Février Brrr…..

Pas bissextile cette année mais février paraitra long. Les colonies sont reparties en plaine. Dès qu’un rayon de soleil pointe son nez, les abeilles sortent. On voit un certain nombre de buissons qui commencent à bourgeonner, les rosiers n’en parlons pas leurs pointes roses sont déjà présentes depuis mi janvier.

On sera toujours attentif aux préparatifs pour la première visite du mois de mars et si on souhaite faire une récolte sur le colza, là où il pousse, il sera bon de stimuler au sirop.

Pour ceux qui débutent l’auteur s’est commis de deux ouvrages pour les débutants « Installer un premier rucher » et « l’apiculture mois par mois » chez Ulmer. L’apiculture mois par mois vient d’être réédité avec une mise à jour très conséquente.

Pourquoi récolter tôt en saison ?

Mais pourquoi récolter tard en fin d’été ? On assèche les colonies de leurs réserves pour l’hiver et en leur donnant du sirop à foison on produit des abeilles malingres qui feront de mauvaises nourrices en février suivant si elles ne sont pas mortes de vieillesse avant !

Avec des étés caniculaires, des automnes insuffisamment arrosés et donc fleuris, nos récoltes de miel doivent se faire le plus tôt possible. On en revient à ce qui était écrit  sans doute vers 1850 dans l’ouvrage d’agronomie « la maison rustique » édité par la librairie de la rue Jacob à Paris à la page 170 du tome 3 : « Dans les temps ordinaires un premier essaim s’approvisionne au moins suffisamment pour passer l’hiver et recommencer les travaux du printemps. Ainsi la récolte doit se faire après l’essaimage, à moins qu’une température contraire ne s’y oppose. » (italique dans le texte)

Ce qui veut dire que l’on récolte en mai, au plus tard. Or les pratiques actuelles conduisent certains apiculteurs à récolter jusqu’en septembre ! Et pourtant, la biologie de l’abeille reste la même. N’est-on pas en train de dérailler ? Car sauf exception sur certains miellats, et l’on sait que l’on fragilise ces colonies,  rien ne justifie de récolter si tard.

Pour ce qui nous concerne, passé le mois de mai en 2018 il n’y a pratiquement plus eu de miellées importantes tant la sécheresse est arrivée rapidement. La récolte d’été fut maigre dans nos ruchers sédentaires au sud de Lyon.

C’est pour cela que, sur ces zones devenues arides, nous visons des récoltes dès la floraison du colza, abondant dans notre région, alors que jusqu’à ces dernières années cette miellée servait à booster les colonies. Cette stratégie d’anticipation ne saurait être généralisée tant elle produit le risque d’essaimage. Elle reste un choix délibéré.

Deux actions sont conduites pour accélérer la ponte de la reine, mettre du candi protéiné dès mi janvier puis apporter du sirop 50/50 début février. Si mi avril la floraison commence, ce sera Byzance, si elle tarde les colonies essaimeront…

A propos des cadres à jambage

L’idée de faire bâtir les rayons selon un ordre et un sens imposé par l’apiculteur n’est pas nouvelle. Il semblerait que les Grecs avaient connaissance de cela et que la barrette dans un panier était utilisée; un peu comme avec la Kenyane.

Nombre d’apiculteurs ont remarqué qu’un morceau de cire gaufrée posée en tête du cadre suffisait pour construire le rayon, ce principe est à la base de la méthode de l’abbé Warré. On doit sans doute à Bernard Nicollet d’avoir promu le cadre à jambage depuis quelques années.

Le cadre à bâtisse libre ou à jambage part du principe qu’en donnant juste une orientation à la construction par une mince lame de cire gaufrée dans la tête du cadre, les abeilles construiront un rayon selon cet axe. Pour rigidifier le rayon, faciliter les chaines cirières, le cadre est barré d’une « jambe » de quelques mm plus étroite que les montants, vissée à 4 ou 5 cm de la tête et calée dans l’angle inférieur opposé.

 

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Placer une lame de cire gaufrée collée avec de la cire fondue est une opération rapide sans faille et avec un matériel limité

 

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DSC_2962Pour mémoire, nous avons « ciré »500 cadres avec 2 k de cire gaufrée

Pour réaliser 100 cadres nous mettons 1h à deux personnes.

 

Le nettoyage des cadre se fait rapidement avec un grand couteau ou un cutter ou un lève cadre.

recuperation cadre a jambage_DSC_9756En laissant environ 1 cm de l’ancien rayon, les abeilles repartiront sur cette forme.

