Deux cours seront disponibles cette année Ceux du groupent de défense sanitaire apicole du Rhône sur les questions de santé des abeilles (gratuit et réservé aux seuls adhérents du GDSA) et le cours d’initiation à l’apiculture et le cours d’élevage des reines de l’association les amis des abeilles (payant)
Fin des vacances pour bien d’entre nous, début de famine pour les abeilles. C’est ainsi que l’ont peut résumer la situation en bien des endroits. Le regain de floraison a provoqué des couvains abondants dans les ruches, des essaims ont même pris le maquis début septembre ! Mais revers de la médaille, l’absence de réserves massives faites en juillet dans les corps a certes laissé de la place au couvain, mais les colonies ont consommé le peu de réserve qu’elles avaient faites; certaines sont déjà en cours de consommation du couvain ouvert signe que pour les abeilles c’est la famine. Si on n’y prend garde les mortalités hivernales s’organisent maintenant.
Après un temps estival en mai et juin qui nous a valu des récoltes exceptionnelles, ou des essaims pour ceux qui se sont fait piéger, la fraicheur et la pluie de juillet auront eu un effet curieux. Les colonies n’ont pas cessé de faire du couvain. Certaines colonies issues de lignées essaimeuses ou dotées de vieilles reines ont produit des celluels royales, les élevages de reines foireux en mai ont explosé en juillet. On se croirait en un petit printemps.
Ulmer l’éditeur de « L’apiculture mois par mois » est une société allemande. L’ouvrage édité par sa maison française s’étant bien vendu, la maison mère a décidé de le faire traduire pour diffusion dans les pays de langue allemande. L’ouvrage est sorti en juin. Voici sa couverture.
Jean Riondet
Grâce à vous les 5000 premiers exemplaires imprimés sont vendus ! L’éditeur vient d’en faire une réimpression. Les quelques bévues que vous m’avez mentionnées ont été corrigées; en particulier p 155 la dose de Taktic à mettre sur les langes graissés est de 0,5ml et non 5 ml comme indiqué antérieurement. Les trois acteurs qui ont bossé comme des malades sur cet ouvrage sont fiers de ce succès. Il s’agit de Fabienne Chesnais qui a imaginé le projet, trouvé l’éditeur, animé la réflexion sur l’organisation du contenu, corrigé le texte, Virginie Jacot aux dessins attrayants et techniquement parfaits, Guillaume Duprat qui a imaginé la maquette. Merci pour votre fidélité et pour votre enthousiasme.
Juin n’a pas démenti les mois précédents, une bonne chaleur pour notre Sud Est et de la pluie. Le nectar est de nouveau présent. Les hausses se sont bien remplies, la dernière récolte approche. Sauf pour ceux qui feront du Metcalfa et du sapin, ces deux miellats sont un peu plus tardifs.
2011 sera une année marqué par l’exception. Des crises politiques et financières jamais vues simultanément, une sécheresse séculaire sur une bonne partie de l’Europe, des agriculteurs inquiets pour leurs bêtes et des apiculteurs heureux. Une fois n’est pas coutume! La chaleur précoce a permis le développement rapide des colonies durant l’hiver et au moment des floraisons de printemps le nectar a coulé à flot. L’humidité du sol convenait pour faire abonder le nectar. Reste à voir si les pluies de ce début de mois suffiront pour relancer les floraisons à venir. Le châtaignier donne à pleins tuyaux, les tournesols seront là avec trois semaines d’avance. Seront-ils riche en nectar ?
Les saints de glace ont fait mentir leur légende, rien qui ne put arrêter la chaleur estivale d’envahir avril et maintenant le mois de mai. Les fruitiers, les prunelliers, les aubépines ont donné un maximum de nectar, les acacias les pieds dans l’humidité profonde avec des chaleurs importantes ont eu des floraisons exceptionnelles. Les essaims se sauvent de partout, les élevages des reines réussissent à merveille. Espérons de la pluie pour les culture sans doute mais aussi pour les floraisons à venir, sans eau le nectar ne coulera plus. Avril 2011 chez moi aura connu la même pluviométrie que 2010, mais des chaleurs très supérieures. En 2010 mai fut ruineux de pluie et de froid. A cette heure nous n’en prenons pas le chemin.
le mois de mars fut particulièrement doux, des chaleurs de fin avril ont régné bien souvent et les colonies ont largement profité des floraisons naissantes. Un léger nourrissement en mars a boosté les colonies, elles sont jusqu’à 7 cadres de couvain, ce qui, pour des abeilles locales, est une bonne performance à ce moment de l’année. Les pertes hivernales sont modestes, on dira normales, les traitements antivarroas bien conduits ont limité la casse.
les éditions ULMER disposent d’une large production sur la nature. Il m’a été demandé de mettre au point un ouvrage en apiculture de loisir pour les débutants et les amateurs avertis.