de pluriactif, de professionnel, en tous cas de passionnés, soit source de concorde et non de discorde. Est-ce réaliste dans le monde apicole, agricole … ?