En l’absence de fil de fer le recyclage est ultra rapide, si l’on craint des contaminations bactériennes le trempage durant 20 min dans une bac avec de l’eau de javel dans la proportion d’un litre pour 3 l d’eau désinfecte totalement les cadres et rayon résiduels. En ajoutant 5% de liquide vaisselle on améliore le collage de l’eau sur les rayons.

La suppression des parties de mâles pour extraire le plus possible de varroas est grandement facilitée.

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Quelques précautions

Lors de la récolte d’un essaim, il est impératif de bien veiller à la bonne horizontalité de la ruchette dans les deux sens, on ne place aucun cadre bâti de sorte que la bonne construction verticale du rayon est lié à la seule gravité.

Bien veiller également à ce que les jambages soient tous placés dans le même sens  sous peine de constructions anarchiques en traversCadre à jambage bon positionnement dans le corps de rucheDSC_8921

Par contre, lors de son insertion dans un corps habité, si on prend précaution de mettre le cadre à jambage entre 2 cadres construits l’horizontalité a beaucoup moins d’importance.

Lors des manipulations, le cadre en cours de construction sera retourné dans l’axe de la tête comme on le ferait avec un rayon sur une barrette. Mais une fois totalement construit il est aussi solide qu’un cadre filé.

Du côté des abeilles

Dans un excellent article de la revue Luciole (en ligne) d’octobre – novembre 2016, Jérôme Deschamps apiculteur professionnel (26) indique que les abeilles construisent ces rayons aussi vite que sur les cires, qu’en choisissant le rapport cellules à mâles / cellules d’ouvrières le diamètre des cellules, leur longueur… elles retrouvent les standards de leur race sans que cela ne gène ni la production de couvain, ni le volume de la production du miel.

Le fait de travailler à la verticale (avec une cire gaufrée, les abeilles travaillent à l’horizontal) donne une dynamique aux cirières beaucoup plus forte

La finesse des parois entre les cellules améliore la transmission des calories entre les cellules du couvain et l’on sait l’importance de la température et de sa régularité pour la nymphose.

La cire vierge ainsi produite est indemne de produits chimiques et de spores de maladies couramment recyclés dans les cires de récupération.

Construisant des deux côtés à la fois, l’apiculteur n’a pas à inverser le sens du cadre pour faire bâtir l’autre côté l’un étant aux 3/4 construit. Et si les abeilles ne peuvent ou ne veulent cirer, le cadre à jambage ne constitue pas une cloison, une partition, les abeilles vont travailler sur le rayon construit suivant sans problème.

Un collègue a passé tous ses cadres de hausse sous ce modèle, une fois totalement construits l’extraction à la machine ne pose aucun problème. Mais il les faut totalement construits.

Bref, avec quelques précautions ces cadres permettent de très fortes économies de temps, d’argent et d’emm… liées aux cires polluées.

Dernière trouvaille

Faite par nos spécialistes de la veille documentaire du GASAR (gasarhone.fr) ce compte rendu de la journée de Namur organisée par le CARI le 27 janvier dernier

http://butine.info/bilan-de-la-journee-de-namur-2019/?fbclid=IwAR0KjoZepmFuQCAZBxF6i9MZmLMwO8jXD99N6cPv8dN03C4Y9Lotdjyfpx8

Beaucoup d’infos très intéressantes et plutôt optimistes.

J’ai retenu essentiellement que sur le tacitement contre varroa par Acide oxalique les mesures effectuées à propos des mortalités sur les reines ou les abeilles ne montrent pas d’effets négatifs majeurs et que le dégouttement ou la sublimation sont équivalents, que l’encagement des reines s’impose désormais pour traiter hors couvain et que provoquer le hors couvain en hiver devient une nécessité avec des hivers doux.

Intéressantes également ces réflexions sur le climat et le décalage entre les plantes qui sont thermosensibles et les abeilles comme les insectes en général qui sont photosensibles de sorte que la conduite des colonies devra prendre en compte ce décalage.

A suivre …

Bons essais.

 

Auteur Jean Riondet

Apiculteur de longue date, Jean Riondet est un passionné qui aime apprendre et transmettre. Parallèlement à l’entretien de ses ruches, il enseigne l’apiculture depuis plus de 25 ans dans la région lyonnaise. Auteur d’un premier ouvrage, Un rucher dans mon jardin (Nathan, 1995), il a rédigé durant dix sept années diverses rubriques dans la revue Abeilles et fleurs et anime un blog de conseils apicoles sur Beehoo. Ce nouvel ouvrage est né des questions de ses lecteurs et de ses stagiaires.

