Octobre « Désormais …nous nous reverrons un jours ou l’autre… »

Salut l’artiste, mais aussi Antoine Sfeir un passeur entre les cultures du Moyen Orient et d’Occident.

Nous vivons un grand contraste entre les régions et au sein même de communes proches. La grande sécheresse a frappé en de maints endroits et au même moment. Les ruisseaux, rivières, fleuves qui auront conservé leur activité auront entretenu des fleurs.

Les nourrissements apportés soit sous forme de sirop de manière très régulière ou sous forme de candi de manière plus espacée auront entretenu les couvains mais les réserves de miel sont faibles voire pratiquement inexistantes. Sauf là où les fleurs ont pu se déployer !

Que reste-t-il à faire ?

Ce que nous répétons à l’envie, apporter désormais du candi un peu sec, traiter de manière drastique contre varroa par des médicaments avec AMM et ce jusqu’à la limite de l’ouverture possible des ruches où l’en enlèvera les lanières.

Peser les ruches en pesée arrière est le plus simple mais pas le moyen le plus précis. Cependant la pesée en soi n’a guère d’intérêt, c’est la variation dans le temps qui importe. On doit perdre environ 1 k par mois en pesée arrière à cette époque de l’année et lors de la reprise de la ponte de la reine en janvier, la consommation augmente pour tenir la chaleur sur le couvain (34°c).  En absence de couvain la consommation est faible.Elle doublera et c’est le signe de la reprise de la ponte de la reine. Nous y reviendrons en son temps.
En pesée totale le Scalapi est un outil bien commode.

 

 

Sa très bonne pr11 ter pesée totale avec scalapi DSC_8975écision permet de faire des comparaisons précises entre colonies dont on aurait scrupuleusement noté le nombre des cadres de couvain, de miel, avec des indications sur les surfaces observées. Cela est indispensable pour faire des sélections rigoureuses sur les lignées.

La teigne

Fausse, grande ou petite cette année la chaleur constante leur a permis de se développer de manière catastrophique . Pour conserver les rayons dans ces conditions météo voici la marche à suivre :

Les papillons pondent partout le long des corps, des hausses, des plateaux de sol, des couvres cadres… Avec la chaleur les œufs éclosent et de microscopiques asticots entrent dans les ruches par les fentes. En l’absence du Mellonex® ou du B401® (Bacille de Thuringe) on doit utiliser un biocide puissant. Ce sera le gaz SO2, oxyde de soufre ou  dioxyde de soufre. Ce n’est pas autorisé mais on n’a plus le choix.

Les œufs mettent 10 jours pour éclore et le biocide ne détruit que les asticots, pas les œufs.

Rendre étanche un corps de ruche posé sur un support bien plan, mettre les cadres un peu espacés les uns des autres, placer une hausse vide et une boite de conserve avec une mèche soufrée enflammée, fermer avec un toit en tôle.
Refaire l’opération 10 jours et de nouveau tous les 15 jours jusqu’à ce que les teignes aient disparues c’est à dire entre le 1er et  le 11 novembre selon les endroits.
Si vous êtes en pays de vignes, les bouteilles d’oxyde de soufre sont très faciles à utiliser quelques secondes suffisent (5 ml environ). Faire l’opération en plein air et laisser la pile de corps / hausses sur place . Bien protégé de la pluie, l’ensemble ne craint rien.
Cette année, même bien aérés, les rayons contenant du pollen ou ayant contenu du couvain ont été attaqués par les teignes. La méthode par ventilation la plus écolo et bien économique s’est révélée inadaptée à la situation caniculaire.

Se déclarer

Petit rappel, il est nécessaire de se déclarer ses ruches ruchettes, nucléis et comme apiculteur sur :

https://agriculture-portail.6tzen.fr/default/requests/Cerfa13995/

Il est indiqué en tête de document numérique que la durée de l’inscription est de 3 minutes. C’est exact. Il n’y a pas de communication de ces informations au fisc ni à la MSA.

Si vous avez plusieurs rucher une fois le premier emplacement indiqué fermer la page et poursuivre une nouvelle page s’ouvre pour enregistrer le second emplacement.

A quoi cela sert-il ?

Sûrement pas comme indiqué sur la pub pour améliorer la gestion sanitaire du cheptel apicole car, tant pour le frelon asiatique que pour Aethina tumida s’il arrive, nous serons bien seuls pour nous en débrouiller.

