Le Groupement de défense sanitaire apicole du Rhône en partenariat avec la FNOSAD propose une formation sanitaire sur les abeilles. Retenez la semaine du 22 au 26 octobre 2012
Chacun repoussera le plus longtemps possible la récolte pour avoir un peu de miel cette année. Mais une fois celle-ci faite, le temps des traitements est là. Il faut que Varroa destructor soit destroyed. La survie des colonies en hiver en dépend. La combinaison des pesticides, fongicides, herbicides boostent les maladies normales des abeilles provoquant des états sanitaires déplorables. Cet état funeste ajouté à Varroa, les colonies sont maintenant menacée par l’arrivée de la morte saison. On pense que la survie hivernale des abeilles qui était en moyenne de de 160 jours dans les années 1980 aurait chuté aux alentours de 110 à 120 jours. Ces 30 à 40 jours de perdu amènent les abeilles d’hiver à mourir de vieillesse avant que le couvain n’ait pu se développer de manière significative, c’est à dire que la reproduction de la population ait redémarré. Notre travail jusqu’à la morte saison sera de compenser cette situation délétère. D’abord bien nourrir, puis bien traiter. Les traitements sont d’autant plus efficaces contre varroa que l’état sanitaire des colonies est bon.
Pas même certain que le foin soit de qualité! Les récoltes de miel se font attendre, les miellées sont passées pour de nombreux apiculteurs. Chez nous le tilleul se fait rincer, restera le châtaignier, puis les tournesols… s’ils donnent avant d’espérer du Metcalfa. L’économie apicole 2012 sera aussi maussade que celle de nombre de producteurs de fruits de printemps. Après des ratages conséquents sur les élevages de reines, ils semblent désormais en bonne voie, et les reines nées dans les conditions apocalyptiques de ces dernières semaines ont pu être fécondées car tous les nucléis possèdent du couvain bien serré. A voir si elles le furent correctement.
Pluies et fraicheurs d’avril ont eu raison des miellées, la récolte n’est pas au rendez-vous. L’acacia débute, fera-t-il assez chaud pour en récolter ? A défaut de miel, les apiculteurs auront des essaims.
Après les grandes chaleurs de mars, la fraîcheur revient et avec elle de moindres rentrées de nectar. Les colonies très populeuses comme les plus faibles vont voir s’inverser le raport entre la surface de couvain fermée et celle de couvain ouvert. L’essaimage se met en route.
Henri Renson, un sélectionneur, éleveur Belge s’en est allé. Il était un éleveur passionné de l’abeille Carnica, il avait travaillé et conduit en parallèle plusieurs dizaines de lignées depuis les années 1970, qu’il entretenait et maintenait par une technique de consanguinité élevée qu’il pratiquait par insémination artificielle à l’aide d’un appareil de sa conception particulièrement maniable, il fut ingénieur en mécanique de précision. Ses élèves venaient du monde entier et il a transmis son art à de nombreux professionnels et amateurs éclairés.
Outre ses compétences immenses et une expérience rare, Henri Renson était accueillant, compréhensif et ouvert à toute question, c’était un partageux. Sa générosité le conduisit à céder ses reines à des prix plus que modestes, assurant ainsi une large diffusion de son travail d’une exceptionnelle qualité. Nous avons perdu outre un excellent sélectionneur, un ami et un honnête homme au sens « classique ». Nous pensons à son épouse dont le poids de la solitude sera grand tant ce couple vivait de concert.
Après cette période de vœux un peu convenus, avouons le, profitons en pour nous souhaiter de la curiosité et une soif d’expérimenter. Bien sûr si la santé nous manque, si les deuils nous affectent, si … l’année ne sera pas bonne. Mais si on peut garder un brin d’optimisme, espérons avoir l’occasion de regarder du coté des innovations, des idées nouvelles, des propositions un peu iconoclastes. Répéter les rites du passé est sans doute très rassurant, mais la situation actuelle nous conduit à faire marcher notre imagination.
Pour les amoureux des fleurs, allez au sud de Lyon à Feyzin en prenant la route qui passe devant la caserne des pompiers et qui conduit de l’ancienne N7 dite route de Lyon à la « route de Vénissieux », vous y verrez un magnifique champ de tournesols en fleurs, bien plantés régulièrement, des inflorescences magnifiques. Les abeilles y étaient dessus samedi 10 décembre. J’espère vivre assez vieux pour aller ramasser des dattes sur les Champs Elysées à Paris… Noël fait rêver.
Au 11 novembre j’avais l’habitude de greloter après la douceur relative du 1er novembre. Cette année, au 11 novembre j’ai ouvert des ruches et j’ai trouvé dans chacune plusieurs cadres couverts de couvain, jusqu’à 4 cadres bien garnis. Les abeilles rentraient du pollen, les réserves en miel étaient assez souvent au plus bas, le varroa est présent au maximum ! Attention à la casse des mois de février et mars !
La faim continue. Depuis cet été les apports en nectar furent très variables d’une zone à l’autre. Là où l’humidité fut présente, le nectar a coulé de manière quasi ininterrompue, la chaleur a produit des fleurs en quantité. Ailleurs les abeilles ont mangé leurs réserves pour partie. Ceux qui ont nourri après les récoltes d’un sirop 50/50 entre aout et septembre ont de magnifiques colonies. Quoi qu’il en soit, surveiller l’état de leurs réserves devient impératif.