19 résponses de Février Brrr…..

  1. David Rossignol dit :

    Bonjour Jean,
    Après avoir utilisé des dadant puis testé les warré en parallèle durant 3 ans et en suivant les mêmes protocoles de traitement contre le varroa j’ai perdu l’hiver dernier 9 essaims dadant (la totalité) contre seulement 2 essaims en warré sur 8.
    Je me demandais donc si le fait qu’en warré les rayons collés contre les parois des hausses n’avait une influence sur l’isolation contrairement aux dadants dont les cadres sont écartés des parois laissant l’air circuler en hiver.
    Plus je vous lis plus j’observe que vos préconisations se rapprochent de celles utilisées en gestion des warré : récolte précoce, moins de nourrissement, laisser les abeilles s’ organiser dans la ruche. Et finalement pour lutter contre le varroa les reines entrent en rupture de ponte naturellement debut août. C’est flagrant en warré vitrée en observant la population fondre en moins d’un mois de quasiment la moitié.
    Merci pour vos conseils
    David

    • Emmanuel dit :

      Vos chiffres de mortalité sont anormaux. 9/9 =100%. Il faut revoir votre pratique de l’apiculture sérieusement. Désolé de vous dire ça si brutalement.
      Les professionnels qui ont une à deux minutes de visite par ruche perdent 4% au maximum.
      Un bon amateur fait 0% de pertes hivernales.

  2. Jean RIONDET dit :

    Bonjour,
    Vous avez raison, plus la colonie est resserrée plus elle adopte des comportements en lien avec les fluctuations de son environnement.
    Mieux au chaud moins les abeilles consomment de miel et leur survie est plus assurée.
    C’est pour cela que nous travaillons avec les partitions réfléchissantes de Marc Guillemain. Et à partir de ce moment là il n’y a presque plus de différence entre les modèles de ruches puisque l’on fait varier le volume intérieur
    Encore faut-il qu’elles aient au bon moment du printemps capacité à s’étendre sous peine d’essaimage. C’est l’art de l’éleveur, quel que soit le modèle, d’interpréter l’état des lieux pour savoir quand agrandir l’espace du nid à couvain, quand mettre les hausses, quand ajouter un élément, où le mettre dessous ou dessus ? …
    De ce point de vue les ruches à l’horizontal sont plus aisées à conduire que les ruches à la verticale.
    Ensuite se pose la question des traitements contre varroa. avec quel modèle sont-ils le plus aisé à mener. Il faut que les lanières d’Amitraz, si on les utilisent soient bien dans le couvain au contact direct des abeilles qu vont naître et de celles qui les réchauffent pour que varroa soit directement impacté.
    Enfin la nature des abeilles, issues de Buckfast, les rupture de ponte sont rares, issues de noires locales ou de type Carnica ou autres, les ruptures de ponte sont plus aisées.
    Nous avons encore beaucoup de choses à apprendre des abeilles.
    Bien cordialement
    J Riondet

  3. bonjour j ai traité a l acide oxalique début janvier par dégouttement avec peu de chute sur les plateaux faut t il faire un passage a l acide formique avant la pose des hausses ? merci

  4. Michèle dit :

    Bonjour,
    Je n’ai pas le souvenir d’avoir fait lécher une hausse après extraction.
    Y a t il un risque à la réutiliser telle quelle?
    Y a t il un moyen de la désinfecter?

    Merci de vos conseils

  5. Jean RIONDET dit :

    Bonjour,
    Non il n’y a aucun risque, le miel a du sécher, les fourmis ont du venir ramasser le sucre … elles sont réutilisables en l’état si la teigne ne les a pas détériorées et les rats fruitiers ou souris venus se servir.
    En l’absence de loque américaine, la désinfection que l’on peut faire consiste à mettre au sommet d’une pile de hausses une coupelle en verre contenant de l’acide acétique dit glacial (pur), environ 100 ml par hausse et laisser évaporer en fermant sol et sommet par un couvre cadre. C’est une bonne désinfection contre bien des spores de maladies. Inconvénient cela fait rouiller les clous et fils étamés. Comme tout acide à manipuler avec des gants « chimie », être en courant d’air et porter des lunettes de protection étanches. En espace confiné porter un masque avec des cartouches protégeant des vapeurs acides.
    En cas de loque américaine tous les cadres ayant contenu du couvain seront brûlés et les cendres enfouies. Ceux qui n’en auraient jamais contenu avec certitude peuvent être conservés mais après un passage de 15 minutes dans un bain d’eau de javel dans la proportion d’un litre au % actuel grand public, dilué dans 3 l d’eau avec un ajout de liquide vaisselle d’environ 5% pour favoriser la bonne adhérence de l’eau à la cire. Veiller à une bonne évacuation de l’air dans les cellules. A retenir : l’eau de javel fait partie des rares biocides qui détruise les spores de la loque américaine.
    J Riondet