Sauf si nous adhérons aux organisations sanitaires apicoles départementales qui nous accompagnerons comme elles le font depuis plus d’un demi siècle pour toutes celles qui sont fédérées au sein de la FNOSAD.

Les amateurs et professionnels qui nous ont précédé ont créé les premières structures apicoles pour apprendre à combattre les fléaux apicoles. Elles ont été très vite en lien avec l’INRA.

Les apiculteurs n’ont pas attendu les plans gouvernementaux pour s’organiser contre les maux de la nature. Soutenons ceux qui ont une expérience historique de la mobilisation des apiculteurs !

Mais, disposer d’une statistique sur l’apiculture nous permet de réclamer des moyens  pour former les apiculteurs. C’est un impératif tant les incompétences sont à la source de mortalités hivernales considérables. Il est important que la France obtienne sa part dans la PAC au titre de l’apiculture et que ces ressources soient en partie orientées vers la formation des amateurs.

Se former

J’ai connu l’époque où il était facile de faire du miel et difficile de le vendre. Aujourd’hui il est difficile de le produire mais facile de le vendre. Que sera-t-il à l’avenir ?

Les conditions environnementales ont changé et l’apiculture est devenu un véritable travail d’éleveur.

Les pesticides, biocides  et autres cides nous pourrissent les nectars et pollens. Les monocultures, provoquent des déserts alimentaires une fois les floraisons passées. Les remembrements ont détruits les haies rarement reconstruites dans les zones de grandes cultures céréalières, oléagineuses, pommes de terres, betteraves … Varroa affaiblit puissamment les colonies et les moyens de traitement évoluent  vers des méthodes complexes à mettre en oeuvre.

La formation est devenue stratégique, car, pourquoi les apiculteurs bien formés qu’ils soient pros ou amateurs arrivent à des mortalités inférieures à 10% par an alors que dans les mêmes endroits d’autres dépassent les 50% ?

La compétence est au cœur de la lutte contre les mortalités. Où mettre ses ruches? Quels nourrissements leur donner et quand? Quels traitements contre varroa ? Quand, comment  changer les reines et pourquoi ? Quelles races utiliser dans ma région ? …

L’ITSAP à produit une mallette pédagogique à destination des ruchers école.

La consulter, l’utiliser, la diffuser, relève d’une opération de santé apicole salutaire pour tous.

http://mallette-pedagogique.itsap.asso.fr/

Bonne et saine lecture

mallette pedagogique couverture

 

Auteur Jean Riondet

Apiculteur de longue date, Jean Riondet est un passionné qui aime apprendre et transmettre. Parallèlement à l’entretien de ses ruches, il enseigne l’apiculture depuis plus de 25 ans dans la région lyonnaise. Auteur d’un premier ouvrage, Un rucher dans mon jardin (Nathan, 1995), il a rédigé durant dix sept années diverses rubriques dans la revue Abeilles et fleurs et anime un blog de conseils apicoles sur Beehoo. Ce nouvel ouvrage est né des questions de ses lecteurs et de ses stagiaires.

24 résponses de Octobre « Désormais …nous nous reverrons un jours ou l’autre… »

  1. Bernard dit :

    Bonjour, j’aime bien votre « humour » du 2eme ou du 3 eme degré à propos des invasions où les apiculteurs auront de toutes façons à se débrouiller tout seuls ! J’aurai juste ajouté un autre « envahisseur » potentiel venant d’extrême orient, en l’occurrence le frelon géant japonais (Vespa mandarinia japonica) ! Si le VV a bien réussi à débarquer en France et à s’y installer (tout comme le varroa….) pourquoi pas le VMJ ? Les « autorités sanitaires » sont bien discrètes à-dessus… et ceci sans faire de catastrophisme !

    • D’après un de nos collègues et adhérent à notre GASAR (www.gasarhone.fr), qui a en charge la surveillance des nuisibles (insectes et champignons) sur la Région il arriverait chaque année environ 10 insectes inconnus. 9 ne résisteraient pas à l’hiver ou à l’été. Mais un s’installe. Ainsi VV mais aussi la drosophile Suzukii et pourquoi pas le frelon japonica ! Ce n’est que le début de la mondialisation mais heureusement nous aurons le Brexit…
      J Riondet

  2. Chantal dit :

    Merci pour cet article ! Pour moi, cet été j’ai dû lutter contre les frelons européens. C’était une véritable invasion. Je n’ai pas trouvé le nid mais il ne doit pas être loin. Je suis entourée de forêts et apparemment le nid n’est pas chez moi. Sans mentir, j’ai bien dû en capturer entre 60 et 80 frelons. Ces attaques ont beaucoup stressées mes abeilles et les réserves pour l’hiver vont se faire ressentir même si j’ai nourri tous les soirs, après la chaleur, avec un sirop épais. Je croise les doigts !

