C’est le mois le plus court, mais le plus mauvais disait l’abbé Germain, chroniqueur mensuel de la revue Abeilles et fleurs dans les années 1980. C’est un mois à risque pour les colonies.
Bonne année à tous ! Et surtout pour ceux du bout du monde dans l’autre hémisphère. Le Nino ne vous met pas à la fête cette année. Et dans bien des pays proches l’année n’est pas à l’euphorie. Saleté d’époque, le moral est en berne en bien des endroits. Profitons de nos avettes et des contacts qu’elles nous permettent entre apiculteurs et passionnés de la nature pour nous refaire une santé mentale!
Après un mois de décembre très froid, la chaleur est revenue et les abeilles ont beaucoup consommé. Je mets du candi depuis début décembre, du candi protéiné avec de la levure de bière lyophilisée, environ 3% à peine du poids du candi lui même enrichi de 20% de miel. Les abeilles en raffolent, le couvain est reparti à toute vitesse. Les abeilles rentrent du pollen depuis le 10 janvier.
Le GDSA69 organise une session de formation sur les pathologies apicoles du 14 au 18 mars 2011. Cette formation validante est ouverte à tout apiculteur désireux de parfaire ses connaissances sur les pathologies et les soins à apporter aux colonies malades. Le cœur de la formation est de former des techniciens sanitaires apicoles. C’est une formation de haut niveau pour doter également les associations sanitaires apicoles et les GDS apicoles de collaborateurs compétents. La formation est assurée par la FNOSAD (fédération nationale des organisations sanitaires apicoles départementales).
Avec la fin de l’année 2010, celle qui vient nous intéresse. Le calendrier des travaux mois par mois est à élaborer en fonction des opportunités florales et climatiques locales.
Utilisant les possibilités offertes par le Code de la Santé publique, le GDSA69 a déposé un programme sanitaire d’élevage auprès de la DDPP (Direction Départementale de la Protection des Populations – ex DSV). Ce PSE a été autorisé par monsieur le Préfet de la Région Rhône Alpes et le GDSA69 a pris l’engagement d’organiser des actions d’informations sanitaires.
Le froid est là, dès octobre le temps fut rude l’été indien habituel n’a pas eu lieu, les colonies puissantes ont largement entamé leurs provisions. La surveillance doit être serrée. Le 13 novembre à Lyon les abeilles rentrent du pollen, signe que la ponte de la reine est encore d’actualité. Les traitements anti-varroa sont à maintenir.
L’humidité revient, après les sécheresses de l’été sa fin sera plus arrosée, les fleurs seront abondantes, les abeilles vont relancer la ponte de la reine.
Septembre est un mois important, car on dispose de suffisamment de temps pour achever les réserves des colonies, les traitements chimiques contre varroa sont à mettre en place sana tarder.
La chaleur est encore présente, la sécheresse aussi, le nourrissement se poursuivra. Les traitements sont aussi au rendez-vous.
Oui, juillet est le mois de la dernière récolte et de la préparation de l’hivernage. Contrairement aux idées reçues, l’hivernage c’est maintenant, pas en septembre! Bonnes vacances pour les juillettistes, mais sale temps pour les mouches.
Non, en réalité ce n’est pas aussi pire que cela. Restons dans les bonheurs négatifs pour reprendre l’expression du philosophe roumain Andei Pdesu, ce pourrait être pire ! Soyons vigilants car l’illusion est grande en de nombreux endroits, le va et vient incessant des abeilles et leur nombre laisse penser à une activité débordante. Les colonies ont beaucoup amassé et les hausses sont pleines, les corps aussi. Mais pour les ruchers sédentaires il n’est pas certain que les colonies trouveront encore dans leur environnement proche les fleurs, en quantité et qualité, permettant la tenue de la ponte de la reine.