    • Michèle dit :

      Merci beaucoup

      Finalement , j’ai retrouvé dans mon livre d’élevage que oui, je les avais bien fait lécher! Quant au stockage, elles sont empilées sur une palette sous un auvent,avec des grilles à reine et moustiquaires en bas et en haut. Les hausses emmaillotées latéralement de film étirable.
      Autre question, avec le soleil et les 10/12° que nous avons en ce moment, les abeilles sortent et ramènent déjà du pollen, mais les nuits sont froides. Elles doivent donc plus consommer alors que les réserves diminuent sérieusement. Etes vous partisan de donner un peu de candi pour attendre en toute sécurité le printemps.( elles avaient déjà beaucoup consommé à l’automne ,car il avait fait doux et elles s’activaient beaucoup)
      Merci

      • Jean RIONDET dit :

        Bien sûr il faut apporter du candi et protéiné si possible car le couvain est reparti en masse et il faut des protéines. J’ai pu visiter des colonies car on a eu 14°c. Certaines colonies sont déjà sur 7 cadres de couvain.
        J’ai aussi apporté des pâtes protéinées car dans les candis on ne met que 4% de levure de bière. J’ai fait une pâte en mettant poids égal miel fondu bien liquide, et levure de bière de chez Royal Care et j’ai séché l’ensemble en ajoutait du sucre Beefondant. Un fois cette pâte non collante j’en ai mis 200/250 g par colonies en sus du candi. Les chatons des noisetiers s’ouvrent, ce n’est pas un pollen extra mais peu importe et les lonicera vont suivre. Le pollen rentre les après midi chaudes. On aura de beaux couvains.
        Les essaims artificiels vont être bien si cela continue. Et si la pluie venait perturber avril ou mai on donnera des pâtes protéinées pour apporter beaucoup de protéines car même si ce n’est qu’une seule protéine la quantité prévaut sur la diversité en cas de carence.
        J RIONDET

        • Michèle dit :

          Merci, et cela jusqu’en Mars? voire Avril, si le mauvais temps était de retour?
          Beaucoup de mal à trouver du candi proteiné tout prêt. Peut on introduire de la levure de bière à un candi basique du commerce? et comment?
          Une fois de plus merci

          • Jean RIONDET dit :

            on nourrit jusqu’à ce que les fleurs soient là et que la vie de la colonies se fasse sans nous. Sauf si les corps sont pleins de miel.
            Mon obsession sur le nourrissement tient à ce que nous récoltons trop tard et que les étés secs qui se succèdent ne permettent pas d’avoir des colonies assez forte et assez riches en miel pour passer l’hiver.
            Aujourd’hui 15°c j’ai visité mes ruchettes qui ont passé ‘hiver sur 2c de couvain et entre 2 partitions réfléchissantes. 2 mains de couvain sur les cotés d’un rayon. Cette stratégie permet de faire hiverner de très petites colonies issues des aléas de l’été.
            Avec un collègue sur les 80 colonies visitées ces derniers jours on est à un peu moins de 8 % de mortalité, sans doute avec les non valeurs on sera à 10% mais ce n’est rien que de très habituel.
            Pour faire du candi protéiné, faire fondre à chaud un ou des pains de candi du commerce à moins de 70°c ajouter de la;levure de bière lyophilisée inactivée, environ 4% , soit celle pour l’alimentation humaine (Gerblé…), soit celle pour les animaux de ferme, soit celle des revendeurs dont Royal care qui nous donne toute satisfaction.
            Avec le beefondant on fait bouillir l’eau et on ajoute le sucre (10% d’eau en poids de sucre) et la levure de bière en brassant de manière constante jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse, la température est inférieure à 70°c il n’y a pas de production de HMF, c’est un excellent résultat.
            Jean Riondet