  3. Laura dit :

    Bonjour M.Riondet,
    J’ai traité Varroa avec APIVAR, je voulais retirer mes lanières hier en ouvrant rapidement mes ruches. Sauf que sur l’une d’entre elle, j’ai été confrontée à des abeilles ultra agressives m’empêchant de retirer une des deux lanières. Je vais devoir y retourner…mais que me conseillez-vous pour intervenir? C’est l’une de mes plus grosses ruches, la plus lourde en pesée arrière. J’ai réussi à leur mettre un pain de candy mais est-ce que cela va suffire à les calmer…pas sûr.
    Est-ce qu’il faut envisager de changer la reine au printemps pour enrayer ce comportement? Si oui comment faudra-il procéder?
    Merci
    Cordialement
    Laura

    • Vous enlèverez l’Apivar début novembre, tant que le pillage reste possible il n’est pas urgent d’enlever les lanières.
      L’agressivité peut diminuer en des temps moins défavorables, la famine rend les colonies plus irritables.
      Changer de reine au printemps est une solution encore faut-il trouver des reines sélectionnées à ce moment là. On les aura élevées plutôt pour juin / juillet. Avant ce sont des importations ou elles ne seront pas beaucoup contrôlées.
      J Riondet

      • Laura dit :

        Merci pour cette réponse. Peut être qu’avec la pose du candy, ça va s’améliorer surtout qu’elles étaient « gentilles » cet été…à suivre.
        En effet pour les reines au printemps pas possible je ne travaille pas avec de l’import, j’attendrai juin comme vous me le conseillez si pas d’amélioration d’ici là.
        Merci
        Cordialement
        Laura

  4. Sébastien dit :

    Bonjour,
    Sans vouloir vous offenser, ne pensez-vous pas que le passage suivant mis dans les mains de nos détracteurs peut être une pièce à conviction, si nous comprenons de votre écrit que l’origine des pertes serait finalement liée à la pratique des apiculteurs ? : « La formation est devenue stratégique, car, pourquoi les apiculteurs bien formés qu’ils soient pros ou amateurs arrivent à des mortalités inférieures à 10% par an alors que dans les mêmes endroits d’autres dépassent les 50% ? ». Je pense que ce n’est pas ce que vous avez voulu dire, mais en ces temps difficiles,ne faut-il pas être vigilent.
    Sincères salutations

    • Vous avez raison, on peut interpréter de manière restrictive mon propos en pointant la cause des pertes hivernales sur la seule incompétence de nombreux apiculteurs.
      Les conditions environnementales ont profondément bouleversé nos savoirs et nos pratiques. Depuis varroa nous devons apprendre à le traiter et depuis les néonicotinoïdes et autres surabondances de pesticides nous devons apprendre à produire de l’abeille.
      C’est à ce prix et avec un coût élevé que l’on a de mortalités faibles.
      La DGAL devant la discordance sur les mortalités hivernales entre les résultats de l’enquête européenne EPILOBEE conduite sous la direction de l’ANSES et les affichages de nombreux syndicats apicoles départementaux a diligenté une étude sur les mortalités de la saison 2017 / 2018.
      On peut critiquer Epilobee puisque le facteur pesticide n’a pas été pris en compte, mais leur cartographie des mortalités en Europe est éclairante. La France se situe dans la fourchette de 10 à 20% de mortalité.
      Tapez sur un moteur de recherche « epilobee anses » et vous aurez l’étude sur les 31 000 ruches observées.

      Pour être crédible sur nos revendications il ne faut pas masquer le fait que l’insuffisance des connaissances apicoles et une catastrophe. Notre expérience au sein de notre groupement de 200 apiculteurs le GASAR : Groupement d’Action Sanitaire Apicole du Rhône (www.gasarhone.fr) est que si les adhérents appliquent notre protocole de conduite des colonies : Apivar dès le 15 juillet après la récolte nourrissement conséquent autant que de besoin jusqu’à l’automne puis au candi protéiné en janvier, traitement complémentaire en décembre sur les colonies fortes à l’acide oxalique, destruction de couvain de mâles en avril / mai… la survie est assurée. Avec cette pratique adaptée aux circonstances propre à chaque zone et à chaque année, nos mortalités sont nettement inférieures à 10% par an ce qui avant varroa et les pesticides new look était considéré comme normal.
      Notre expérience est éclairante car ne distribuant aucun médicament ni assurance, nos avons 200 adhérents sur le seul motif des actions d’information / formation que nous conduisons chaque mois, de la lettre d’info mensuelle, des accompagnements personnalisés que nous assurons, des news hebdomadaires que nous diffusons. C’est un énorme travail réalisé par des bénévoles non indemnisés mais qui nous semble payant.
      J RIONDET