  6. Sami b.r. dit :

    Mr Jean , est ce que je peux faire l’essaimage demain sachant que l essaim naturel dans ma région sort la premiere semaine de mars, aussi mes ruches ont commencé à produire les cellules des mâles mais ils sont operculés environ âgée de 10 a 15 jours ? merci …

  7. Jean RIONDET dit :

    La question est de savoir quand seront nés les premiers mâles ? Parce que la maturité sexuelle des mâles est effective 30 à 40 jours après leur naissance. Ils sortent de la ruche une douzaine de jours après leur naissance et il faut attendre encore 3 semaines environ pour que leur fécondité soit maximale.
    Ce point de repère est important pour décider de la date des premiers essaims artificiels puisqu’il faut des mâles pour féconder les reines à naître.
    Avec ce que vous me donnez comme information votre essaim artificiel sera à faire plutôt dernière semaine de février ou mieux première semaine de mars. Le début des essaims artificiels coïncidera avec celui de l’essaimage naturel. Mais quoi de plus naturel ?
    Mais faites des essais pour voir, car vous n’avez peut être pas vu l’état d’avancement de tous les élevages de mâles en cours.

    Bons essais
    Jean RIONDET

  8. Rival dit :

    Bonsoir,

    J’ai investi dans un autre de vos livres, la dernière édition du mois par mois. Je le lis au fil des mois, et je ne suis pas déçu! Merci.
    J’avais justement une question sur les jambages avec fil ou sans fil, et les photos présentes ici sont plus grandes et j’ai eu ma réponse.

    J’aime bien le bricolage du bois, et je me suis amusé, cela m’a pris beaucoup de temps, à réaliser votre ruchette 3 fois 3 cadres pour permettre de loger 3 essaims. Il me reste juste les nourrisseurs à bricoler! Petite question, du coup, l’idée est de créer l’essaim avec combien de cadre de couvain par ruchette?

    Suite à quelques brefs paroles de votre part lors d’une conférence, je m’amuse à faire un test et à bricoler une Layens. Bricolage long puisque je n’ai pas trouvé de revendeur de cadres, mise à part en Espagne avec des frais de port conséquent…. L’autre soucis a été de trouver des plans, que j’ai résolu par l’achat d’un livre édité juste après-guerre. J’ai été très surpris: il y a énormément de détails pour fabriquer la ruche contrairement à notre époque.
    La question que je me pose est pour le traitement Varroa avec les lanières api-var. Ce sera après récolte, mais les futurs cadres qui vont servir avec la récolte de miel auront été en contact avec le produit. Est-ce que cela a une incidence quelconque?

    Dans un autre fil, vous parliez du frelon asiatique qui arrive aussi chez nous… Vu que je fabrique mes propres ruches, y a t’il une préconisation sur la planche d’envol ou le trou de vol? J’ai pu remarquer que les abeilles se posent en tas sur la planche d’envol, tête dirigé en direction du frelon en vol stationnaire qui chasse les butineuses qui souhaitent rentrer. Vu qu’il y a de tout sur la toile, c’est dur de comprendre comment lutter…

    Petit soucis, je ne reçois pas la newsletter par email, je l’ai reçu puis plus rien…

    Merci encore pour vos conseils

    • Jean RIONDET dit :

      1 – Pour la Layens, oui une des limites comme avec toutes les divisibles et le mélange des cadres contenant du couvain avec des cadres contenant que le miel à extraire. Oui on retrouvera des métabolite des produits de synthèse utilisés contre varroa. On sera amené à développer des méthodes utilisant des produits non dégradables et dont on ne trouvera pas trace dans le miel, c’et le cas avec les acides organiques. Mais ce sont des traitements flash, de courte durée, donc à faire dans des conditions très strictes et à répéter.
      2 – Oui les livres anciens contiennent beaucoup de détails pour construire soi même les ruches car il n’y avait pas tant d’offre que maintenant et surtout à des prix élevés. Maintenant on a intérêt à acheter sauf situation particulière. Regardez l’offre du fabricant portugais qui inonde les revues apicoles actuellement pour une ruche complète avec port gratuit dès l’achat de 10 ruches !
      3 – J’ai équipé les deux Layens que j’ai fait fabriquer sur 17 cadres avec une partition mobile avec grille à reine et une partition mobile étanche ce qui me permet de faire un espace orphelin temporaire pour démarrer des cellules royales
      4 – Suite à un papier pour « la Santé de l’abeille » j’avais mis comme format des cadres 30 x 30 cm format des ruches héritées de mon arrière grand père qui avait ces ruches vers 1880. On m’a fait remarquer que le format de la Layens est 31 x 37 cm il est vrai que G de Layens n’a jamais donné de format pour ses cadre, ses dessins montrent un cadre rectangulaire. La seiule dimension qu’il donne est le volume d ela ruche qu’il estime devoir être 100l, or c’est le volume des ruches actuelles (1 corps Dadant + 1 hausse, 2 éléments Langstroth, 3 éléments divisible Voirnot, 4 éléments Warré).
      J’ai fait faire pour mon compte une Layens à 16 cadres 30 x 30 cm. Le cadre possède une surface de 900 cm2 par face, pour le format 31×37 cela donne 1147 cm2 et pour le cadre Dadant 41×27 cela donne 1107 cm2.
      On conduit la Layens avec la partition grille à reine que l’on cale en permanence après le premier cadre de miel jouxtant le couvain on la déplace en fonction de agrandissement du nid à couvain et le reste se remplit de miel que l’on extrait au fil du temps. A partir du 14 juillet on laisse la colonie vivre sa vie sans grille à reine etc.
      4 – Pour le frelon faites une planche d’envol conséquent ce qui vous permettra d’y poser tout type de piège, de muselière…
      Rien ne paraissant définitif, la lutte sera multimodalités, la pose des portières adaptées pour limiter leurs possibilités d’introduction dans les ruches, des piégeages en périphérie des ruchers attaqués, voire leur déménagement temporaire, l’utilisation de muselières, de plaques collantes…
      On devra vivre avec comme avec varroa et avec l’agrochmie. Mais rien n’est jamais définitif, les pratiques agricole évoluent nous avons des zones de pollinisation pour des producteurs de semences où des professionnels mettent des ruches sans casse.
      Jean RIONDET
      Jean Riondet

  9. Maurice Nouvion dit :

    Bonjour Mr Riondet
    Que pensez vous des protéines du petit lait (lactoserum) en additif pour les abeilles

  10. Pascal dit :

    Bonjour Mr Riondet,
    Un grand merci et un grand bravo pour toutes ces infos et pour vos précieux conseils.
    Étant donné le temps actuel en région lyonnaise qui semble vouloir se poursuivre encore une semaine, la consommation de Candie est importante (2kg en 1 semaine sur certaines ruches). Jusqu’à quand pensez-vous qu’il faille nourrir les colonies au Candie ?
    Autre question, quelle est selon vous la période la plus appropriée pour introduire une reine fécondée dans une colonie ?
    Merci d’avance pour vos réponses

  11. Jean RIONDET dit :

    Bonjour,
    Avant de poursuivre la nourriture, vérifier puisqu’il fait chaud, l’état des lieux. Si elles stockent le candi on perd son temps à nourrir. Le stockage est souvent lié a des candis pas assez secs notamment ceux faits à partir d’inversion d’amidon de blé ou de maïs avec de l’acide puis une cuisson à haute température, la réaction se poursuit encore à froid et se dégage beaucoup de glucose liquide qui assouplit le candi, il est alors stocké. C’est pour cela que nous faisons un candi en chauffant peu mais avec du sucre pur saccharose (du Beefondant qui est un sucre micronisé pour pâtissier) que l’on fait en mettant juste 10% d’eau, ce candi très sec n’est pas stocké et consommé si besoin uniquement.
    Vérifier qu’il y a de la place pour la ponte de la reine qui démarre bien avec le pollen qui rentre.
    Si les stocks sont tels que la reine ne sait où pondre, faire faire 1/2 tour au corps de ruche sur son plateau de sol qui, lui, reste immobile. Les abeilles déménageront le miel qui se trouve côté entrée pour le mettre à l’inverse coté arrière. La consommation de miel pour ce déménagement stimule les glandes hypopharyngiennes chez les jeunes abeilles et la gelée royale fera pondre la reine. A surveiller par la suite car c’est une très forte stimulation qui est opérée.
    J’ai fait cette opération la semaine dernière car j’observais que le poids des colonies ne baissait pas.
    Le renouvellement des reines dans les colonies de production se fait plutôt à partir d’août. Maintenant, si en cours de saison on a une colonie qui ne marche pas du fait de la reine on peut la changer à tout moment.
    Ne pas remèrer des colonies orpheline naturellement, bourdonneuses, c’est à haut risque d’échec.
    Jean RIONDET

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