  5. eric du rucher poete dit :

    bonsoir jean,
    mi octobre beaucoup de colonies n’ont plus de ponte et certaines déjà sans couvain, est ce critique pour le printemps ? savez vous à partir de quand naissent les abeilles d’hiver, et pratiquez vous la stimulation , surtout cette sèche année ?
    Merci

    • Tout dépend du volume des abeilles. Plus elles sont nombreuses plus elles ont de chances de survie. Il faut au moins 1,7 k d’abeilles. C’est un peu difficile à mesurer ! Je vous le concède.
      Bien traitées contre varroa et ne faisant plus de stocks, les dernières nées devraient tenir jusqu’en janvier mi janvier moment de reprise de la ponte de la reine dans la plus part des endroits. Apporter du candi si les réserve sont faibles et donner du candi protéiné en janvier.
      Pour ma part j’ai stimulé à défaut d’arriver à faire faire des stocks en pensant qu’il est plus facile de faire des abeilles maintenant qu’en janvier. En l’absence de stocks suffisants il faut apporter du candi pour éviter de stimuler à un moment où l’énergie des abeilles doit être conservée pour les moments les plus froids et pour la reprise de la ponte de la reine.
      J Riondet

  6. HERISSON PATRICE dit :

    Bonjour Jean,
    Après plusieurs mois d’harcèlement de mes ruches par le frelon asiatique ( 3 à 6 par ruches surtout en septembre et octobre), les colonies ont eu beaucoup de mal à sortir ( une cage ou muselière les protègent d’une attaque en règle).
    Que peut -on faire pour aider nos colonies à passer l’hiver si d’ailleurs une aide est possible ?
    Mon rucher est installé au Mans dans la Sarthe (72).

    • Un des problèmes que l’on a avec le frelon asiatique est qu’en dehors du suivi de l’expansion de cet insecte auquel on nous demande de participer en déclarant la découverte du frelon devant nos ruches il n’y a pas de la part des organismes sanitaires de propositions pour lutter contre le frelon. Sauf à chasser les nids que l’on ne trouve qu’à la chute des feuilles et encore faut-il déployer une énergie folle pour en trouver un. Mon expérience est que la découverte d’un nid est plus qu’aléatoire.
      La chasse aux nids me semble un pis aller.
      Les portières, les muselières, déplacer les ruches, pièges avec des appâts dits sélectifs (!) dont les frelons ressortent… piéger hors des ruchers… sans doute y aurait-il des expériences efficaces de collègues à diffuser pour validation.
      Mais nous sommes encore dans le brouillard.
      Le frelon attaque le plus souvent en fin de saison apicole lorsqu’il est au sommet de son développement et que les insectes commencent à se raréfier. C’est aussi le moment où les colonies se mettent en hivernage et les réserves tant en miel qu’en pollen sont déficientes.
      Il faut alors nourrir avec des sirop protéinés pour pousser la ponte de la reine et apporter des sirops pour faire des stocks.
      Cette année nous avons eu tant de sécheresse que le sirop apporté n’a servi qu’à la ponte et à nourrir les abeilles. Aussi depuis 15 jours je n’apporte que du candi, elles en mangent actuellement 1,5 k par mois. J’en mettrai jusqu’en mars. A partir de janvier je mettrai du candi protéiné à 4%.
      Cette manière d e faire nous donne entière satisfaction, avec des collègues on utilise depuis plusieurs années du Beefondant qui est un sucre micronisé pour les fondants de pâtisserie, saccharose très pur excellent pour les abeilles et de la levure de bière de Royal Care supplémentée en oligo éléments et en acides aminés selon les indications de chercheurs de l’INRA. Ce cocktail donne de très belles colonies.
      J Riondet

      • DUHAMEL dit :

        Je viens de vous lire, je vois que vous apportez du candi dans vos ruches, depuis 15 jours et ça jusqu’en Mars, il est vrai que nous sommes différents en région, habitant dans le 62 ( pas de calais ) mes 2 premières ruche et essaims date du 15 juin, mes 2 essaims se sont bien développés, j’ai nourri en septembre , en pesée arrière, je suis à ce jour à 42 kg pour Maya, et 38 kg pour Aubépine sur 8 cadres pour les 2 ruches

        En quoi consiste votre apport de candi depuis 15 jours et jusqu’en mars 2019 ? merci Jean pour votre réponse,

        Sylvain

        • Jean Riondet dit :

          Bonjour,
          Vos ruches sont blindées de miel, donc pas de nourriture à apporter jusqu’à la première ouverture en mars / avril.
          Chez nous la sécheresse a vidé les colonies. Les plus riches en miel en juillet sont désormais à sec, certaines sont mortes de faim chez qui n’a pas surveillé l’état des lieux.
          Les nucléis qui n’ont pas été nourris au candi mais au sirop ont tous été pillés et détruits.
          La diversité de régions rend les commentaires mensuels difficiles pour donner un point de vue général.
          J RIONDET

          • DUHAMEL dit :

            Merci pour vos réponses, oui d’une région à une autre beaucoup de choses peuvent changer !!

            Vous :
            Chez nous la sécheresse a vidé les colonies. Les plus riches en miel en juillet sont désormais à sec, certaines sont mortes de faim chez qui n’a pas surveillé l’état des lieux.
            Les nucléis qui n’ont pas été nourris au candi mais au sirop ont tous été pillés et détruits.
            La diversité de régions rend les commentaires mensuels difficiles pour donner un point de vue général.
            J RIONDET

  7. eric du rucher poete dit :

    bonsoir jean,
    1 nuc peut il hiverner dans une hausse ou faut il au moins 2 hausses ? et que pensez vous de l’utilisation des tiroirs à varroa car cette année j’ai envie de les laisser tout l’hiver , étant sur planchers grillagés …
    Merci

    Eric

    • Jean Riondet dit :

      Si la colonie occupe les 9 ou 10 cadres de la hausse oui c’est possible.
      Si non enlever tous les cadres vides, resserrer le couvain entre 2 partitions réfléchissantes, mettre sur la tête des cadres un pain de candi sans son enveloppe (il doit être très sec) couvrir avec une couverture de survie et une feuille de polyane épaisse, poser le couvre cadre nourrisseur à l’envers et l’isolant (polystyrène extrudé) puis le toit plat en tôle. Remettre un pain de candi tous les mois.
      Je conduis ainsi des nucléis faits de 2 cadres de corps Dadant couvain, pollen et miel entre 2 partitions et un pain de candi au sommet. En mars j’aurai une reine, des abeilles et du couvain pour remérer les clonies de production qui auront des reines âgées, des colonies devenues bourdonneuses, des colonies dont la reine ne démarre pas bien…
      J RIONDET

  8. DUHAMEL dit :

    Bonjour M.Riondet,

    Petite question sur la ventilation des ruches, je suis sur un plancher ( ruche Dadant 10 cadres ) complétement ventilé avec trappe à 2 positions, je laisse la trappe sur le premier étage afin de laisser passer de l’air, j’ai un nourrisseur bois avec trou candi et cheminée centrale comprenant 3 trous pour le passage des abeilles ( sirop )
    ,Que pensez vous de faire un trou à l’arrière du nourrisseur de 3 à 5 cm de diamètre ce qui ferait une ventilation basse et haute ( entre le fond anti varroa grillagé sur toute la surface et le nourrisseur )

    Bien cordialement,

    Sylvain,

  9. Jean Riondet dit :

    En principe votre ventilation est plus que suffisante.
    Il faut bien ventiler l’été avec les grosses chaleurs et bien isoler le toit, mais la fraîcheur revenant il n’y a plus de nécessité. les abeilles vivent au chaud avec un couvain à 34°c et une ruche à environ 24°c.
    Le plancher grillagé suffit à assainir la colonie de l’humidité qu’elle produit.
    Je ferai un papier prochainement sr la méthode de Marc Guillemain qui enferme ses colonies dans des ruche totalement isolées avec des matériaux réfléchissants n’ayant comme seule évacuation de l’humidité la porte d’entrée. Avec sa méthode je fais des nucléis de fécondation avec 1 cadre de couvain fermé + les abeilles qui sont dessus + 1 cadre miel + les abeilles qui sont dessus + les abeilles secouées d ‘un cadre de couvain ouvert.
    Ça marche à tous les coups.
    J RIONDET

    • DUHAMEL dit :

      Bien reçu votre réponse, je suis un jeune Berger, je fais très attention et lis beaucoup, j’ai en possession vos deux livres ( Installer un Premier Rucher et votre nouvelle édition , l’Apiculture mois par mois ) puis ( Comment débuter en apiculture ? , développer et maintenir des ruchers en apiculture naturelle, être performant en apiculture ) c’est important d’avoir des Apiculteurs comme vous passionnez tout en offrant votre expérience !!!!
      Ma devise  » Patience  » avec mes 2 ruches, j’observe, je note, j’essaie de comprendre Au trou de vol,
      Mon projet et d’arriver à 50 ruches d’ici 2 ans, 10 nouvelles ruches pour 2019
      Je suis Cour au Rucher école de ma région, j’ai une question sur l’essaimage Artificiel ( ce que je veux faire pour 2019 ) pour agrandir mon rucher, j’ai entendu dire qu’en faisant un essaim artificiel on risque d’avoir , que la reine se fasse féconder par d’autres Bourdons de rucher sur communes voisines ou autres, qu’en pensez-vous, surtout que je veux garder ma souche, merci pour votre réponse

      Sylvain

      • Jean Riondet dit :

        Vos sympathiques remarques à mon égard sont trop flatteuses. Je ne suis qu’un modeste apiculteur amateur.
        Le reines se font toujours féconder par des faux-bourdons venant d’autres ruchers. Cela évite de fait la consanguinité. Si la reine est fécondée par des faux-bourdons de la descendance de sa mère on observe du cannibalisme sur les larves nées de ces œufs.
        Pierre Jean-Prost a montré que des rassemblements de mâles existaient en certains endroits et que ceux ci pouvaient provenir 300 km.
        A partir d’avril, les mâles qui naissent peu à peu migrent vers d’autres lieux éloignés de plusieurs km en montant haut dans le ciel et se laissant porter par le vent. Etant acceptés dans toutes les ruches ils vont ainsi d’endroits en endroits et s’éloignent de plus en plus de leur lieu de naissance.
        Les reines ont un vol de fécondation qui ne dure que 6 minutes en moyenne. Elles sont donc fécondées en plein vol sur place.
        Vous ne pouvez pas conserver une lignée « pure » de ce fait. Seule l’insémination artificielle le permet. Très peu de personnes en font actuellement de manière professionnelle.
        J RIONDET

        • DUHAMEL dit :

          Les remerciements font partie de mes vraies valeurs et surtout le respect M.Riondet ou Jean si je peux me permettre, j’ai bien compris pour la fécondation de la reine.

          Comme je suis partis avec la Buckfast de ( Paul Jungels ) chez mon vice président Rucher école, si j’ai bien compris, je peux me retrouver avec une reine fécondée par un faux bourdon d’une autre  » race  » ??
          Ce n’est pas gênant en sachant que ma souche est la Buckfast ??

          Si c’est ainsi, nous n’avons plus la souche de départ ?? ou faut il introduire une reine avec son origine ??
          Merci

  10. Jean Riondet dit :

    On conserve une race pure si on ne la croise qu’avec des mâles de la même race. Et ceci se fait bien en insémination artificielle. En fécondation naturelle il faut se trouver dans des circonstances très particulières.
    Les descendances de votre Buck seront des bâtardes, mais en F1 (fille de 1ère génération) vu que le mâle n’apporte qu’un tiers des gènes les descendantes ressemblent fort à la mère c’est le plus souvent dès les F2 que ça commence à se gâter.
    Sure les essaims artificiels que vous ferez vous détruirez les reines qui ne vous conviennent pas, ainsi vous maintiendrez un cheptel qui correspondra à vos souhaits. Ce e seront pas des Buck pures mais est-ce si nécessaire du moment que vos bêtes vous conviennent ?
    J RIONDET

    • DUHAMEL dit :

      Bien compris votre message, nous avons tellement à apprendre dans ce joli monde des Abeilles, mais je crois que l’on apprend tous les jours !!!!
      Je me permettrai de revenir vers vous pour d’autres questions dans mon apprentissage avec mes Fifilles ( comme je peux les appeler :) ) Cela va vous paraître bizarre, mais je ressent beaucoup de choses auprès d’elles !!
      Merci pour ce jour avec vos belles et enrichissantes réponses !!!!

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